Colbert Kouadjo (journaliste-écrivain) : « Les crimes rituels contre les albinos et les sacrifices humains en général  sont des obstacles au développement de l’Afrique »

Colbert Kouadjo (journaliste-écrivain) : « Les crimes rituels contre les albinos et les sacrifices humains en général sont des obstacles au développement de l’Afrique »

Colbert Kouadjo est l’auteur du roman « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos » qui fait parler de lui depuis sa parution le 14 janvier 2015. A travers ce roman, tous les albinos africains viennent de retrouver l’avocat qui leur manquait. « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos », c’est l’histoire d’une albinos nommée Holyçane, une petite libérienne qui échappe aux chefs de guerre en quête d’albinos pour adorer leurs fétiches. C’était en 1989. Cette aventure pathétique, racontée dans un style simple, s’adapte à tous les lecteurs. Elle démarre à Monrovia, capitale du Liberia puis atteint son paroxysme dans une autre capitale Africaine où la petite albinos s’est refugiée avec son père… Le courage et l’intelligence de Holyçane sont comparables à ceux d’Anne Zingha, reine d’Angola qui résista à l’invasion portugaise.

Cette petite albinos qui chante le jazz comme les crooners de la Nouvelle-Orléans, ne gagne pas seulement sa vie en chantant. Mais pendant les concerts, elle fait passer le message de la dignité des albinos de l’Afrique, elle dénonce les nombreuses superstitions qui menacent les albinos africains. Elle fait sa révolution dans cette capitale où fourmillent les tueurs d’albinos appelés chasseurs d’albinos.  Elle devient une étoile pour les albinos africains. Elle devient  le doigt qui leur montre le soleil.

Enfin, elle devient la voix qui leur dit : « débout pour votre dignité ! »…Mais au-delà de ce combat héroïque de la jeune albinos, le journaliste Colbert Kouadjo, fervent défenseur des droits de l’Homme, déploie aussi son talent de sociologue pour poser un véritable problème. Car, avant tout, il faut savoir poser des problèmes : quelles sont aujourd’hui les avancées économiques, sociétales et politiques engendrées par les nombreux sacrifices humains et crimes rituels contre les albinos en Afrique ?  L’Afrique peut-elle être émergente avec des peuples qui croient encore en des meurtres rituels ?

Nous avons rencontré Colbert Kouadjo, le nouvel avocat des albinos africains de passage à Cotonou et il a accepté de nous accorder cet entretien ô combien riche ! Nous le proposons à tous les Africains, pour qu’ensemble, nous prenions conscience qu’il nous faut faire une rupture avec nos croyances obscurantistes qui ne font que retarder l’Afrique sur le chemin du développement. Les meurtres rituels contre les albinos n’apporteront jamais l’émergence à l’Afrique. Entretien :

Dominique Houédjissou : Après lecture de ton roman, est-ce qu’on peut affirmer que les meurtres rituels perpétrés contre les albinos africains constituent un obstacle épistémologique pour l’Afrique ?

Colbert Kouadjo : C’est une affirmation juste. C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle j’ai écrit le roman. C’est à cette réflexion que je voudrais inviter tous les lecteurs.  En ce 21eme siècle, les Africains doivent abandonner toutes les pratiques obscurantistes pour accéder à la science qui libère l’homme en apportant le développement. Gaston Bachelard, dans « La formation de l’esprit scientifique » déclare : « Accéder à la science, c’est, spirituellement, rajeunir, c’est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé ». Si les Africains veulent que le continent soit développé et émergent,  ils doivent lutter contre les obstacles épistémologiques, les obstacles à la science pour former un véritable  esprit scientifique. Les sacrifices humains sont des pratiques obscurantistes en Afrique.

Pour les courants intellectuels et politiques progressistes, héritiers de la philosophie des Lumières, l’obscurantisme est une attitude d’opposition à la diffusion du savoir, dans quelque domaine que ce soit. Quand vous lisez le roman « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos », il est évident que vous-vous révoltiez contre les nombreux obstacles à la science. Et c’est grave pour l’Afrique.  Par exemple, comment un Africain peut croire aujourd’hui que coucher avec une jeune fille albinos peut guérir le sida ? Comment enterrer un albinos dans un champ peut-il fertiliser la terre ? Pourquoi certains politiciens africains croient que sacrifier un albinos peut leur assurer la victoire aux élections ? Je vous dis que les meurtres rituels contre les albinos sont des obstacles à l’esprit scientifique en Afrique.

Selon vous, pourquoi les africains tuent, violent, mutilent-ils les albinos ?

