Cameroon-Election: Kamto, Mammouth politique rempli d’air

Cameroon-Election: Kamto, Mammouth politique rempli d’air

Le Cameroun pourrait entrer dans la tourmente. Ceci à cause d’un juriste hors-la-loi. Un imbu de sa personne dont l’ergot a été sur-dimensionnellement ‘gonflé’ par ses aboyeurs. Maurice Kamto, président du MRC-Mouvement pour la Renaissance du Cameroun-, s’est autoproclamé le 8 Octobre 2018, au cours d’un point de presse, vainqueur de l’élection présidentielle de la veille. Puis convié le président Paul Biya à assurer une ‘transition pacifique du pouvoir.’

Un fantasme! Un appel à l’insurrection. A la déstabilisation du Cameroun. Une suite logique de la réunion secrète tenue à l’Ambassade des Etats Unis avant la présidentielle sous l’égide du maître des lieux. Au nombre de ses convives de malheur, Maurice Kamto et Akere Muna,…surtout. Rencontre au cours de laquelle, un seul sujet avait été débattu. Renverser le président Biya par tous les moyens—légaux et illégaux.

Race politique de Kamto

Ce schéma n’est pas nouveau. Certains comme Maurice Kamto ont été coptés sous d’autres cieux. Raila Odinga—Kenya. Alassane Ouattara—Burkina/Côte d’Ivoire(?). Morgan Tsvangirai—Zimbabwe. Jean Ping—Gabon… Tous ces pions des impérialistes se sont auto-proclamés à un moment donné de l’histoire de leur pays ou du pays qu’ils ont usurpé, président de la République. Ceci après les scrutins présidentiels. Le 2 Septembre 2016, Jean Ping, adversaire du président Ali Bongo à la présidentielle Gabonaise, s’auto-proclamait président de la République lors d’une conférence de presse tenue à son domicile de Libreville. Il affirmait péremptoirement, ‘Le monde entier sait qui est le président de la République: c’est moi, Jean Ping,’

Le feu allumé, il entonne un autre refrain. ‘En tant que président élu, je suis naturellement très préoccupé par la situation de notre pays qui évolue vers un chaos généralisé. Aussi j’en appelle à la responsabilité des uns et des autres, afin que le pays retrouve le chemin de l’apaisement.’ Propos tenus le 31 Août après la victoire annoncée du président Ali Bongo. Un rétropédalage qui ne calme ni la flamme, ni ne lui donne le statut tant recherché—celui du président de la République.

En Janvier 2018, Raila Odinga, qui fut avec Ping les artificiers de la crise Ivoirienne, s’auto-proclame président du Kenya. Prestant serment le 30 Janvier après Uhuru Kenyatta déclaré vainqueur par les institutions de son pays.

Morgan Tsvangirai, président du MDC-Mouvement pour un Changement Démocratique-, le plus grand adversaire politique du president Robert Mugabe avait très souvent contesté les élections présidentielles dans son pays. Né le 10 Mars 1952 à Gutu et mort le 14 Février 2018 à Johannesburg, son successeur Nelson Chamisa ne déroge pas à la règle. lors de la présidentielle du 30 Juillet 2018 remporté par Emmerson Mnangagwa dès le premier tour avec 50,8% des voix contre 44,3, Il crie à la fraude. ‘Les résultats sont faux, nous allons dénoncer l’ensemble du processus’ devant un tribunal, avait déclaré Morgan Komichi, porte-parole de Nelson Chamisa.

Occuper l’espace de communication

Aussi provocatrice soit-elle, l’auto-proclamation de Kamto comme président de la République, pourrait revêtir plusieurs enjeux—Déstabilisateur et insurrectionnel, dont l’objectif est la recolonisation du Cameroun. Mais avant tout ces enjeux, le plus subtile permet à Maurice Kamto d’occuper l’espace médiatique. Depuis cette sortie de route contrôlée depuis l’occident par ses soutiens, on ne parle que de ça sur les media, dans les chapelles politiques, et dans les chaumières. Devant cette campagne médiatique assaisonnée de commérages, le silence de Paul Biya est le traitement qui tue les opposants, les forces exogènes à la manœuvre. Le calme des autorités, imperturbable face au lynchage des media financés par les blancs de Kamto, est encore plus que ennuyeux pour ces va-t-en guerre qui cherchaient une étincelle pour embraser le pays.

