Cameroun: Après les braqueurs, stripteaseuses et prostituées nigérianes envahissent le pays

Cameroun: Après les braqueurs, stripteaseuses et prostituées nigérianes envahissent le pays

Stripteaseuses et prostituées nigérianes au même titre que celles venues des pays voisins, sont de plus en plus nombreuses dans le pays, a appris ce mercredi soir, KOACI.

Selon des informations fournies à KOACI, par une source policière, des jeunes stripteaseuses et prostituées venues du Nigéria, Tchad et RCA, sont de plus en plus nombreuses dans le pays, « 55% des prostituées et des stripteaseuses que nous ramassons dans nos différentes rafles, ne sont pas des camerounaises », rapporte un officier de police en service à la Délégation générale de la sûreté nationale (Dgsn), -le quartier général de la police-, basée à Yaoundé.

Les autorités estiment que la majorité, -des travailleuses du sexe-, possède des fausses cartes nationales d’identité (Cni). Ce qui leur permet de circuler sans être inquiétées, «parfois, certaines ont sur elles des Cni, camerounaises mais sont incapables de vous donner le nom de leur village, ou la localisation de leur région d’origine. Le village de leur père ou de leur mère au Cameroun », ajoute l’autorité policière.

La police dit opérer des rafles dans les quartiers et lieux de plaisirs où s’exercent prostitution et stripteases, pour des vérifications d’usages, ou encore lorsqu’un client porte plainte pour « agression ». Certaines prostituées, ont avoué à la police, travailler pour des réseaux de proxénétisme bien huilés, des gangs de braqueurs, ou encore des réseaux de trafic de chanvre indien et autres drogues fortes. 

La dernière opération du genre, qui a eu un retentissement, s’est déroulée le 10 juin dernier, à Douala, la métropole économique. Le sous-préfet de Douala IIIe, Zakariaou Njoya et des éléments de la police et de la gendarmerie, avaient procédé à la fermeture de plusieurs établissements hôteliers, dans l’arrondissement de Douala IIIe.

33 snack-bars et auberges sur la centaine de cette circonscription administrative, avaient été fermés et 32 des 33 présumées prostituées, avaient été arrêtées pour être présentées, le lendemain au procureur près le tribunal de première instance de Douala-Nodgkoti.

Selon notre source policière, les présumées prostituées arrivent au Cameroun, et ne pouvant s’insérer trouvent à travers la prostitution leur moyen de survie, dans l’ignorance et le mépris des lois et règlements en vigueur dans le pays, qui interdisent la pratique de la prostitution au Cameroun.

Les prostituées pour leur part accusent les forces de police d’arnaque, et parfois « d’abus sexuels » pendant les rafles. Pour obtenir leur libération, les filles disent être forcées de céder « aux chantages multiformes » des agents de la police. Des accusations qu’elles ne peuvent pas prouver.

Mais elles pensent fortement à créer des associations pour défendre leurs droits, avoue Irène une prostituée professionnelle rencontrée au rond-point intendance. 

Armand Ougock, Yaoundé

Source: Koaci.com

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