Burkina Faso: Traversée du désert pour les proches de Blaise Compaoré

Burkina Faso: Traversée du désert pour les proches de Blaise Compaoré

Des proches de l’ancien président Compaoré ont été arrêtés. Ces interpellations coïncident avec l’adoption du projet de loi les excluant de toute élection.

Le sort s’acharne sur les anciens dignitaires du régime déchu du président Blaise Compaoré, soupçonnés de vouloir saborder la Transition politique. En effet, ces dernières, plusieurs d’entre eux ont été mis aux arrêts, pour diverses infractions. Huit proches de l’ancien président, plus ou moins influents, ont d’abord été interpellés, d’autres ont suivi.

Il s’agit des anciens ministres des Mines, Salik Kaboré, des Infrastructures, Jean-Bertin Ouédraogo et de l’Administration territoriale, Dr Jérôme Bougouma, des ex-maires de Bobo-Dioulasso, Salia Sanou, de Boulmiougou, Joahnny Ouédraogo, de Tanghin Dassouri, Adama Zongo, de l’arrondissement 5 de la ville de Sya, et du député Rasmané Ouédraogo.

Les ex-ministres cités sont essentiellement accusés de malversations financières et de surfacturations. Quant aux maires, des malversations dans des opérations de lotissements leur sont reprochées. Le seul député de cette première vague, par ailleurs président du parti, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) est accusé d’activités politiques illégales et d’incitation à des troubles à l’ordre public. Tous devront être traduits en justice incessamment.

Inéligibilité aux prochaines élections

D’autres interpellations ont suivi depuis, comme l’avait indiqué le commissaire de la police judiciaire, Bonswendé Sankara à la presse. Mercredi, ce fut autour de l’ancien bourgmestre de Konsa et fils d’un richissime homme d’affaires, Karim Barro et de l’ex-parlementaire Assita Ouattara de tomber dans les filets de la police.

Traversée du désert pour les proches de Blaise Compaoré Burkina Faso: Traversée du désert pour les proches de Blaise Compaoré

Ce jeudi, un autre maire, en l’occurrence celui de Sighnoguin, Pascal Ouédraogo a été aussi arrêté. Si les édiles sont mis en cause pour des faits de malversations dans des opérations de lotissement, les griefs pesant sur la députée Assita Ouattara restent inconnus. Dans la foulée, on a appris l’audition de l’ancien premier ministre, Paramanga Ernest Yonli, qui n’a pas été gardé à vue.

Par ailleurs, les proches de Blaise Compaoré, qui ont soutenu la modification de la Constitution en faveur de sa réélection, ont été exclus des futures élections par le nouveau Code électoral. Du moins, pour une période de cinq ans. Adopté, mardi, sous haute sécurité, le nouveau code électoral stipule par exemple : « Toutes les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel qui porte atteinte au principe de l’alternance démocratique, notamment au principe de la limitation du nombre de mandat présidentiel ayant conduit à une insurrection ou à tout autre forme de soulèvement ».

Et comme il fallait s’y attendre, les principaux concernés ont fustigé en des formules différentes cette disposition du nouveau code électoral, jugée « antidémocratique ».

Source: afriqueactualite

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