Si la rue n’a pas été enflammée, les media par contre ont été dopés au lendemain de cette folie politique de Maurice Kamto. ‘J’ai marqué le pénalty’ est le titre à la Une du Le Jour qui gonfle cette élucubration comme un message venant d’un messie—envoyé du peuple. ‘Essingan’ ne manie pas le bâton de la politique démagogique de Kamto. Droit au but, il titre ‘Coup d’État constitutionnel de Kamto,’ Cet ‘ancien membre du gouvernement est agrégé des facultés de droit, enseignant de sciences juridiques et politiques dans les universités camerounaises et étrangères. Il jouit à ce titre de la présomption de maîtrise des questions électorales et surtout du Code électoral qu’il a choisi délibérément de violer.’ Instruit InfoMatin, qui croit que l’attitude de Kamto est non seulement ‘illégale, mais provocatrice.’ Puis qu’en s’auto-proclamant vainqueur, moins de 24 heures après la tenue du scrutin, ‘l’ex-ministre délégué auprès du ministre de la Justice a violé de manière flagrante la loi électorale en vigueur au Cameroun.’

Il est aussi tenu pour responsable violation de la loi électorale par The Guardian Post, qui constate que ‘Maurice Kamto défie le Code électoral et s’autoproclame vainqueur de la présidentielle.’ Pour Mutations, ‘la saison des longs couteaux’ s’ouvre pour le Cameroun. Ce quotidien soutien à Alassane Ouattara, qui a ouvert ses colonnes à Mamadou Koulibaly pour avouer dans un mensonge éhonté que Laurent Gbagbo avait perdu les élections, s’est enfermé dans un silence opaque maintenant que Bensouda a plus que besoin d’eux. En empruntant l’expression de ‘la saison des longs couteaux,’ Mutation emboîte le pas aux militants et journaux du RDR de Ouattara qui n’avaient que ces mots pour justifier leurs crimes à venir. Crimes qu’ils ont servi à la mesure de leur haine partout au Sud de la Côte d’Ivoire, dans la région de l’Ouest, à Duékoué et Nahibli.

A ceux qui au Cameroun ont les mêmes intentions, L’Epervier, avertit. ‘Pas de manipulation, les Camerounais veulent vivre en paix! Comment peut-on vouloir diriger un Etat dont on bafoue les institutions? Seul le Conseil constitutionnel a qualité pour proclamer le nom du vainqueur de l’élection présidentielle.’ Cette mise en garde de l’Epervier s’adresse aussi a Maurice Kamto, ‘perdu et dépassé,’ qui voudrait ‘mettre le Cameroun à feu et à sang.’

Les Camerounais dans leur ensemble—citoyens lambda, autorités coutumières et religieuses, politiques, et même certains candidats au scrutin présidentiel, ont condamné ‘cette manœuvre de provocation, qui se place délibérément en marge de la loi.’ Cameroon Tribune qui fait cette analyse, écrit à sa Une, ‘Maurice Kamto autoproclamé vainqueur: la classe politique sort le carton rouge.’ Ce titre résume le sentiment général des Camerounais.

Rester et demeurer éveiller pour la paix

En attendant la sérénité n’est pas de mise. Bien que le recensement général des votes soit clos le Samedi 13, la copie de la Commission rendu au Conseil Constitutionnel pour les contentieux post-électoral qui s’est ouvert le 16, et qui s’en suivra de la proclamation des résultats, le virus de l’auto-proclamation de Kamto continue à faire des vagues.

