Ces ONG financées par un milliardaire américain qui chuchotent à l’oreille de l’Union européenne pour encourager les migrants à s’y installer

Ces ONG financées par un milliardaire américain qui chuchotent à l’oreille de l’Union européenne pour encourager les migrants à s’y installer

Alors qu’une grande crise migratoire traverse l’Europe depuis de longs mois, certaines ONG jouissent d’une influence non négligeable auprès des instances décisionnelles de l’Union européenne. Derrière plusieurs d’entre elles se cache l’ombre de George Soros, le spéculateur et philanthrope américain.

Atlantico : D’après vous, les ONG qui préconisent l’installation des migrants en Europe reçoivent leurs directives et leur financement du spéculateur américain George Soros et de l’Union européenne. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Bernard Carayon : Ce qu’il faut rappeler avant tout, c’est que l’Europe connaît un bouleversement humain, politique et social sans équivalent depuis 1945, avec l’arrivée de ce que l’on appelle les “migrants” dans notre novlangue collective : des étrangers en situation irrégulière et des réfugiés qu’on ne peut distinguer les uns des autres.

Une centaine d’ONG soutiennent l’installation de ces migrants en Europe. Un tiers d’entre elles sont subventionnées par l’Union européenne et par l’Open Society de George Soros. Le milliardaire spéculateur américain s’est fait connaître dans le passé pour avoir fait sauter la Banque d’Angleterre en 1992 et récupéré, au passage, plus d’un milliard de dollars, fait exploser les monnaies thaïlandaise et malaisienne en 1997, et spéculé contre le franc en 1993 ! Sa fortune est immense : près de 25 milliards de dollars ! Les revenus de ses capitaux ont été ou sont utilisés pour financer les “révolutions colorées” et des ONG, notamment pro-migrants : un milliard de dollars par an.

L’Open Society de George Soros et le think tank américain “Migration Policy Institute”, domicilié à Washingthon D.C, ont par ailleurs publié en commun un rapport nommé “Accueillir l’engagement. Comment le sponsoring privé peut renforcer l’installation des réfugiés dans l’Union européenne ?“. Ce rapport se félicite que la Commission européenne ait encouragé l’appel aux sponsors privés et aux ONG pour réinstaller, hors-quotas, des migrants au sein des Etats-membres.

Autre élément : l’ONG PICUM, la “Plateforme pour la coopération internationale des sans-papiers”, domiciliée à Bruxelles, exerce une influence considérable auprès des institutions européennes. Elle a produit récemment un guide à la suite de la directive de l’Union européenne “relative aux victimes”, destiné à faire progresser l’accès à la protection, aux services, et à la justice des “migrants sans papiers”. Cette fois-encore, l’ONG est financée par l’Union européenne et par l’Open Society.

Troisième élément : l’ONG OXFAM, collaboratrice régulière de l’Open Society, finance avec cette dernière le mouvement “Y’en a marre” au Sénégal, qui est une tentative de “révolution colorée” dont Soros est coutumier ; Oxfam s’est investie aussi dans la lutte contre le charbon, à l’occasion de la COP 21, et est notamment financée par l’Union européenne, qui lui a versé 75,3 millions d’euros pour l’année 2013-2014.

Parmi tous les mauvais coups portés à la France – à l’industrie et aux banques françaises dans le passé –, OXFAM a exigé, dans son rapport “Solidarité avec le peuple syrien” d’octobre 2015, d’intensifier les programmes de réinstallation, critiquant la France parce qu’elle ne contribuait pas suffisamment à ces programmes, et a préconisé l’accélération des démarches pour les regroupements familiaux, l’accélération des modalités de parrainage communautaire ou des possibilités de bourse universitaire et de rémunération fondée sur le travail.

Un autre acteur du soutien aux immigrés est le réseau UNITED for Intercultural Action. Il est composé d’activistes d’extrême-gauche et notamment financé par le Conseil de l’Europe, la Commission européenne et l’Open Society.

On ajoutera également que, parmi les principaux think tanks influents sur la question, le think tank américain European Stability Initiative est en réalité l’inspirateur du plan Merkel d’octobre 2015. Ce plan préconise que l’Allemagne accueille davantage de migrants et les exempte de visas pour circuler librement.

Derrière cet obscur think tank, on retrouve encore une fois l’Open Society de Soros, le Rockefeller Brothers Fund et bien d’autres financeurs américains.

Tout nous ramène ainsi au même homme : George Soros, celui qui finance à la fois l’opération des Panama Papers (au travers de l’ICIJ et de l’OCCRP) et ces ONG. Ces ONG pèsent à leur tour sur les institutions européennes et les programmes gouvernementaux, comme en Allemagne, pour accueillir des étrangers en situation irrégulière.

Au fond, vous critiquez aussi le fait que l’Union européenne, elle-même influencée par les ONG, finance justement les mêmes ONG qui soutiennent les migrants. C’est un échange à circuit fermé en quelque sorte ?

Il y a une complicité intellectuelle et politique entre l’Union européenne et les ONG que je viens de citer. Toutes sont portées par une idéologie sans-frontiériste, l’Europe représentant un terrain de choix car ses institutions sont très perméables à leurs idées politiques.

Cette question du financement n’a pas encore été posée devant l’opinion publique : qui finance ces ONG ? Comment peut-on accepter qu’une institution européenne soutienne des opérations qui violent les lois et les règlements des Etats membres de l’Union ? Financer des activités illégales, avec l’argent du contribuable européen, est illégitime et illégal!

Je souhaite que, pour le temps de la crise du Proche-Orient, les politiques migratoires ressortent de la compétence des Etats-nations, puisque l’Union européenne a démontré son impuissance et s’absorbe dans des solutions scandaleuses.

Je suggère que les députés français des Républicains au Parlement européen demandent des comptes à la Commission. Qu’ils réclament des chiffres ! Combien les contribuables européens payent-ils pour soutenir des ONG qui préconisent l’installation chez nous, en Europe, d’étrangers en situation irrégulière?

L’administration bruxelloise apparaît totalement décalée par rapport aux aspirations des peuples. Partout en Europe, elle suscite un rejet qui rejaillit sur la construction communautaire. Un sondage, paru début mars, montrait que 59% des Français étaient hostiles à l’accueil des migrants. Et pourtant, en dépit de la poussée des mouvements de contestation dans l’opinion, l’Union continue dans cette direction.

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