Burkina Faso: Enfin Compaoré démissionne…. pour mieux jouer les premiers rôles!

Burkina Faso: Enfin Compaoré démissionne…. pour mieux jouer les premiers rôles!

Nous annoncions hier sur ce site qu’un coup d’état était en cours au Burkina Faso de Thomas Sankara. Nous avions également prédit sa fin victorieuse imminente.

Il s’est trouvé un groupe de “Saint Thomas” qui n’a pas manqué de nous moquer lorsque les choses tardaient à se dessiner. Nous avions décidé de ne pas répondre à ceux-là. Nous savions ce qui se passait. Eux pas. Alors!

C’est fait maintenant. Blaise Compaoré a accepté de démissionné de la présidence de la république du Burkina Faso. Il savait que les commandidaires du coup sont ceux qui lui avait expressement demandé de se retirer maintenant car l’Afrique n’aurait pas besoin d’hommes forts mais plutôt de régimes forts. Blaise voulait donc discuter avec eux des conditions de son retrait. Il n’a fait que protéger ses arrières avant de lâcher prise.

Les commanditaires du coup voulaient tout juste lui rappeler que ce sont eux qui ont toujours décidé pour lui. Leur objectif n’était donc nullement de le liquider. Il l’aurait fait si Blaise prenait les armes pour résister. Blaise est un “vieux renard”. Il connaît le jeu de la galerie. Il savait qu’il avait perdu d’avance. Il a donc tout fait pour se laver les amins par rapport au sang qui a coulé. Toutes ces morts resterons donc impunies.

D’ailleurs, il faut être dupe pour ne pas comprendre que les derniers évènements, qui ont poussés Blaise Compaoré vers la porte de sortie, ont surpris l’oppsition elle-même, y compris l’armée. La preuve, une confusion totale regne autour de la transition et de l’organe qui devra la diriger ou même autour de celui qui devra assurer les charges de premier responsable de la république après Blaise. Ce qui laisse aiéement comprendre que rien n’a été préparé.

Le chef d’état-major des armées, le général Honoré Nabéré Traoré, a déclaré qu’il dirigera la transition: «J’assumerai les responsabilités de chef de l’État», a-t-il affirmé. Mais sa personne ne semble pas faire l’unanimité.

Autre flou total, l’état-major de l’armée avait déclaré que qu’elle dirigerait une transition de 12 mois. Pendant ce temps Blaise Compaoré, avec l’assurance certainement de ses soutiens d’hier, a déjà fixé la date des prochaines élections dans le pays dans 60 à 90 ans comme le préconise la constitution burkinabé dans le cas où la situation s’apparentait à une vacance de pouvoir. A sa suite, le général Honoré Nabéré Traoré, ignorant ses déclarations de la nuit dernière, ajoutait que “des consultations” vont être organisées pour «permettre le retour à une vie constitutionnelle normale». S’agira-t-il d’organiser ces consultations dans les 60 à 90 jours indiqués par Blaise Compaoré? La-dessus le général Honoré Nabéré Traoré est resté évasif.

Comme quoi, Blaise Compaoré tient encore le bon bout. Il n’est pas fini comme on le croirait. Blaise a lutté jusqu’au bout pour faire passer la situation non pas pour un coup d’état contre son régime. Mais plutôt pour une vacance de pouvoir. Ce qui lui donne une plus grande marge de manœvre. Il va empoisonner la vie politique burkinabé au maximum afin d’imposer “son homme” de main.

 

REVIVEZ L’ÉVOLUTION DES ÉVÈNEMENTS D’HEURE EN HEURE

18h45 – L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) prend acte de la décision de Blaise Compaoré de démissionner. “Je salue la décision du Président Blaise Compaoré de démissionner de ses hautes fonctions et j’appelle à une transition rapide pour le retour à une vie constitutionnelle normale. J’exhorte les forces de défense et de sécurité à assurer, avec professionnalisme et rigueur, la sécurité des biens et des personnes”, a déclaré Abdou Diouf, qui déplore les violences qui ont causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Le Secrétaire général de la Francophonie”invite les acteurs burkinabè à engager dès maintenant des concertations en vue d’élaborer les modalités pratiques devant conduire à la tenue de l’élection présidentielle, dans les délais fixés par la Constitution.”

Abdou Diouf “convoquera, dans les plus brefs délais, la réunion d’un Comité ad hoc consultatif restreint sur la situation au Burkina Faso, conformément au chapitre V de la Déclaration de Bamako”, précise le communiqué.

17h33 – Dans une déclaration faite au nom des “forces vives de la Nation et des forces armées nationales”, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida annonce la suspension de la Constitution de 1991. Le colonel Zida, en compagnie du leader du collectif “Balai citoyen”, annonce également la mise en place prochaine d’un organe de transition, “en accord avec toutes les forces vives de la Nation, en vue d’organiser une transition encadrée pour un retour à une vie constitutionnelle normale”.

