Célébration de l’anniversaire du Woody samedi dernier: Le coup de fil de Gbagbo à ses amis de Paris qui crée l’émotion.

Le président Laurent Gbagbo a soufflé le samedi 31 mai dernier, ses 69 ans. A Abidjan, Accra, Paris, Londres, Bruxelles, Rome, bref, partout dans le monde où se trouvent des patriotes ivoiriens, des souverainistes africains et autres panafricanistes, l’évènement a été commémoré qui, avec faste, qui avec sobriété dans les différents cercles pro-Gbagbo.

Comme pour marquer le coup, c’est ce jour-là que le groupement dénommé « les amis de Gbagbo », a choisi pour faire le lancement officiel du mouvement. C’était au cours d’une cérémonie tenue à l’Ageca, sis au 177 de la rue de Charonne, dans le 11ème arrondissement de Paris et qui a enregistré un plateau relevé de personnalités telles que Raphael Dagbo, président de l’association, Guy Labertit, Albert Bougi, le ministre sénégalais, Amath Dansokho, la ministre Clotilde Ohouochi et l’écrivain camerounais André Julien Mbem, pour ne citer que ceux-là.

Réunis autour de Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo et initiatrice du mouvement, tous ou presque, ontdonné de la voix pour expliquer au public venu en grand nombre, les objectifs de l’association : à savoir la réhabilitation politique du dirigeant ivoirien injustement incarcéré à la Haye, et le combat pour sa mise en liberté. Guy Labertit, l’ami de tous les temps de Laurent Gbagbo n’a pas manqué de rappeler que le lieu choisi pour cette célébration, avait déjà accueilli Laurent Gbagbo en personne, le 19 février 1984 pour une réunion, finalement interdite par le régime français d’alors qui ne voulait pas s’attirer les foudres d’un Félix Houphouët-Boigny au sommet de sa gloire.

Mais la forte émotion du jour est venue du coup de fil du président Laurent Gbagbo, passé séance tenante, à Joseph Mamadou, un proche de la famille de l’ex-chef de l’Etat ivoirien, pour féliciter les initiateurs et autres animateurs des « amis de Gbagbo » et les encourager par la même occasion à persévérer dans l’effort, convaincu que la lutte finira par payer. De sources proches de la rencontre, ce fut un moment fort saisissant pour tous les participants.

Les plus sensibles n’auraient pas manqué d’écraser quelques larmes furtives. L’autre temps fort de la manifestation fut sans conteste, le témoignage du ministre d’Etat, Amath Dansokho, du Sénégal qui a fait observer que « c’est un miracle que Laurent Gbagbo soit encore en vie. Pour la France, il n’était pas question à l’origine, que Laurent Gbagbo puisse diriger la Côte d’Ivoire. Je viens d’être décoré de la légion d’honneur par François Hollande. Mais au nom de cette légion d’honneur, je n’ai aucun droit de couvrir le mensonge… » Une révélation qui vient conforter dans leur foi, ceux des Ivoiriens qui pensent que seule la main protectrice de Dieu a pu sauver le président Laurent Gbagbo du projet funeste auquel le destinait la France de Nicolas Sarkozy. Autrement, l’homme aurait pu connaitre la triste fin du guide libyen Mouammar Kadhafi. A la question de savoir ce qui explique l’acharnement de Paris contre Gbagbo, Guy Labertit, l’ex-monsieur Afrique du parti socialiste français confiera « qu’ils n’ont pas pardonné à Laurent Gbagbo sa volonté d’autonomie», faisant allusion à l’activisme de Chirac, puis de Sarkozy pour l’obliger à se coucher.

Il poursuivra en indiquant que « si c’est le droit qui parle dans quelques jours à la CPI, Laurent Gbagbo devrait être libéré », évoquant ainsi l’audience du 13 juin prochain à la Haye, dans « l’affaire le procureur contre Laurent Gbagbo. » A Abidjan, le FPI, au cours de la réunion de son comité central, a sacrifié à la tradition en consacrant la pause à la commémoration des 69 ans du « Woody » de Mama. Les internautes s’en sont donné à coeur joie en distillant sur la toile, des messages aussi ingénieux, les uns que les autres.

Source: Aujourd’hui

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