Colbert Kouadjo : A la page 26 du roman, il est écrit : « Les albinos africains sont très menacés actuellement par les préjugés et les superstitions au nom desquels ils sont sacrifiés : des hommes politiques les sacrifient pendant les campagnes électorales pour être élus, des hommes d’affaires les sacrifient à des fétiches pour faire prospérer leurs affaires, des agriculteurs les enterrent dans des plantations de cacao, de café, de palmier, de coton, pour rendre la terre fertile. Même certains serviteurs de Dieu enterrent des bébés vivants d’albinos dans leur église pour attirer les fidèles et accroitre leur popularité.

Certaines parties des corps des albinos sont recherchées pour leurs supposées puissances miraculeuses. Des gourous et des guérisseurs concoctent des potions magiques avec ces parties-là et les vendent à des millions de francs en Afrique. Ces superstitions ont développé dans plusieurs pays africains, un marché habilement exploité par des guérisseurs, des marabouts et des gourous qui font des albinos leur fonds de commerce… Un important magazine avait rapporté que sur le marché des organes d’albinos, le corps complet d’un albinos y compris le sang se vendrait à 200000$ … » Voilà en substance ce qui pousse en général les Africains à massacrer les albinos en s’appuyant sur des superstitions. Ce n’est pas triste ça ? Quand des Africains croient encore que coucher avec une fille albinos peut guérir le sida, vous comprenez l’obstacle qui s’érige sur le chemin de la recherche scientifique pour trouver  le médicament contre le VIH.

A la page 28 du roman, il est encore écrit : « Pour être guéris du sida, ils violent une albinos de cinq ans ». Des guérisseurs qui conseillent aux sidéens de coucher avec des filles albinos pour être guéris du sida. Vous comprenez le degré de l’obscurantisme qui gangrène une catégorie d’africains. Pour être riches, des gourous recommandent aux hommes d’affaire superstitieux des sacrifices d’albinos. Plusieurs politiciens mettent leur foi en ces croyances aussi déshumanisantes au point qu’en Tanzanie, L’ONU dénonce depuis 2013 une recrudescence des attaques contre les albinos à mesure que les élections approchent.

Lisez par exemple le discours de la petite Holyçane, le protagoniste du roman, à la page 21, avant son concert de jazz: « Pendant les campagnes électorales, à cause des hommes politiques, les albinos africains sont obligés de se cacher pour ne pas être victimes des crimes rituels. Ces chasseurs d’albinos sont sponsorisés par les ministres, les députés, les hommes d’affaires… Fouillez leurs domiciles et vous y trouverez les corps d’albinos enterrés dans des antichambres. Ils s’abreuvent chaque jour de sang d’albinos. Plusieurs cossus de ce pays détiennent un morceau d’albinos, un os ou des cheveux d’albinos sous forme de gris-gris porte-bonheur qu’ils adorent. On nous chasse comme on chasse des éléphants pour leurs ivoires, comme des rhinos pour leurs défenses, comme du gibier de brousse pour leur chair comestible. Dites aux Africains que le sang qui coule dans les veines d’un albinos est le même qui coule dans leurs veines… Qu’on cesse alors de boire notre sang sous le prétexte que ce sang apporte puissance, gloire, fortune et guérison. C’est de la superstition. C’est de l’obscurantisme. C’est de la barbarie. Mesdames et messieurs, pourquoi au 21eme siècle, des gens peuvent-ils fonder leur vie sur des superstitions et des croyances aussi déshumanisantes ? Pourquoi des gens peuvent- ils penser de nos jours que le sida peut se guérir en couchant avec une albinos ? » Voilà donc quelques  unes des raisons qui poussent les Africains à assassiner les albinos. 

Parlant de catégorie, peux-tu déterminer la catégorie d’Africains qui s’adonnent aux meurtres rituels contre les albinos ? 

Colbert Kouadjo : Dans certains pays africains, les albinos sont obligés de rester enfermés pendant les périodes électorales. Renseignez-vous au près des associations de défense des albinos, elles vous le diront. Des politiciens superstitieux s’adonnent aux sacrifices d’albinos croyant s’assurer ainsi la victoire électorale. A cause des superstitions, les albinos deviennent les moutons de sacrifice de plusieurs politiciens africains. C’est de l’obscurantisme véritable. Pour être élus président de la République, maire, député…, les politiciens africains ont-ils besoin de sacrifier des albinos?

Il leur suffit de présenter un bon programme de développement et de gouvernance au peuple. C’est pareil pour les hommes d’affaire. Pour faire prospérer les affaires, ils n’ont pas besoin de sacrifier des albinos. Il y a aujourd’hui des méthodes modernes de gestion, de marketing pour faire prospérer une affaire. Il y a des techniques modernes pour faire prospérer une affaire, sans oublier que nous sommes dans un monde globalisé. Les Africains doivent apprendre à copier les meilleurs exemples des occidentaux ou asiatiques. Leur prospérité ne repose pas sur le sang humain ou le sacrifice humain.