“La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées par l’organe de transition dans les plus bref délais”, précise-t-il. Le lieutenant-colonel Zida est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle.

16h25 – D’après un de ses proches, Gilbert Diendéré, le chef d’état major particulier de Blaise Compaoré, est toujours à Ouagadougou et a été en contact avec le général Honoré Traoré.

15h50 – Joint par Jeune Afrique, Zéphirin Diabré, le leader de l’opposition, se dit “satisfait et attend désormais que la transition se mette en place”. Interrogé sur la transition menée par le général Honoré Traoré, il affirme que “l’armée a pris ses responsabilités” et que les responsables de l’opposition et de la société civile “vont entamer des discussions avec les militaires”. Il estime également que le délai de 90 jours est “probablement un peu court”.

15h20 – Communiqué de l’Élysée après la démission de Blaise Compaoré : “La France salue la démission du Président de la République du Burkina Faso qui permet de trouver une issue à la crise.”

Burkina démission de Compaoré confusion autour de la transition Burkina Faso: Enfin Compaoré démissionne.... pour mieux jouer les premiers rôles!

15h15 – Des pillages sont signalés dans plusieurs quartiers de Ouagadougou.

15h05 – La décision de Honoré Nabéré Traoré ne fait pas l’unanimité. Des manifestants présents devant l’état-major des armées expriment leur mécontentement et appelle à la nomination du général Kouamé Lougué.

15h00 – Le chef d’état-major des armées, le général Honoré Nabéré Traoré, annonce qu’il dirigera la transition. “J’assumerai les responsabilités de chef de l’État”, déclare-t-il dans son allocution. Il ajoute que “des consultations” vont être organisées pour “permettre le retour à une vie constitutionnelle normale”. Il invite la population au calme et à la retenue.

14h25 – Un collaborateur de Blaise Compaoré joint par J.A affirme être dans une voiture avec l’ex-président. Selon lui, le convoi est en route pour la ville de Pô dans le sud du pays, à la frontière avec le Ghana.

14h15 – Scènes de liesse place de la Nation, après l’annonce de la démission de Blaise Compaoré.

14h10 – Dans un communiqué signé par la présidence, Blaise Compaoré annonce sa démission, la vacance du pouvoir, et l’organisation d’élections anticipées sous 60 à 90 jours.

14h00 – Le chef d’état-major des armées, le général Honoré Nabéré Traoré, s’est exprimé place de la Nation en compagnie de plusieurs généraux et des principaux leaders de l’opposition (notamment Zéphirin Diabré et Roch Marc Christian Kaboré). Il a déclaré que Blaise Compaoré avait signé de lui-même sa démission. “Le pouvoir appartient au peuple”, a-t-il déclaré.

13h51 – Selon l’AFP, un représentant de l’armée a annoncé aux manifestants que “Blaise Compaoré n’est plus au pouvoir”.

13h42 – Selon le correspondant de radio Omega à Bobo-Dioulasso, le palais de Justice de la deuxième ville du pays est en flammes après l’assaut de manifestants.

13h20 – Une conférence de presse va avoir lieu à l’État-major général des armées. Le général Honoré Traoré, chef d’État major général des armées, et les principaux leaders de l’opposition doivent s’exprimer.

12h28 – Selon un proche de Blaise Compaoré contacté par Jeune Afrique, une réunion entre le président et ses collaborateurs a actuellement lieu au palais de Kosyam. D’après notre source, la présidence se prépare à délivrer “un communiqué important à propos de la transition”.

12h08 – Une foule compacte est massée place de la Nation. Les principaux opposants – Zéphirin Diabré, Roch Marc Christian Kaboré… – et le général Kouamé Lougué sont presents.

12h00 – Les leaders de l’opposition arrivent place de la Nation. Des dizaines de milliers de manifestants y sont rassemblés.

11h50 – Plusieurs sources affirment que le général Kouamé Lougué doit prochainement s’exprimer place de la Nation.

le général Kouamé Lougué Burkina Faso: Enfin Compaoré démissionne.... pour mieux jouer les premiers rôles!

Le général Kouamé Lougué

11h30 – Des centaines de manifestants sont toujours massés devant le quartier général de l’État-major des armées.

11h15 – Voici le texte diffusé par les responsables de l’opposition au siège du CFOP.

10h50 – Dans un communiqué commun, l’opposition réclame le départ “sans conditions” de Blaise Compaoré et appelle à la mobilisation générale des Burkinabè. Elle demande notamment au peuple “d’occuper systématiquement toutes les places publiques”.

10h30 – Selon plusieurs témoins, des manifestants se dirigent aussi vers le quartier général de l’État-major des armées.

10h15 – Les leaders de l’opposition doivent tenir une conférence de presse commune au siège du chef de file de l’opposition politique (CFOP).

10h00 – Des centaines de manifestants convergent vers la place de la Nation, dans le centre-ville de la capitale.

 

Source: Eburnienews (avec Jeuneafrique)

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