BYE BYE OBAMA !

BYE BYE OBAMA !

Mister president OBAMA, bonjour ! Après huit ans de présidence à la tête des Etats-Unis, vous allez quitter le pouvoir. Le collectif des victimes de Duékoué voudrait saluer votre départ et vous dire merci, grand merci pour les larmes de sang, les traumatismes et les souffrances que vous avez contribué à infliger au peuple souverain de Côte d’Ivoire.

Dans une situation où beaucoup de décideurs politiques ont été menés en bateau, comme de pauvres pantins, nous ne vous en voulons pas, nous n’en voulons pas non plus à votre sulfureux ambassadeur Philip CARTER III, cet autre imposteur-né. Seulement, nous voudrions ici rappeler et souligner l’infidélité dont vous avez fait montre en des pays de votre continent d’origine, entamant ainsi votre propre crédibilité de leader ou de dirigeant, dans la mesure où vous n’avez jamais démontré à nos yeux ou dans notre vécu la constance qui caractérise tout grand leader ou dirigeant.

Bien cher président OBAMA, avec respect, nous voudrions rappeler à vous et à tous ceux qui liront ces lignes que concernant votre continent d’origine, le fossé a été abyssal entre votre discours et vos pratiques, le jour et la nuit, quoi… Tenez, quand vous vous rendez au Ghana pour déclarer que notre continent à nous tous, l’Afrique, n’a besoin que d’institutions fortes et non d’hommes forts mais qu’une ou deux années plus tard, vous contribuez à nier et à piétiner les institutions en Côte d’Ivoire, à soutenir une rébellion sauvage et cruelle dont les ‘’exploits’’ passés et actuels déculottent en ce moment la France et l’O.N.U. à la Cour Pénale internationale ainsi qu’au palais de justice d’Abidjan où GBAGBO et son épouse comparaissent, quand vous parrainez sans sourciller en Mars 2011, avec une arrogante condescendance(*) une guerre contre le peuple de Côte d’Ivoire et sa volonté de démocratie, ça veut dire quoi, monsieur le gentleman-président ? Quand vous ne vous arrêtez pas à cette frasque monumentale, vous qui êtes d’ici, c’est-à-dire vous, un Africain, et que vous osez intimer l’ordre aux gouvernants africains d’opter pour l’homosexualité, ça veut dire quoi ? Au point de vous faire apostropher par le vieux MUGABE qui vous a publiquement exigé d’être son premier cobaye pour cette abominable pratique sexuelle à laquelle même les animaux, les bêtes sauvages et domestiques, ces acteurs passifs ou neutres de toute civilisation supposée, ne s’adonnent pas ?

En toute sincérité, monsieur le président OBAMA, bien d’Africains naïfs s’étaient réjoui à la folie en 2008, quand vous êtes devenu le président des Etats-Unis, comme si vous aviez été élu pour eux, comme si tous les Noirs aux Etats-Unis étaient délivrés et sauvés de la pauvreté, de la misère et du racisme, comme si vous n’étiez pas qu’un pauvre et simple instrument du jeu des impérialistes. En effet, des impérialistes qui, en grands illusionnistes, n’ont envoyé qu’un symbole (celui de votre élection), à la face du monde, c’est tout. Des benêts ou des grands rêveurs ont vu en vous l’homme providentiel, le ‘’messie’’ qui allait sauver l’Afrique de ses déboires comme si les Etats-Unis étaient un total paradis terrestre, où avait pris fin toute calamité ! Voici que sur le tard, ces ‘’embarqués mentaux’’ désormais ahuris et déçus, résument votre avènement en un cauchemar qu’ils ne se souhaitent plus vivre !

Mister president OBAMA, en tout et pour tout, les veuves, les orphelins, bref, le collectif des victimes de Duékoué vous souhaite bon vent pour les innombrables massacres que vous avez cautionné en Côte d’Ivoire dès 2011 et les années qui ont suivi, jusqu’à ce jour. Merci, président OBAMA, d’avoir grandement œuvré à dévoiler à tous ces Ivoiriens et Africains incrédules, toute la laideur de l’impérialisme occidental. Les larmes de sang que vous nous avez infligées, ces larmes, monsieur le président et racé gentleman, ces larmes ne nous feront pas vous dire ‘’shame on you !’’  mais plutôt : ‘’bye, bye, OBAMA’’ ! Et ce sera mieux ainsi, convaincus que nous sommes qu’il y a une personne toute puissante et invincible qui mène notre combat contre tous les insoumis à l’amour du prochain. Enfin, puisse Dieu susciter, monsieur le président-gentleman, une âme charitable pour traduire ces mots en anglais sur la toile internet.

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 27 Novembre 2016.

(*) : Quand Hillary CLINTON en 2011, proposait à Laurent GBAGBO, l’élu du peuple ivoirien, un poste d’enseignant dans une université américaine, l’exil donc, avec une cinquantaine de ses proches !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

CLOSE
CLOSE