Est-ce que tu peux expliquer le silence des gouvernants africains face aux  massacres des albinos africains ? 

Colbert Kouadjo : Le massacre massif des albinos, la mutilation des albinos, le viol des albinos, l’exclusion sociale des albinos sont la belle démonstration que les droits de l’Homme et la dignité humaine ne préoccupent pas les gouvernants. Et ce n’est pas faux de le dire. Parler de droits de l’Homme dans un pays africain, c’est comme insulter les gouvernants. En Afrique, ce sont les défenseurs des droits de l’Homme qui sont les premiers ennemis des gouvernants.  Si vous savez le calvaire que vivent les défenseurs des droits de l’Homme sur le contient africain ! Mais nous ne baissons pas les bras. Non ! Il faut que la dignité humaine soit respectée.

En Afrique, on enlève des enfants, des femmes, des hommes qu’on découvre le lendemain sans vie, avec des parties du corps amputées. Cela n’émeut aucun gouvernant. Leur préoccupation, c’est comment conserver le pouvoir…C’est l’indifférence totale face à ces meurtres quotidiens contre les albinos. Or l’indifférence, c’est la mort du cœur. Peut-on être indifférent à la vie ? Y a-t-il quelque chose de plus précieux que la vie humaine ? Y a-t-il un trésor au-dessus de la vie humaine ? Pourquoi doit-on détruire la vie des albinos ? Aujourd’hui, grâce aux combats des albinos eux-mêmes, la communauté internationale commence à interpeler les gouvernants africains sur leur sort. L’Onu est très impliquée dans la protection des albinos aujourd’hui.  En Tanzanie, l’Onu a pris des mesures pour contraindre les gouvernants à protéger les albinos. La Tanzanie est un pays tristement célèbre dans le massacre des albinos.

A la page 27, il est écrit : « Un jour, un journal avait révélé qu’une ministre immensément riche disposait d’une boutique où hommes d’affaires et politiciens africains se procuraient des corps et des organes d’albinos. C’était une sorte de magasin de pièces détachées d’albinos ». J’ai la chair de poule…

Colbert Kouadjo : Il est écrit aussi à la page 93 : « Ses clients-là étaient des hommes très connus dans le pays : Jacques Aman était un homme d’affaire cossu, Paul Kasy était le directeur du cabinet du Président de la République, Moïse Tapé était le tout-puissant directeur du protocole du Président de la République et Bidi Jonas était ministre de l’économie. Gutenberg décida de vite agir pour empêcher ces gens-là de tuer les quatre albinos ».

Vous savez, j’ai un ami marabout qui m’expliquait ceci : « les grands sacrifices coûtent cher. Et seuls les riches font de grands sacrifices. Les pauvres font de petits sacrifices, c’est pour cela qu’ils restent petits. Quand tu vois à un carrefour, quatre noix de colas, il faut savoir que c’est le sacrifice d’un pauvre. Quand tu vois un panier de colas à un carrefour, c’est le sacrifice d’un riche. Quand tu vois un poulet égorgé à un carrefour, c’est le sacrifice d’un pauvre. Mais quand tu vois un bœuf égorgé à un carrefour, c’est le sacrifice d’un riche. Or le sacrifice humain est le sacrifice le plus cher. Donc ce sont les riches qui font le sacrifice humain ».  J’ai alors tout compris…Tous ces hommes qui disparaissent et qu’on retrouve vidés de leur sang, ces enfants qu’on enlève et qu’on retrouve morts et mutilés. Sans oublier le massacre quotidien des albinos : mutilations, viol, meurtre.

As-tu un proche parent albinos ? 

Colbert Kouadjo : Oui. Une cousine qui a été élevée par ma mère. Quand nous étions petits, mes parents ont découvert que chaque fois qu’elle allait se faire coiffer, la coiffeuse retenait certains de ses cheveux qu’elle revendait très cher à des commerçants…Depuis ce temps-là, ma mère avait décidé de la coiffer elle-même à la maison. 

Quel message veux-tu laisser en bouclant cet entretien ?

D’abord, je voudrais dire qu’il est temps que les Africains abandonnent les préjugés et les superstitions qui ont longtemps ruiné le continent. Aujourd’hui, quelles sont  les avancées économiques, sociétales et politiques engendrées par les nombreux sacrifices humains et crimes rituels contre les albinos en Afrique ?  L’Afrique peut-elle être émergente avec des peuples qui croient encore en des meurtres rituels ? Les pays africains atteindront-ils les objectifs du millénaire grâce à ces pratiques obscurantistes et déshumanisantes ? Ils doivent se dépouiller de tout ce qui constitue les obstacles épistémologiques internes pour  se soumettre à une préparation intérieure afin que leur recherche progresse vers la vérité, vers tout ce qui peut améliorer la vie des Africains.