L’Indépendant du 15 Octobre pense que ‘les masques tombent pour les incitateurs au soulèvement populaire.’ Puis s’interroge. ‘Parviendront-ils à imposer la terreur à tout un peuple qui aspire vivre dans la paix? En attendant la proclamation officielle des résultats dans le respect de la légalité par le Conseil Constitutionnel, le bon sens s’inscrit en faux à la déstabilisation des institutions.’ Ce même jour, plusieurs quotidiens, dont l’Indépendant, Génération Libre, Le Soir, l’Epervier, annonçaient la condamnation par le ‘G 20 de l’imposture des prétendus vainqueurs.’ Pendant que d’autres appelaient la population à ne pas céder aux provocation du MRC, The Guardian Post, écrivait comment ‘UDP chairman tackles Kamto over election victory claims.’

Si les voix autorisées et les media patriotes invitent la population à la vigilance, c’est parce que Kamto n’a pas cédé à cambrioler un trône qui ne lui ait pas destiné. Du moins pour le moment.

Kamto et Ouattara, patates du même sillon

Les véritables clowns dans ces affaires d’auto-proclamation ce sont Alassane Ouattara et Maurice Kamto. En 2010, lors de la campagne électorale en Côte d’Ivoire, la violence incarnée les partisans de Ouattara. Violents sur le terrains. Violents sur les réseaux sociaux. Violents dans les journaux. La violence était leur seule recette. Leur seul programme de gouvernement. Kamto et sa cellule de campagne ont appris et retenu la leçon. Comme Ouattara qui avait annoncé lors de son dernier meeting qu’il mettrait la Côte d’Ivoire à feu et à sang s’il n’était pas déclaré élu, l’équipe de Kamto a répété le même refrain.

Erick Kingué, Directeur de Campagne de Kamto au cours d’un point de presse, Vendredi 5 Octobre à Yaoundé, appelait à résister ‘de la manière la plus farouche’ aux présumées fraudes organisées par Elections Cameroon. Annonçant par ce biais, que ‘Maurice Kamto a déjà gagné l’élection présidentielle.’ Poursuivant dans sa diarrhée verbale, Kingué déclara que ‘le MRC ne se laissera pas voler sa victoire.’

Comment comprendre que trois jours avant l’élection présidentielle, ‘le candidat Kamto soit convaincu de sa victoire. Et prêt au prix du sang s’il le faut à se battre pour la protéger(?).’ On pourrait bien se poser une question. Qui a appris au MRC que la politique se lit dans les astres ou dans une boule de cristal? Quel sacrifice humain ont-ils fait pour être si sûr de leur victoire? Les Ouattara ont bu du sang humain en Côte d’Ivoire mais ils ont perdu les élections

S’autoproclame vainqueur? Où est la décence et le respect des normes juridiques? On pourrait conclure aisément que Kamto posait les jalons de la déstabilisation du Cameroun. Une action dévastatrice dont il ne serait que le suppôt des manipulateurs d’officine dont l’objet est de mettre le Cameroun à feu et à sang. Le piller pendant que les populations s’entretuent. Scenario réussi en RDC, en Centrafrique, en Libye, ou en Côte d’Ivoire.

Terrorisme intellectuel décapité

Le vent a été vendu à Kamto. Tout naïvement, il a cru le saisir. Le fétichisme des diplômes et la propagande des titres professionnels, sont un aspect de ce vent que la diplomatie occidentale a l’habitude de mettre à disposition des Africains peu avertis pour créer les contestations, la chienlit, et l’embrasement.

Ce culte des titres avait été mis sur les étalages politiques en Côte d’Ivoire. Ouattara était alors présenté comme le seigneur des économistes. L’homme par qui la Côte d’Ivoire allait sortir de la pauvreté et entraîner le développement des pays Ouest-Africains. Malheureusement, Ouattara a fait de la Côte d’Ivoire un cimetière humain et économique.

Cette rhétorique avait été celle mise sur le marché électoral pour tenter d’imposer Jean Ping aux Gabonais. De nombreux titres ont fait la campagne Gabonaise de Ping. Diplomate hors-pair. Ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie de la République Gabonaise, puis président de l’Assemblée générale des Nations Unies, et président de la Commission de l’Union Africaine. Tous les jours, au lieu de vendre aux Gabonais un programme de gouvernement convainquant, les media de ses parrains leur servaient le mirage Ping.

