Cameroun : Un journal accuse Ouattara de pratiquer «la justice des vainqueurs» et Affoussiata de «corruption de la presse camerounaise»

Cameroun : Un journal accuse Ouattara de pratiquer «la justice des vainqueurs» et Affoussiata de «corruption de la presse camerounaise»

L’hebdomadaire «la Scène », dans sa parution de cette semaine, accuse le régime ivoirien de « pratiquer la justice des vainqueurs », et reproche à Affoussiata Bamba –Lamine, la ministre de la Communication de Côte d’Ivoire, de « corruption de la presse camerounaise ».

Un an, jour pour jour, après la visite au Cameroun de la ministre ivoirienne de la Communication, le Journal « la Scène », paraissant à Douala, dans un dossier de 5 pages, réservé à la Côte d’Ivoire, dresse le bilan du régime Ouattara et qualifie de « Crimes et Folies de la Justice des Vainqueurs en Côte d’Ivoire », la procédure judiciaire, en cours, contre les pro-Gbagbo.

Par ailleurs, la rédaction dudit organe de presse, accuse la ministre de la Communication de Côte d’Ivoire, d’avoir, « corrompu la presse locale », lors de sa visite au Cameroun, du mardi 22 au dimanche 27 avril 2014. 

Le journal révèle par exemple que l’époux camerounais d’Affoussiata Bamaba-Lamine, au cours d’un de ces voyages au Cameroun, par l’entremise d’un camerounais, avait rencontré le directeur de publication, dudit organe de presse, en tentant d’acheter son silence à 200 mille francs, (en coupure de 5 000 Fcfa), après son édition N° 13 du jeudi 15 mai 2014, dont la « une », traitait de ladite visite.

S’adressant à Affoussiata, dans sa lettre ouverte, le directeur de publication écrit, « Excellence madame la ministre, les événements malheureux qui se passent en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002, constitueront une partie importante de l’histoire de l’Afrique de ce 21ième siècle. Ces événements, (…), reposent sur deux problèmes cruciaux pour des Africains que nous sommes. D’abord les liens de sang qui unissent nos peuples –au-delà des frontières héritées de la colonisation- et dont l’hospitalité est le fondement ; ensuite les rapports avec les peuples venus d’ailleurs, qui nous ont colonisés et qui ont dû partir pour mieux rester. Il nous semble tout à fait légitime de reprocher de la manière la plus ferme qu’il soit, nos frères et sœurs qui refusent que les Africains revendiquent leur pleine et entière souveraineté. Pire encore, lorsqu’ils s’accoquinent avec les impérialistes pour semer la tristesse et la désolation au sein du peuple déjà meurtri par les souffrances diverses ».

Il ajoute, avoir décliné l’offre de monsieur Lamine, et décider de rendre publique la tentative de corruption dont il a été l’objet, « notre réponse a été claire et catégorique : «Nous allons rendre publique cette manœuvre de tentative de corruption ».

Pourquoi « Fumer le calumet de la paix alors que nous ne sommes pas en guerre contre le régime Ouattara ?» s’interroge le journaliste. 

Pour la gouverne de votre « démocrature», de justiciers combinards, qui fêtent son an 4 de pouvoir après sa prestation de serment du 6 mai 2011, je vous prie de méditer sur cette sagesse bien Africaine : « Celui qui aime le jour, doit apprendre à supporter la nuit », peut ensuite lire dans la lettre ouverte. 

Dans la suite du dossier, on peut lire les propos « flatteurs » de l’actuel président ivoirien à l’endroit de son prédécesseur, qu’il a aujourd’hui décidé de traduire à la Cour pénale internationale.

En kiosque depuis le mardi 21 avril, le journal a épuisé son stock, pour cause, les camerounais restent très friands de ce qui se passe en Côte d’Ivoire, avons-nous appris du directeur de publication.

La rédaction du journal a indiqué à « koaci », qu’elle continuera à dénoncer largement, les travers du régime du président Ouattara. 

Armand Ougock, Yaoundé

Source: Koaci.com

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