Burkina Faso: la grippe aviaire plombe l’économie

Burkina Faso: la grippe aviaire plombe l’économie

Depuis le début du mois d’avril, la grippe aviaire sévit dans le pays, avec des conséquences désastreuses pour les aviculteurs et l’économie.

Les aviculteurs et les autorités burkinabè renouent avec les mauvais souvenirs de la grippe aviaire, qui avait semé pertes et désolation en 2006. Après avoir constaté plusieurs cas de mortalité de volaille en février et mars, et le résultats de certaines analyses, les dirigeants sont devant une évidence : le retour de l’épizootie en terre burkinabè.

Ce qui les a contraints a déclaré officiellement son existence le 1 er avril . Et à ce jour,, 202 000 têtes de volaille ont été décimées dans 19 foyers d’épizootie, pour des pertes financières estimées à plus de 3 milliards de f CFA (Ndlr : plus de 4 millions d’Euros). Sans oublier l’arrêt des importations de la volaille par la Côte d’Ivoire, un gros client qui, selon les experts, rapporte environ 4 milliards de francs CFA par an à l’économie burkinabè.

L’influenza aviaire hautement pathogène à H5N1 met donc en difficulté l’économie burkinabè, déjà affaiblie par les conséquences de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre dernier.

« Ce sont près de 11,4 millions de têtes qui sont exposés au virus », explique le directeur général des services vétérinaires, Dr Lassina Ouattara. Et comme en 2006, les autorités ont du réagir rapidement par la mise en place d’un plan de riposte, impliquant comme à l’accoutumée des actions de sensibilisation, de surveillance et de mobilisation financière pour contrer la menace.

Les partenaires sollicités

Et sur ce dernier point, l’Etat burkinabè n’a pu mobiliser jusque-là, que 390 millions de francs CFA pour un plan de riposte budgétisé à 2,6 milliards CFA. Pour combler le gap financier, le gouvernement par la voie du ministre des Ressources animales, Jean-Paul Rouamba, a sollicité, cette semaine, un appui d’urgence des partenaires du pays. Ces derniers ont été manifestement sensibles à la situation, pourtant les éventuelles aides pourraient trainer un peu.

« Il ya toute une procédure avant de décider des allocations. Nous allons examiner les possibilités au niveau des sièges au regard des besoins qui sont exprimés (…) certainement que des réponses vont être apportées le plus tôt », a confié le coordonnateur des Nations-Unies au Burkina, Pascal Karoréro.

L’aide, tant attendue par les autorités, est précieuse pour lutter efficacement contre la grippe aviaire et dédommager les aviculteurs affectés.

Patrick Demaison à Ouagadougou

Source: Afrique Actualite

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