Mais ces esclaves ne sont rien sans la communication de leurs maîtres. Maurice Kamto l’a prouvé. Sans argument politique pour affronter contradictoirement le politologue Mathias Eric Owona Nguini et l’ingénieur statisticien Dieudonné Essomba sur Vision 4 Tv, il avait simplement fui le débat. S’offrant une porte honteuse de sortie, il estima que cette chaine de télévision ‘a des accents génocidaires.’ Bonne pirouette que le journaliste Ernest Obama ne laisse pas passer. Le reprenant, il le renvoya aux définitions élémentaires de son cours de droit. ‘Ce n’est pas la première fois qu’une telle accusation est portée contre Vision 4. Je ne sais pas quel contenu le juriste Maurice Kamto met dans génocidaire. J’ai l’impression que M. Kamto est allé dans toutes les chaînes où l’opinion, ou tout au moins la ligne éditoriale, lui était favorable.’ Avec des mots simples, il dévoile le sentiment dictatorial de Kamto. ‘Si c’est M. Kamto qui était à la place de M. Biya, avec toutes les insultes qui lui sont adressées chaque jour, sûrement toutes les chaînes de télévision au Cameroun seraient fermées. Je présume que la censure serait instaurée, je présume que plusieurs journalistes Camerounais seraient en prison parce qu’ils ne partagent pas l’avis de Maurice Kamto.’ Bon présage puisque Kamto serait en voie de porter plainte contre tous ceux qui ne regardent pas dans la même direction que lui. Surtout qui ne répètent pas ses hallucinations.

C’est au nom de cette propagande des titres et diplômes que beaucoup voudraient ou sont en train de protéger les dérives du président du MRC. Petite raison? Il serait le plus grand juriste que le monde n’a jamais produit. Ce Ouattara version Droit. Ce Ping version diplomatie juridique. Ce prêtre de la connaissance(?) serait infaillible. Alors, ce qu’il dit est biblique. On entend cela de façon récurrente et violente de ses partisans.

Une élection n’annule pas la loi

Ceux comme Kamto qui se fondent sur des déclarations intempestives après un scrutin, ignore peut-être que le fait qu’il y ait élection n’annule pas la loi. Par conséquent, ‘une auto-proclamation même si elle est considérée comme un acte politique est encadrée par la loi. D’autant plus qu’il y a un code qui prévoit un ensemble de procédures et des institutions qui sont compétentes pour tel ou tel aspect du processus électoral et qui définit au niveau des normes ce qu’on doit faire.’ Dit en substance le Pr. Owona Nguini. ‘Or du point de vue des textes, ce n’est pas un candidat qui se désigne comme élu. Il y a toute une procédure qui contient des étapes relatives au dénombrement, au dépouillement, à la validation, et à la vérification des votes, puis évidemment le contentieux. C’est à l’issue de cette procédure qu’un organe qui s’appelle le Conseil Constitutionnel, proclame les résultats officiels de l’élection présidentielle. Il s’agit donc là de quelque chose qui relève de l’usurpation. Il s’explique. Kamto s’est prévalu d’une qualité qu’il n’avait pas.’ Cette qualité, ‘il y a des instances institutionnelles qui sont prévues pour le faire.’

En d’autres termes, la loi électorale fait partie de l’arsenal juridique du pays et en rapport avec sa Constitution. L’auto-proclamation de Kamto est contre ce postulat. Il est donc auteur d’un coup d’Etat institutionnel. Un acte qui vise à fractionner la cohésion nationale et illégitimer l’Exécutif. Une démarche anticonstitutionnelle puisque le Chef de l’Etat reste le garant de la souveraineté institutionnelle et populaire conformément à la Constitution jusqu’à la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

Mammouth politique rempli d’air

Dans l’histoire de ceux qui se sont auto-proclamés élus, deux cas sont fragrants et honteux. Le cas Kamto et celui de Ouattara. Le second s’était auto-proclamé président en dehors de tout cadre légal, dans une chambre de passe. Le même endroit lui avait servi pour prester serment avant le grand show de Nicolas Sarkozy le 21 Mai 2011.

