Cache d’armes: Cissé Sindou, proche de Soro porte plainte contre l’armée

Cache d’armes: Cissé Sindou, proche de Soro porte plainte contre l’armée

Cissé Sindou, le président du Conseil régional du Folon dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire a porté plainte en fin de semaine dernière suite à la perquisition de ses bureaux et domiciles ont fait l’objet, a appris Politikafrique.info.

Joint par la rédaction, Cissé Sindou a indiqué que l’action qu’il porte devant les autorités répond uniquement au souci de faire éclater la vérité sur les raisons réelles de l’opération menée contre lui. « Si cela ne tenait qu’à moi seul, il n’y aurait pas de plainte. Mais je me rends compte qu’au cours de ces perquisitions, les hommes en armes sont venus terroriser la population. Par ailleurs, il y a le siège du Conseil régional qui a été fouillé alors que c’est un organe de développement bien connu de tous, et dont les responsables notamment le président nécessite que des normes soient remplies pour de telles actions », fait-il savoir d’entrée.

Du 12 au 16 mai dernier, la Côte d’Ivoire était plongée dans une mutinerie de militaires insurgés de l’armée ivoirienne. Cette même période a vu la découverte d’une présumée cache d’armes à Bouaké au domicile de Koné Kamaraté Souleymane dit Soul to Soul, un proche de Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale. C’est également dans cette même période,  que des domiciles de Cissé Sindou lui aussi un proche de Guillaume Soro ainsi que le siège du Conseil régional dans la région du Folon, ont été perquisitionnés au motif de recherches de cache d’armes.

« Ils sont arrivés et ont kidnappé le gardien du siège du Conseil régional. Je crois que c’est quand ils n’ont rien trouvé, qu’ils se sont dirigés à mon domicile au chef-lieu de région. Ensuite ils sont allés dans mon village natal. Là aussi, pendant près d’une heure de temps, ils ont terrorisé la population qui, à la vue des armes lourdes s’est enfuie en brousse. C’est tout cela qui m’a intrigué. C’est aussi pour ces populations troublées dans leur quiétude que je mène cette action », explique Cissé Sindou à Politikafrique.info.

Si le président du Conseil régional du Folon ne fait pas de son action une affaire personnelle, il dénonce la procédure suivie. « Nous savons tous en Côte d’Ivoire, qu’une perquisition se fait par la police judiciaire ou par la gendarmerie. Et elle ne se fait pas avec des armes lourdes pour faire fuir tout le monde de la ville avant l’opération. On ne vient pas tirer pour faire peur à tout le monde. Car tout le monde avait fui dans cette localité, y compris le préfet », soutient-il, avant de souhaiter que cela ne se reproduise plus.

Richard Yasseu

Source : Politikafrique.info

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

CLOSE
CLOSE