Cité dans l’affaire des “tueries des femmes d’Abobo”, le commandant Abehi crache ses vérités: «Je n’ai tué personnes. Les chars qui ont été attaqués ce jour n’était pas les miens»

Cité dans l’affaire des “tueries des femmes d’Abobo”, le commandant Abehi crache ses vérités: «Je n’ai tué personnes. Les chars qui ont été attaqués ce jour n’était pas les miens»

Le procès des neuf gendarmes a repris ce jour comme décidé, il y a de cela quelques jours par le président du Tribunal militaire, Dembélé Tayrou.

Deux des neufs prévenus ont manqué à l’appel comme ce fut le cas à l’ouverture le jeudi dernier. Ils n’étaient pas ce jour dans le box des accusés a constaté koaci.com sur place.

L’audience de ce jour a été marquée par l’audition du commandant Abehi Jean Noël, poursuivi par le tribunal militaire pour désertion et violation de consigne au moment des faits.

Le commandant a clamé son innocence tout en révélant par la suite à la barre qu’il a déserté l’armée parce que sa vie ainsi que celle de sa femme et de ses enfants étaient en danger.

“J’ai déserté parce que je n’ai pas voulu me faire entendre hors du camp Agban comme promis par le premier ministre Guillaume Soro. J’ai déserté parce que j’étais menacé de mort. Des hommes en armes ont rendu à trois reprises visite à mon épouse dans son établissement. Mes enfants étaient menacés par ceux de Wattao parce qu’ils fréquentaient la même école, ” a-t-il expliqué.

Abehi a dénoncé l’attitude du commandant de la gendarmerie, Édouard Kassaraté qui l’avait presque abandonné à son sort.

“Comme Banny est ton parent, il faut le voir si on peut faire quelque chose pour toi dans cette histoire. Le chef hiérarchique, je suis menacé je lui en parle et c’est cette réponse qu’il me donne,” a expliqué le commandant à la barre.

Selon lui, il a effectivement rencontré le premier ministre Charles Konan Banny qui a pu l’introduire auprès du premier ministre d’alors Guillaume Soro.

“J’ai dit au premier ministre Guillaume Soro que j’étais à la disposition de mon pays. Je n’ai jamais entendu d’ordre de ralliement, ” a-t-il ajouté.

C’est pourquoi il est surpris d’apprendre qu’il est également poursuivi pour violation de consigne alors que ce sont ses camarades et lui qui ont demandé au commandant de la Gendarmerie de se rendre au Golf pour faire allégeance au président de la république.

Abehi Jean Noël a poursuivi en déclarant qu’on le fait passer pour un assassin alors qu’il n’en est rien parce que son nom a été cité à tort ou à raison dans l’affaire des tueries des femmes d’Abobo.

“Je n’ai tué personnes. Les chars qui ont été attaqués ce jour n’était pas les miens. Il appartenaient à la garde Républicaine et à la BAE,” a également révélé Abehi Jean Noël.

Face aux questions du commissaire du gouvernement qui essayait de le confondre, le prévenu a déclaré qu’il était fatigué des poursuites judiciaires.

“Je commence à être fatigué. Si on veut me tuer qu’on me tue parce que j’ai fait mon travail,” a martelé le commandant.

Il faut rappeler qu’à l’entame du procès, la défense a présenté deux exceptions qui n’ont malheureusement pas été prises en compte par le Tribunal militaire.

La première était liée à l’incompétence du Tribunal et la seconde au jugement de 5 autres gendarmes dont les noms ne figurent pas sur la lettre de renvoi.

Wassimagnon, Abidjan

Source: Koaci.com

Lire l’intégralité de l’audition ici

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