Kamto en manque d’imagination? Pas si sûr. Ses parrains lui auraient recommandé de prendre de cours Elecam. Institution de collecte des procès-verbaux, de leur traitement, et du transfert des résultats au Conseil Constitutionnel qui procède au contrôle et proclame les résultats.

Aventure sans lendemain. Puisque, plus mature que les Ivoiriens, Centrafricains, Togolais, Syriens, les Camerounais ne sont pas descendus dans la rue. Etouffant ainsi dans l’œuf l’agression préméditée du Cameroun, confiée à Kamto et le MRC par les forces impérialistes.

Que ce soit Raila Odinga, Morgan Tsvangirai, Nelson Chamisa, ou Jean Ping, ils avaient au moins eu l’honnêteté citoyenne d’attendre que les institutions habilitées à dire les résultats le fassent pour qu’ils les contestent. Kamto c’est tout à fait le contraire. Il s’est auto-proclamé président élu moins de 24h après la tenue du scrutin. Il est improbable qu’en si peu de temps, il ait reçu et compilé tous les procès-verbaux des 24,988 bureaux de vote implantés sur l’ensemble du territoire national et 66 autres disséminés à l’étranger. Et si cela avait été fait, Kamto, son équipe, et tous ces vautours de juristes qui tournent autour de lui, n’ont pas précisé le nombre exact de procès-verbaux qu’ils ont traités.

Elimbi Lobe, homme politique Camerounais et analyste électoral, sur le plateau de Afrique Media Tv disait qu’‘en 2011 le SDF qui disait avoir gagné l’élection présidentielle, n’avait que 11,952 procès-verbaux sur les 24, 579.’ Sur ce, il attira l’attention sur l’adéquation immolation du parti politique et accès à un grand nombre de procès-verbaux. En definitive, ‘si un ‘un grand parti comme le SDF’ n’a pas pu avoir les scrutateurs dans plus de la moitié des bureaux de vote, les déclarations de Kamto doivent être prises avec des pincettes.’ Disait-il en substance. Il a sûrement raison. Le MRC n’a pas une assise nationale. L’appel insidieux de son président à prendre la rue n’a pas eu un écho de terrain. Les Camerounais sont restés sourds. Chacun vaquant à ses occupations. Le coup d’Etat du MRC n’a été qu’un flop!

Sur un autre sujet, le ministre Ivoirien Justin Koné Katinan écrivait, ‘Jean Ping est un malhonnête intellectuel et un irresponsable.’ Cette assertion pourrait s’appliquer à Maurice Kamto. De son côté, Banda Kani, analyste politique Camerounais pointu, se penchant sur la bataille électorale Gabonaise, disait du même Ping, qu’il “est un aventurier. Un irresponsable qui veut mettre le feu au Gabon.” Cette analyse aussi sied au président du MRC. Kamto n’est en fin de compte qu’un mammouth politique rempli d’air

Démoralisation-Démobilisation de l’Armée

Avant le coup du 8 Octobre de Kamto, il avait conçu la stratégie de ‘démoralisation-démobilisation’ de l’Armée, bouclier de l’intégrité nationale. Sa démarche, en ce sens a consisté à tenir des propos anti-patriotique contre ces défenseurs de la nation. Les comparant à une armée criminelle. Des mots qui ont heurté Ernest Obama, qui a eu en retour une réponse sans faute à l’endroit de président du MRC. ‘Il pense que notre armée ce sont des forces criminelles.’ Des propos qui auraient conduit Kamto en prison dans ces pays qui le soutiennent. Sans s’arrêter-la, Obama projeta dans la conscience morte de cet homme, le malheur qui a frappé les familles des soldats au front pour la défense de la nation qu’il voudrait diriger au prix du sang. ‘J’ai un pincement au cœur pour les enfants qui sont orphelins aujourd’hui parce que leurs pères sont morts à Bamenda, à Buea, à Mamfé, à ces veuves-là qui ont perdu leurs maris parce qu’ils défendaient l’intégrité du Cameroun, que celui qui souhaiterais être leur président à partir du 7 Octobre prochain pensent qu’ils sont des criminels.’ Puis, s’exclama ‘C’est grave.’ Avant de poser une question d’ordre moral et éthique. ‘Comment est-ce qu’on peut diriger un pays et traiter l’armée de ce pays comme étant une armée criminelle? Ensuite exprima un état d’esprit qui serait celui de toute personne sensée. ‘J’en parle avec des frissons.’

