Christine Boutin a “honte” de ces femmes qui dénoncent le harcèlement sexuel

Christine Boutin a “honte” de ces femmes qui dénoncent le harcèlement sexuel

Sur son très inspiré compte Twitter, Christine Boutin a dénoncé ce dimanche soir “ces anciennes anciennes ministres qui laissent entendre que les hommes sont des obsédés”. Une réponse aux 17 femmes politiques qui ont signé dans le “JDD” un appel à ce que le harcèlement sexuel ne reste plus impuni.

Elle en a marre de ces nanas-là, marre de ces nanas. Au terme d’une semaine marquée par le sujet du harcèlement sexuel, à la suite de l’éclatement de l’affaire Denis Baupin, Christine Boutin a poussé un coup de gueule ce dimanche 15 mai sur Twitter : “Honte ! Marre, vraiment marre“…

Que les fans de Christine la catholique se rassurent, elle ne dénonce pas ici le sexisme ambiant en politique, ni ne se joint à l’appel de 17 ex-ministres, ce dimanche dans le JDD, pour que cesse l’impunité en matière de harcèlement sexuel. Non, si Boutin a honte, c’est justement de… “ces anciennes anciennes ministres qui laissent entendre que les hommes sont des obsédés !

“Les femmes ont besoin de vrais hommes”

Une prise de parole qui s’inscrit dans la droite ligne de la philosophie jusqu’au-christine-boutiste contre les dérives en tout genre du féminisme. Ainsi, il y a tout juste trois ans, quand un choeur de bien-pensance avait cru bon de saluer le courage de l’annonce par Angelina Jolie de la double mastectomie qu’elle avait subie pour prévenir un risque élevé de cancer du sein, Christine Boutin s’était dressée seule contre tou(te)s pour pointer le ridicule de cette situation : “Pour ressembler aux hommes ? Rire ! Si ce n’était triste à pleurer !

Partisane devant l’éternel du mâle brut, Christine Boutin avait considéré en février dernier que “les femmes ont besoin de vrais hommes et pas de guimauve féminisée. A l’époque, elle avait eu un peu de mal à expliquer cette notion de “vrai homme” au-delà des questions de crème pour la peau (truc de fiotte) ou d’épilation (truc de fiotte). “Moi j’aime bien un homme qui est viril !“, s’était-elle en revanche exclamée. Et si cela implique pour les femmes de se faire peloter contre leur gré dans les couloirs de l’Assemblée, eh bien elles n’ont qu’à fermer les yeux et penser à la République !

Thomas Vampouille

Source: Marianne.net

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