Changer de régime au Cameroun à n’importe quel prix?

Changer de régime au Cameroun à n’importe quel prix?

Dure Réalité au Cameroun mais les Camerounais Prêts contre l’Ennemi…

Les camerounaises et les camerounais doivent savoir que le temps est critique et que le Cameroun est sous attaque réelle de sa souveraineté !

A voir certains avis sur la toile (réseaux sociaux), il est regrettable de constater que des frères et sœurs africains et singulièrement certains camerounais de l’étranger pensent que la situation que vit leur pays le Cameroun est sans doute la dernière façon de changer le régime. C’est lire très mal la situation conjoncturelle sécuritaire de l’Afrique depuis l’attaque de 2011 contre la Libye souveraine.

CHANGER DE REGIME A N’IMPORTE QUEL PRIX ?

NE PAS OUBLIER LE TRAGIQUE EXEMPLE DE LA LIBYE …

Personne n’est dupe. Et l’on sait très bien que changer le régime est utilement ce qui plait aux impérialistes visés car les exemples sont légions et qui démontrent à suffisance que si l’occident veut formellement remplacer un leader en Afrique et notamment en Afrique francophone, il a toutes les techniques nécessaires pour lancer l’assaut. Déjà que tous les leaders de nos pays sont constamment en voyage à destination de l’occident et sont tous les temps dans leurs officines.

Il est question ici, de rendre l’Afrique ingouvernable. De reculer les projets d’indépendance des pays africains qui veulent prendre leur distanciation d’avec les politiques impérialistes de domination tous-azimuts pour suivre la voix de leur peuple.

OU SONT LES INSTITUTIONS AFRICAINES PREVUES EN 2014 ? 

Rappelons que le continent devrait logiquement en 2014 avoir mis en place quatre corps essentiels pour sa survie, qui constituaient le socle même devant accompagner toute son autonomie irréversible.

Il s’agissait de la mise en place effective à la tête de l’Afrique, de :

* L’AUTORITE DE L’UNION : cette autorité devrait remplace la commission actuelle de l’Union africaine. Elle devait être un premier pas vers un réel exécutif continental, prélude à l’établissement des Etats-Unis d’Afrique,… prenant des décisions fortes lesquelles devaient être contraignantes pour tous les Etats africains, membres de l’UA. L’autorité de l’Union africaine n’a pas été mise sur pied et nous avons ce que nous avons. Une multiplicité de voix des chefs d’Etats et pays africains sur des questions africaines fondamentales de survie du continent, l’absence quasi-totale de l’Union africaine et de sa commission qui est atteinte de myopie depuis l’invasion en 2011 des forces américaines et atlantistes (AFRICOM) et de l’armée polygénique internationale (forces françaises et horde des barbares dite « des Islamistes »). Le pays qui défendait mordicus cette autorité de l’union était la Jamahiriya de notre leader révolutionnaire légendaire Mouammar Abou Mnyar Al-Kadhafi. Il a été assassiné en octobre 2011 avec les mêmes méthodes exécrables, ignobles et lâches qu’ont toujours réservé pour nous, nos bourreaux de ces 500 dernières années.

* Il s’agissait ensuite de la création et de la mise en place opérationnelle de la BANQUE CENTRALE AFRICAINE à Abuja au Nigeria, lequel pays a été systématiquement attaqué et phagocyté par le soi-disant « terrorisme djihadiste » (Boko Haram), un des prétextes habituels des forces exogènes de l’Afrique, notamment avec en arrière-plan le jeu trouble des opérations françaises en Afrique et de l’interventionnisme indirect de l’Africom, bien établi sur le continent aujourd’hui avec plus de 30 bases (une en 2007).

* Fort est de constater que le FONDS MONETAIRE AFRICAIN devait être depuis 2014 lancé à Yaoundé au Cameroun. Il a été forcé, de son gré et contre son gré, d’abandonner (ou de surseoir) cette initiative, avec une guerre ouverte qui lui a été offerte par l’opération Sangaris en République centrafricaine. Mais qui aujourd’hui n’est plus seulement Sangaris mais Barkhane, qui actionne inéluctablement la déstabilisation ouest-est-nord du Cameroun. Dès lors, ce dossier prioritaire est abandonné au détriment d’une « guerre contre le terrorisme » contre une soi-disant Boko Haram, alors qu’en fait c’est une orchestration impérialiste voilée qu’accompagnent nos frères dans leur volonté de changement de régime alors qu’il n’en est rien de cela.