La force des mots de Obama traduisant l’indignation des Camerounais avait un seul but. Rappeler à tous que les terroristes, on les traite de la même manière quelle que soit la sphère géographique. Il n’exagérait donc pas lorsque répondant aux égarements du président du MRC mettant sur le même pied d’égalité sécessionnistes-terroristes et Armée régulière, il exhortait ‘le gouvernement [d’]arrête de jouer au malin avec ces terroristes. Quand il s’agit de rétablir l’ordre et que vous êtes considéré comme terroriste, on vous tue. Que le gouvernement mette en place de mesures répressives fortes.’

L’Histoire aurait enseigné Obama. Il a appris de l’insouciance du président Gbagbo animé de bonne volonté à mettre son pays à l’abris du feu. Pour cela, il avait passé des années à caresser les rebelles, négociant avec eux sans relâche. Alors que ces derniers n’avaient qu’un agenda. Défigurer leur pays au profit du grand Capital. Ce grand homme d’Etat et pacifiste s’est néanmoins retrouvé dans la prison glaciale de Scheveningen—Un extrait de l’histoire de la Côte d’Ivoire que Prosper Nkou Mvondo, fondateur en 2011 du parti Univers-Union Nationale pour l’Intégration Vers la Solidarité-, devrait apprendre avant de débiter des insanités sur les plateaux de télévision comme il l’a fait il y a quelques jours sur Vision 4 Tv.

Contourner le Bataillon d’Intervention Rapide

Les déclarations insultantes et anticonstitutionnel du président-candidat du MRC chercherait à contourner la défaite des forces exogènes et de leurs laquais intérieurs face au BIR et les différentes articulations de l’Armée Camerounaise. Le Nord et l’Extrême-Nord, puis le Nord/Sud-Ouest, ni une portion de l’Est ne sont pas tombés dans l’escarcelle de ces bandits parce que l’armée veille au grain. Maurice Kamto dissoudrait-il cette armée de ‘criminels’ et constituer la sienne avec les ‘ambaboys’ si par miracle il était président?

En cherchant à mettre entre parenthèses le BIR, le seigneur du MRC lance un appel d’offre sur le marché des pilleurs pour cautionner son auto-victoire. Lui donner un artifice juridique. Puis valider un nouveau pacte colonial plus violent qui mettrait à sac les ressources Camerounaises. Surtout ses nouveaux gisements de cobalt, d’or, et d’uranium. Ensuite, dépecer l’ensemble de la côte maritime du Centre à l’Ouest où leur agent Alassane Ouattara y est déjà opérationnel.

Appel à la sédition en garantie du pouvoir

Cet acte de pillage qui n’ira pas sans un massacre ethnico-factionnel et la destruction des biens individuels, mettra en lambeaux le tissus industriel Camerounais encore clairsemé. Comme à leur habitude, tout sera organisé comme sous le système de groupe militaro-mafieux de type ‘Camorra,’ ‘Cosa Nostra,’ comme c’est le cas en RDC ou au Nord de la Côte d’Ivoire, ou en Syrie, ou dans les subdivision de Tripoli. Dans une moindre mesure, on imposera au Cameroun le scenario des ‘Ninja’ et  ‘Cobra’ se partageant les zones d’influence au Congo/Brazzaville pour mieux soumettre les populations et les piller. Cela n’étonnera aucun analyste tant que les media pro-Kamto, actionnés depuis l’occident pourraient convaincre l’opinion que la guerre post-électorale fait partie de la culture et de la sociologie-politique des Africains.

