Chris Reynolds Gordon, l’homme qui organise les « orgies élitistes » les plus courues de Londres

Chris Reynolds Gordon, l’homme qui organise les « orgies élitistes » les plus courues de Londres

Chris Reynolds Gordon est un peu la réponse britannique à Dan Bilzerian. Seulement, alors que le second s’est fait un nom en jouant au poker, en balançant une femme nue d’un toit et en devenant le misogyne le plus suivi d’Instagram, Chris a réussi à atteindre sa position en évitant le machisme gênant que son homologue américain affiche sur les réseaux sociaux.

Il a été millionnaire et fauché. Il a possédé des résidences dans le monde entier et vécu dans la rue. Il a été champion junior d’Angleterre du 800 mètres et rencontré Vladimir Poutine pour parler diamants. Aujourd’hui, alors qu’il approche de la trentaine, il a fait de son concept « Heaven SX », créé avec son amie Eva, une des parties fines les plus courues de l’élite londonienne.

Suite à la récente invitation d’Heaven SX dans l’antre du groupe Killing Kittens – probablement la plus grande franchise d’orgies du Royaume-Uni – j’ai contacté Chris pour en savoir un peu plus sur son business.

VICE : Hey, Chris. Pour commencer, tu peux m’expliquer ce qu’il se passe à une soirée Heaven SX ?

Chris Reynolds Gordon : C’est comme se rendre dans un club ou un bar normal – il y a des gens bien habillés, qui discutent, rient et font connaissance. Mais un peu plus tard, vers minuit ou une heure du matin – quand l’atmosphère s’y prête – les filles s’en vont pour enfiler de la lingerie. C’est un moment un peu étrange, parce que tous les mecs se retrouvent ensemble à bavarder, puis toutes les filles reviennent. Elles sont super sexy, l’ambiance change, et les gens commencent à vraiment s’amuser.

Pourquoi qualifie-tu tes soirées d’élitistes ?

Je suis allé à beaucoup de soirées par le passé, et tout le monde les qualifiait ainsi. En gros, on a réuni [les gens] les plus sexy avec lesquels on voulait s’amuser – tous ceux qui ont un 10/10 sur le diagramme de la beauté. L’âge moyen est assez bas en plus. Il n’y a vraiment pas d’autre endroit pareil.

Combien avez-vous de candidats pour chaque soirée ?

Quand on a une grosse fête, on a une centaine de candidatures par jour pendant une semaine ou deux. Ensuite, ça redescend vers les 20 ou 30. On a des soirées sélectives qui peuvent accueillir jusqu’à 120, ou même 200 personnes, et après on a les soirées avec les vrais membres, qui comptent une trentaine de personnes. Ils sont choisis de manière très superficielle : l’apparence. C’est pour ça que je ne m’en occupe pas trop, parce que je ne trouve pas juste qu’une personne dicte son opinion sur ce qui est sexy ou non.

On parle depuis cinq minutes et tu as déjà employé le mot « superficiel » à plusieurs reprises. Ça te fait culpabiliser ?

Ouais, c’est très gênant parce que clairement, c’est un truc très superficiel. Mais même Tinder est le truc le plus superficiel du monde. On ne veut blesser personne, mais quand tu te rends dans une soirée réservée aux gens les plus beaux, 95 % des candidats ne pourront pas rentrer, forcément.

Quel genre de personnes demande à participer ?
Juste des gens normaux. Il y a des journalistes, des acteurs, des actrices, des mannequins, des infirmières, des docteurs et des avocats. Honnêtement, je dirais que les profs, les médecins, les infirmières et les avocats sont vraiment les plus coquins. Surtout les profs. On a fait des soirées où les participants portaient des masques et n’avaient aucun téléphone. On en a aussi organisée une avec des gens très, très célèbres dans l’industrie musicale et cinématographique.

Mais ce sont surtout des couples qui viennent, non ? Qu’est-ce que ça révèle sur l’état d’esprit vis-à-vis des relations amoureuses ?