* Pour preuve, le régime est changé en Libye mais la Libye est décapitée, ingouvernable et ni l’autorité de l’Union ni la BANQUE D’INVESTISSEMENT DE SYRTE en Libye ne sont plus à l’ordre du jour d’un agenda africain en 2014-2015.

La situation dite sécuritaire dans les pays qui portaient en eux les germes de la future Afrique unie est désormais chaotique, les peuples désormais réfléchissement sur leur sécurité comme c’est le cas de nos jours du côté du Cameroun.

QUEL EST LE VERITABLE ENJEU AU CAMEROUN ? 

Les camerounaises et les camerounais doivent comprendre que l’enjeu au Cameroun n’est pas le changement du régime. Le président Paul Biya ne fait pas le poids face à l’occident, ce n’est pas un secret pour personne. Kadhafi a résisté tout seul pendant 9 mois contre plus de 43 nations qui lui faisaient la guerre au sol et en mer, avec un ciel où il pleuvait des averses de bombes et de missiles tomahawk dès mars 2011. Mais il a résisté avec le soutien d’un peuple et d’une armée qui était démembrée, phagocytée et amputée de sa puissance aérienne suite à la « no fly zone » (Résolution 1973) imposé par les USA, l’OTAN, la France et leur coalition occidentale, arabe et africaine.

Si certains camerounais pensent que la situation de notre pays doit se résoudre avec la chute du régime, ils se trompent très bien de leur analyse. Il est programmé dans les officines impérialistes la partition du Cameroun en trois zones disons-le, la décapitation du Cameroun en trois gâteaux :

* dont la Southern Cameroon qui enveloppera les régions Sud-ouest et Nord-ouest actuelles,

* la Northern Cameroon qui ira de la région de N’Gaoundéré à l’Extrême-Nord

* et le grand sud formera le Cameroun résiduel (comme la Somalie, laboratoire de la géostratégie du Chaos, d’ajourd’hui est une Somalie résiduelle, ce qui reste après scissions et démembrements).

Ce n’est un secret pour personne. On le sait, nos autorités le savent, notre président aussi. Ce n’est donc pas la chute du régime de Biya qui réglera la situation sécuritaire dans notre pays. L’objectif impérialiste est de rendre ingouvernable ce pays pour parvenir à la mise en place de la destruction du Cameroun actuel. Et nos autorités, éprises de nationalisme, avec une identité nationale forte, tout comme l’est le peuple tout entier, jouent sur la durabilité du Cameroun. Nous devons plutôt les suivre. Car le problème interne du Cameroun doit se régler entre camerounaises et camerounais et non pas en partitionnant les pauvres 500.000km2 qui ne nous suffisent même plus.

L’AVIS D’UN PATRIOTE

En cette nouvelle année 2015 et pour être aux côtés de mon peuple, de notre armée qui fait non seulement notre fierté mais celle de l’Afrique francophone, mieux encore du reste de l’Afrique – car personne n’aurait cru qu’il existât en Afrique une armée forte comme la nôtre capable de tenir tête pendant presque une année contre une armée invisible, bénéficiant de la complaisance (pour ne pas dire plus) des opérations Sangaris, Barkhane et Serval, toutes ces opérations made in France, je propose que nos autorités déjouent une fois encore le plan machiavélique de nos ennemis comme elles l’ont fait dans le cadre militaire.

Pour ceux qui connaissent bien le Cameroun, ceux l’ont visité de fond en comble, savent qu’il existe dans ce pays des localités et des zones où l’administration est presque inexistante, je dirai même inexistante. Cette situation crée un vrai problème au niveau des relais des informations à caractère de renseignement et de protection de l’ensemble du territoire.