Pourquoi Kamto s’inquièterait-il? Lancer des appels à la sédition peut donner le pouvoir contre la garantie de laisser-faire des sauterelles des ressources naturelles. Guillaume Soro et Alassane Ouattara se baladent dans le monde sans être inquiétés. Ils ont respecté ce pacte qui fait peser sur leur conscience au moins 16,000 morts contrairement aux 3,000 que les media occidentaux ont réussi à faire avaler à une opinion manipulable. Malheureusement pour les impérialistes, leur pion Kamto et leurs pantins, ‘le Cameroun c’est le Cameroun.’ Personne ne pourra constituer dans ce pays un nid de criminels ou l’on tiendra une comptabilité macabre de personnes mises à mort, par balles, décapitation, asphyxie, ou par torture. Le Cameroun ne suivra pas Kamto dans son génocide proclamé où l’on parlera de charnier ou de corps ensevelis dans des fosses communes suite à une bataille économique blanche, faite des mains nègres, masquée en crise électorale ou tribale.

Pratique de violence

La violence criminelle ou politique est ce que Maurice Kamto voudrait instituer au Cameroun. Une barbarie qui sera documentée, interprétée, et commentée selon l’agenda de ses parrains occidentaux. Leur grands microphones ouverts, ils opteront pour une technique de communication aux mots sélectifs et incriminants. Une méthode d’Agi-prop qui présentera les Forces Républicaines comme une force tribale. Une armée acquise à un clan. Une lecture biaisée qui a fait le malheur des patriotes Ivoiriens et Libyens.

Les attaques contre les Forces de Défense du Cameroun. Les massacres planifiés de fonctionnaires et de civils comme cela se fait déjà dans les Régions du Nord/Sud-Ouest, théoriquement élaborés seront exécutés sous la conduite des experts des puissances étrangères. Les Organisations dites humanitaires sous la perfusion financière du grand Capital, sur-évalueront les victimes(?) du camp Kamto qu’ils ont déjà copté, afin de coaliser les forces anti-souverainistes contre le Cameroun. Objectif? Briser les verrous de cette porte d’entrée dans le golfe de Guinée.

Charge méritée. Macron pas con

Dans son interview à Libération, Maurice Kamto a demandé l’intervention étrangère au Cameroun. Mediapart de son côté détaille le plan du coup d’état électoral de Kamto. Une charge bien réglée contre le patron du MRC.

Shlomit Abel commentant cet article de Mediapart, écrit. ‘Cette charge est amplement méritée car rien, et je souligne «rien,» ne permet à ce candidat de se déclarer vainqueur sinon un calcul minable, l’espérance que la France, qui n’aime pas Biya, viendra le mettre sur le trône à la place de ce dernier, comme jadis en Côte d’Ivoire les Français avaient remplacé Gbagbo pourtant élu par Ouattara, pourtant battu (le recomptage a été finalement fait par des particuliers et l’a amplement prouvé).’

Sur une note ironique, elle avance. ‘Il faut vraiment ne pas être intelligent pour croire cela possible.’ Quoi cela? Elle explique. ‘si, demain, la France intervient militairement au Cameroun, c’en est fini définitivement de l’influence Française en Afrique.’ D’une lecture réaliste que les Africains savent et sont prêts à mettre en application et que malheureusement, Kamto ignore à cause de sa soif du pouvoir, Shlomit sonne et rappelle que si la France s’attaque militairement au Cameroun, ‘Il y aura même des massacres de Français un peu partout.’ Mais elle croit que ‘Macron n’est pas un génie mais il n’est pas non plus aussi con que Sarkozy et il sait cela.’ Alors, qui financera le coup d’Etat du candidat du MRC comme s’interroge Mediapart? Les soutiens des sécessionnistes-terroristes qui ont déjà acheté une partie de la Région Nord/Sud-Ouest. D’ailleurs leurs leaders ont été les premiers à adresser des lettres de félicitations à Kamto pour son auto-déclaration de victoire.

Feumba Samen

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