Je pense que cela signifie que les gens deviennent plus ouverts et plus honnêtes. Il y a des avantages et des inconvénients. J’ai vu des couples se renforcer parce qu’ils n’avaient pas besoin de se tromper. Un mec qui se branle sur du porno ne pense pas à sa femme mais à la fille qu’il mate – pourtant, ça ne l’empêche pas d’aimer sa femme et ça ne veut pas dire qu’il va la quitter. C’est un peu pareil, sauf qu’ils sont en présence l’un de l’autre. J’ai vu un couple marié depuis six mois et ils faisaient déjà de l’échangisme.

2 Chris Reynolds Gordon, l’homme qui organise les « orgies élitistes » les plus courues de Londres

Chris pendant sa période d’athlète

Avant tout ça, tu as commencé ta carrière par l’athlétisme, n’est-ce pas ?

Ouais. Dès la première fois où je me suis retrouvé sur un terrain de course, j’étais à peu près le plus rapide coureur de 1500 mètres du pays. J’ai remporté plusieurs titres nationaux et j’étais plus rapide que Seb Coe et Steve Cram pour mon âge. À 18 ans, j’étais le plus rapide sur 1800 mètres dans ma catégorie. Mais ensuite, je me suis embrouillé avec ma famille pendant un an et demi. Auparavant, mon père était mon coach, et je me suis retrouvé à dormir à l’arrière d’une voiture en mangeant des fish and chips. C’est parti en couille. Je me suis écroulé, j’étais presque suicidaire—Je n’arrivais pas à surmonter le fait de ne plus être un champion.

Ensuite, tu as gagné de l’argent dans des circonstances assez obscures, je crois ?

Oui. Quand ma mère est morte, j’ai hérité de 600 000 dollars à 21 ans, que j’ai investis dans une formation de trading. Mon compte en banque a flambé grâce à mes transactions sur le FTSE 100 puis avec le FOREX. Je me suis très bien débrouillé, et quand Lehman Brothers est tombé, j’ai gagné des sommes astronomiques. J’ai décidé d’investir dans l’immobilier. J’avais six résidences à Dubai, quatre au Maroc, et deux en Égypte à 22 ans. Je voulais me concentrer sur la course. Mais la crise est arrivée et j’ai tout perdu. À l’époque, j’avais une fortune estimée à 5.3 millions de dollars, mais il y a une différence entre être virtuellement riche et avoir de l’argent à la banque. Si l’économie ne s’était pas écroulée, je ne serais pas en train de travailler.

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Chris avec le Secrétaire d’État russe Pavel Borodin

J’ai vu une photo de toi avec le Secrétaire d’État russe Pavel Borodin. Tu m’expliques ?
J’ai rencontré Vladimir Poutine et Pavel Borodin. Je voulais faire du commerce de diamants bruts. C’était à l’époque où tout roulait. J’avais un très bon gestionnaire de fortune, mais il me disait qu’il ne pouvait pas me donner de preuves de fonds, qui étaient nécessaires pour que les gens acceptent de me parler. Du coup, j’ai demandé à des gros acheteurs de diamant de m’en donner, et pour faire court, l’État m’a évalué à 390 millions de dollars quand j’avais à peu près 23 ans.

J’ai volé en Russie avec les documents en poche, signés par la banque. Je suis allé au Kremlin et j’ai dormi au President Hotel, où j’ai rencontré Poutine et Borodin. On a parlé dans son bureau ; ils me prenaient pour un mec super riche – fallait être assez couillu. C’était stupide, mais je voulais être le meilleur, et j’étais prêt à tout pour ça.

Pour finir, quelle taille fait ton réseau de parties fines ?

Eh bien, on a un réseau social d’environ 8 millions de personnes en Europe, et un autre de 16 millions. Au Royaume-Uni, il y a des groupes avec des dizaines et des centaines de milliers de personnes rien qu’à Londres. C’est inimaginable – tu ne le croirais pas. Mon contrat ne me demande que d’aller dans des endroits comme Miami, Ibiza et New York, d’aller à des fêtes, d’y amener des gens, et d’en faire les meilleures soirées possibles.

Par Cass Horowitz

Source: vice.com

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