Burkina Faso : grève des étudiants

Burkina Faso : grève des étudiants

L’Association des étudiants du Burkina a entamé, jeudi à Ouagadougou, une grève de 48 h pour exiger de meilleures conditions sociales.

L’université de Ouagadougou vit une ambiance particulière depuis jeudi, et il en sera ainsi sur les autres campus, pendant quarante huit heures. En effet, l’Association des étudiants du Burkina (ANEB), structure syndicale la plus réputée du campus, a appelé les étudiants à observer ce mouvement d’humeur pour réclamer de meilleures conditions d’études.

Au premier jour, les grévistes ont tenu un sit-in à la présidence de l’université, pour se faire entendre. «Nous exigeons la suspension du système Licence master doctorat (LMD) jusqu’à réunir les conditions nécessaires de son application. Nous exigeons aussi de meilleures conditions sociales à savoir les allocations au niveau de la restauration, au niveau de l’assistance santé,» a indiqué le président de la section ANEB/Ouaga, Yves Ramdé.

Il a également regretté le fait qu’« à l’heure actuelle, les étudiants n’arrivent pas prendre cours parce qu’il y a un manque criard d’enseignants, un manque criard de salles de cours ». Pour M. Ramdé, lui et ses camarades, n’avaient pas d’autre alternative, que de manifester, puisque que « les autorités font la sourde oreille. »

Mais ce n’est pas ce que pense l’administration. Le vice-président de l’Universite de Ouagadougou, Pr Nicolas Barro, a plutôt fait remarquer que les autorités prennent à bras-le-corps, les questions estudiantines. « Le gouvernement depuis trois années a fait un effort avec un recrutement de 100 enseignants par an pour toutes les universités. Il y a un certain nombre de constructions qui sont en train d’être faites. Il y a les deux pavillons de l’université de Ouagadougou qui sont finis et il y a deux bâtiments pédagogiques R+2 qui sont e ntrain d’être montés (…) », soutient l’universitaire.

Quid du système LMD ? « La question du LMD, c’est une question nationale. Tous les pays de l’UEMOA ont adopté ce système au niveau de l’enseignement supérieur. C’est un système d’enseignement supérieur au niveau mondial. Aujourd’hui, si nous le rejetons c’est se mettre en marge de la marche mondiale vers une évolution scientifique», explique le Pr Barro.

Patrick Demaison à Ouagadougou

Source: afriqueactualite.com

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