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Bruit de bottes dans les casernes: Ce que préparent Morou et Wattao

Bruit de bottes dans les casernes: Ce que préparent Morou et Wattao

Réelle menace de guerre ou simple insubordination? Pourrait-on se demander. Appelé à d’autres fonctions dans l’administration militaire, Issiaka Ouattara, alias Wattao a clairement signifié à sa hiérarchie qu’il ne lâchera pas ce poste qu’il aurait qualifié de stratégique, selon un de ses proches.

Notre source indique par ailleurs que le refus de Wattao de partir du CCDO a été soutenu par un grand nombre d’anciens commandants de zone. Une position qui a fait reculer le ministre de tutelle, Hamed Bakayoko qui a décidé à son corps défendant de revenir sur sa décision le 4 juin dernier. Ainsi le commandant Grouman de la BAE devra attendre encore longtemps avant de prétendre intégrer l’armée spéciale du régime. Toutefois, il convient de se demander pourquoi Hamed Bakayoko a voulu muter le bras droit de Guillaume Soro et pourquoi celuici a refusé de se plier aux injonctions de sa hiérarchie. Des interrogations auxquelles il faudra apporter des éléments de réponse. Selon des spécialistes des questions militaires, l’insubordination n’a jamais été permise dans l’armée à moins que l’acte d’insubordination n’intervienne dans une situation de confusion.

Une thèse pour le moins plausible quand on s’en tient aux informations relatives à la décision d’un autre bras droit de Soro, lui aussi ancien com’zone, d’évacuer sa famille loin de la lagune Ebrié. Selon des sources bien introduites, Morou Ouattara craint des troubles à Abidjan et à l’intérieur du pays du fait des tractations qui se mèneraient pour le transfèrement de Wattao à la Haye. Des rumeurs qui, à l’évidence, ont fini par créer la peur dans les rangs des chefs de guerre qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire tout entière durant dix ans. Quant à Guillaume Soro, la sérénité apparente dont il fait montre lors de ses visites à l’extérieur de la Côte d’Ivoire n’est qu’une pâle copie d’un cœur troublé à cause justement des menaces de la CPI. En somme, doit-on craindre le pire. Attendons de voir.

Source: Le Quotidien d’Abidjan

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