Burkina Faso: L’opposition, l’UA, l’ONU et la CEDEAO veulent une transition conduite par un civil

L’opposition politique a convoqué un meeting à la « Place de la Révolution » pour exiger que le lieutenant-colonel Isaac Zida remette la direction de la transition aux civils.

Les leaders de l’opposition se sont retirés pour mener des concertations. Saran Sérémé, membre de l’opposition, jointe au téléphone par Burkina24, estime qu’il faut que la transition soit gérée par les civils. Elle indique également que l’opposition est prête à aller voir le lieutenant-colone Zida, et dans tous les cas, attend qu’il réagisse.

Michel Norbert Tiendrebeogo, un autre leader de l’opposition, a indiqué qu’aucune personne n’a encore été désignée au sein de l’opposition pour diriger la transition, mais que cela se décidera à l’issue d’une concertation.

En attendant, les opposants ont instruit les manifestants de rester mobilisés à la « Place de la Révolution ».

Par Abdou ZOURE

Source: Burkina24

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L’Union africaine pour une « transition civile et consensuelle »

Le Présidente de la Commission de l’Union africaine, Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, a, dans un communiqué de presse, ce 1er novembre 2014, souhaité que la situation actuelle du Burkina Faso se dénoue à travers « une transition civile et consensuelle ».  Cela, non seulement parce que cette solution répondrait aux désirs du peuple burkinabè, mais aussi facilitera l’accompagnement de la communauté internationale. 

Elle est en effet convaincue  « qu’une transition civile et consensuelle répondrait non seulement aux aspirations légitimes du peuple du Burkina Faso au changement et à l’approfondissement de la démocratie, mais faciliterait également la mobilisation de l’appui international nécessaire pour permettre une sortie de crise réussie« .

La Présidente de la commission de l’UA a alors appelé les acteurs politiques et la société civile à convenir de façon consensuelle les modalités de la mise en oeuvre  « d’une transition civile et inclusive devant déboucher sur la tenue, aussi rapidement que possible, d’élections libres, régulières et transparentes« .

Elle en a appelé à la responsabilité des Forces armées nationales, qui doivent « se mettre à la disposition » des autorités civiles. Elle demande « aux responsables des Forces armées et de sécurité de s’abstenir de tous actes ou propos qui pourraient compliquer davantage la situation au Burkina Faso et affecter négativement la sécurité et la stabilité régionales« , peut-on lire dans le communiqué de presse.

Quant à la démission de Blaise  Compaoré, la Présidente de la commission en « a pris acte », soulignant que cela « crée l’espace politique nécessaire pour que toutes les parties prenantes puissent œuvrer ensemble à la recherche d’une solution durable à la crise que traverse le pays« .

Nkosazana Dlamini-Zuma a enfin assuré l’Etat burkinabè du soutien de l’Union africaine. A noter  qu’une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA aura lieu ce lundi 3 novembre 2014 et la situation au Burkina pourrait bien être l’un des principaux sujets.

Par Abdou ZOURE

Source: Burkina24

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L’ONU, L’UA et la CEDEAO veulent une transition conduite par un civil

Les organisations internationales et sous régionales tiennent à une transition conforme à l’ordre constitutionnel et aux normes sous régionales. Une mission conjointe de la CEDEAO et l’Union africaine, et des Nations Unies séjournait à Ouagadougou et s’est exprimée ce dimanche matin clairement pour une transition conduite par un civil.

L’Union Africaine, la CEDEAO et l’ONU se sont prononcées en faveur d’une transition gérée par un civil, et travaillent à cela. Une mission conjointe des trois organisations était à Ouagadougou depuis le 31 octobre, un séjour au cours duquel des échanges ont eu lieu avec les différentes parties prenantes, sur la situation actuelle.

« Malgré la situation particulière à laquelle le pays est confronté aujourd’hui, la mission a demandé à ses interlocuteurs nationaux et surtout la hiérarchie militaire de faire en sorte que les institutions de transition soient conformes aux normes constitutionnelles » a indiqué Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

Éviter au Burkina des sanctions

Les trois organisations sont prêtes à travailler avec toutes les parties prenantes pour le retour à l’ordre constitutionnel, et ne souhaitent pas en arriver à des sanctions. S’ils n’ont pas donné de délai pour le retour à l’ordre constitutionnel, les représentants des trois organisations ont estimé qu’il faut éviter un vide pour un long temps.

Selon le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, les militaires que la mission a rencontrés, ont assuré qu’ils vont coopérer avec les organisations internationales et sous régionales, pour trouver une approche idéale pour cette transition.

La déclaration de ces organisations internationales et sous régionales intervient au moment même où la nature de la transition et les hommes qui doivent la conduire divisent plus que jamais au Burkina. Alors que l’armée s’est accordée sur le Lieutenant-Colonel Isaac Zida, l’opposition et la société civile est de nouveau dans la rue ce dimanche pour contester une transition par des militaires.

Source: Burkina24 

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