Cameroun: Les sécessionnistes seraient financés par des proches de Biya

Cameroun: Les sécessionnistes seraient financés par des proches de Biya

L’escalade dans les Régions du Sud-ouest et du Nord-ouest exige au moins un remaniement ministériel.

S’il y a une chose que cette crise a prouvé, c’est que les camerounais aspirent à la différence, mais ils ne sont pas préparés à y aller. Il est heureux que l’État prenne ses responsabilités quant à l’intégrité du territoire national. Il doit avoir le soutien de tous.

Mais il faut mener une réflexion approfondie pour, soit endiguer les fissures immenses qui ont provoqué cette obsession de la différence, soit alors y aller de façon progressive pour construire une citoyenneté nationale qui soit prépondérante sur l’instinct régional.

La deuxième grande conséquence de ce conflit, c’est la remise en scène d’un régime qui, à l’image de son chef, est au crépuscule de son ministère.
Ceux qui soutiennent la rébellion terroriste n’ont sans doute pas compris que cette guerre est une belle offrande au régime, à moins d’un ans des élections générales de 2018.

Un scrutin plus que jamais incertain. Et une incertitude qui fait les affaires du statu quo. Quoiqu’il il advienne en 2018, c’est maintenant que le président Paul Biya, s’il en est encore capable, doit tirer les conséquences de cette situation.

De sources sécuritaires, les interpellations faites dans la zone, indiquent que, en plus des ressources externes (USA, Grande-Bretagne et au Nigéria), il y aurait des ressources internes au Cameroun, dans le terrorisme qui sévit, ces derniers mois, dans cette partie de notre pays.

Les éléments recueillis permettraient même de savoir avec exactitude qui, au sein de l’appareil étatique, à l’intérieur des frontières nationales, participe financièrement ou idéologiquement à la tentative de partition du Cameroun.

C’était déjà le cas il y a quelques années dans la lutte contre Boko Haram. L’on a pris soin de taire les noms dans un conservatisme systémique suicidaire qui finit par déteindre sur le pays tout entier.

Il faudrait cette fois sanctionner, remanier, redistribuer, reconsidérer toute l’architecture institutionnelles à la lumière de ces implications. Les échecs consécutifs de Philémon YANG à concilier les positions là où l’État avait presque tout lâché justifieraient logiquement son éviction.

Comme tous ceux des ministres et autres responsables étatiques de la zone dont la tiédeur dans la dénonciation peut apparaître comme un coup porté à la Nation.

Mais il faut surtout apprendre à gouverner, à bien gouverner. Il est malheureusement très hypothétique que ce système sache ce que c’est. Qu’il soit encore capable de s’amender.

Et c’est bien tout le drame de cette crise : de n’avoir pas laissé d’autre alternative que ce régime, à la division du Cameroun. Alors même que son évolution était en train de faire l’unanimité comme facteur conciliateur.

Source: cameroonweb.com

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