Aujourd’hui plus que jamais, les camerounaises et les camerounais doivent serrer leur ceinture et être prêts au sacrifice et pour le sacrifice. J’exhorte le chef de l’Etat du Cameroun, les autorités camerounaises à ne pas négliger mon analyse ou mon point de vue qui n’engage naturellement que moi. En tout cas, je suis camerounais et j’ai la profonde conviction que je peux apporter ma part de contribution à l’édification de mon pays et au combat qu’il mène aujourd’hui sur trois fronts distincts OUEST-NORD-EST.

Il est question de fragmenter encore plus le grand Nord, le grand Sud et le grand Est. Qu’est-ce que j’entends par fragmenter ? Il s’agit pour moi, de réorganiser la répartition administrative de façon à ne point laisser place à un espace vide soit non administré et où l’administration civile et militaire seront bien établies pour renforcer non seulement la présence de l’autorité de l’Etat mais agir efficacement contre toute velléité de sécession et des mouvements armés soutenus ou non.

* Ainsi, il doit falloir que les régions actuelles de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord de l’Extrême-nord et du Sud soient administrativement fragmentées et qu’au niveau de l’ouest, une région soit créée.

* Au niveau de l’Est, 109002km2, que cette région soit divisée en trois régions, le département de la Kadey étant fragmenté en trois pour rejoindre le Lom et Djerem qui formera une région avec pour capitale Bertoua, une partie rejoindra le Haut-Nyong pour une deuxième région avec pour capitale Abong-Mbang et la dernière au Boumba et Ngoko avec pour capitale Yokadouma.

* Au niveau de l’Adamaoua, 63701km2, elle devrait être divisée en deux régions, Meiganga, Mbere, et la Vina formeraient une région avec pour capitale N’Gaoundéré… le Faro et Deo, le Djerem et Banyo formeraient une région avec pour capitale Banyo.

* Le Nord, 66090km2, serait divisé en deux région, le Mayo-Rey à lui-seul constituera une région avec pour capitale Tcholiré et le reste des départements actuels (Bénoué et Faro) formerait une région avec pour capitale Garoua.

* L’Extrême-nord, 34263km2, devrait être divisée en 3 régions : le Mayo-Danay et Mayo-Kani une région avec pour capitale Yagoua ; Diamaré, Mayo-Tsanaga, et Mayo-Sava, une région avec pour capitale Maroua, Logone et Chari avec pour capitale Kousseri.

* Au niveau du Sud, 47191km2, elle devrait être divisée en deux régions le Dja et Lobo prenant une partie de la Mvila pour former une région dont la capitale sera Sangmélima ; le reste de la Mvila rejoint la Vallée du Mtem et l’Océan avec pour capitale Kribi.

* Enfin, au niveau de l’ouest, il faudrait carrément transformer le Noun en une région. L’Ouest c’est 13892km2, le Noun occupant à lui-seul presque 50% de la superficie, ce n’est pas possible… quand on sait qu’entre le Noun et le Mayo-Banyo il n’y a presque pas une administration et c’est une zone où la présence sécuritaire est quasi nulle… Le pays est en danger…

Voila somme toute, une contribution qui devrait à cours sûr freiner quelques velléités d’individus malintentionnés et dont le rêve c’est de faire du Cameroun et de l’Afrique centrale une zone de non droit, une sous-région ingouvernable pour nous conserver dans la déshumanisation de notre espèce et nous réduire encore plus à la vie bestiale.

On aura alors dix-neuf régions au Cameroun au lieu de dix aujourd’hui. Faisons attention d’arguer que cette augmentation sera très coûteuse pour l’Etat, il vaudrait mieux aller dans cette perspective que de risquer de jouer sur ce qu’on a, courant le risque d’être envahi car l’autorité de l’Etat est très absente sur plusieurs localités du territoire camerounais. Même parfois, lorsqu’il y a problème à certains endroits, l’administration peine à arriver à temps. Cette augmentation favorisera également la construction du pays qui est déjà en chantier mais que les administrations publiques ont la peine à jouer leur grand rôle du fait de l’éloignement des zones en chantier des centres de décision.

En tout cas, le Cameroun est averti, nous sommes un peuple averti depuis les premières heures de notre lutte pour la libération après le retour de nos tirailleurs de la deuxième guerre mondiale en Occident …

Gilbert NKAMTO

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