Aujourd’hui notre siècle est celui des Lumières, de la connaissance scientifique. La notion d’obstacle épistémologique est ce qui permet de poser le problème de la connaissance scientifique : c’est à partir du moment où celui-ci est surmonté, donnant lieu à une  rupture épistémologique, que l’on atteint le but recherché. Le roman « holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos » pose le problème et jette donc les bases de la rupture avec les meurtres rituels contre les albinos et les sacrifices humains auxquels sont encore attachés les Africains et même certains gouvernants africains. Cette rupture permettra non seulement de sauver des vies mais transformera les structures mentales des Africains afin qu’ils acceptent la science au lieu d’en constituer un obstacle.

Ensuite, je voudrais dire aux albinos africains de se lever pour se battre car personne ne le fera à leur place. J’admire ma petite sœur Adi Ntankeu  la fondatrice de ANIDA que j’appelle affectueusement l’Amazone. C’est une grande femme, une Jeanne d’Arc mais avec un cœur rempli d’amour, de compassion, de bienveillance pour ses sœurs, ses frères albinos sans défense, exposés à toutes les rapaces du continent, à tous les chasseurs d’albinos. Elle a su éviter tous les préjugés pour montrer qu’on peut être fier quand on est albinos. Qui ne l’admire pas pendant ses défilés de mode? Il y a aussi  Thando Hopa la sud-africaine et  sans oublier Nathalie du Burundi qui est  une grande comptable. Les albinos ne sont pas des « bêtes ».

Ce sont des hommes avec toutes les facultés humaines. Malheureusement, on refuse de les mettre dans des conditions humaines à cause des nombreuses  superstitions qui pèsent sur eux. A cause des superstitions, on préfère les jeter à  la rue et ne pas les scolariser. Il faut qu’il y ait une nouvelle culture en Afrique qui repose sur le respect de la dignité humaine. Il y a quelques jours,  je discutais avec Adi Ntankeu, la fondatrice de l’Association ANIDA qui m’a révélé que toute la génération des albinos africains  jusqu’en 2009 pourraient mourir avant l’âge de 30 ans de cancer de la peau. J’ai été choqué et attristé par cette mauvaise nouvelle. Si on ne fait rien, cette calamité va s’abattre sur les albinos africains. Il faut les protéger contre le soleil. Malheureusement ils sont obligés de se mettre sous le soleil ardent pour mendier.

Pourtant, il  y a des gens en Afrique qui sont si riches que pour s’arracher une dent, ils vont dans une clinique en Europe. Ces gens-là peuvent bien s’occuper des albinos. Mais il y a l’indifférence. Je vous dis que l’indifférence, c’est la mort du cœur. Les gouvernants africains préfèrent acheter des armes pour massacrer la population, museler la population dans le seul but de rester au pouvoir. Il  faut avoir le courage pour dénoncer avec force cette indifférence de la part des gouvernants. On ne peut pas être indifférent devant de tels cas. Les gouvernants et leurs épouses sont très, très riches.

Et enfin, je voudrais lancer à tous les albinos ce message que Holyçane le protagoniste du roman a lancé à tous les albinos africains : « Il y a en Afrique, des milliers d’albinos qui sont menacés de mort et qui sont obligés de vivre cachés. Je ne peux plus me taire face à cette tragédie. Moi, je ne veux plus vivre dans l’ombre de la mort. Je demande donc à tous les albinos africains de sortir leur génie et de combattre avec leur génie ces Africains que le pouvoir et l’argent ont rendu orgueilleux et inhumains, qui chantent les droits de l’Homme mais qui assassinent les albinos et boivent leur sang. Combattons-les avec nos génies et disons- leur que la vie humaine est le plus précieux de tous les trésors, elle est au-dessus de tous les trésors. Qu’ils arrêtent donc de détruire la vie des albinos…(P134) ». J’invite tous le monde à se procurer ce roman pour qu’ensemble nous menions ce combat. Les albinos ont le droit de vivre. Je dédie le roman à deux amazones de la lutte pour la défense des albinos africains, à savoir Adi Ntankeu fondatrice de ANIDA et Thando Hopa pour leur courage.

Entretien réalisé par Dominique Houédjissou , journaliste,critique littéraire, Cotonou (Benin).

Colbert Kouadjo, Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos, (Edition Edilivre-Aparis 2015 France) 

ON PEUT SE PROCURER LE ROMAN PAR COMMANDE OU EN ACHETANT EN LIGNE :

Lien : www.edilivre.com/holycane-la-chanteuse-de-jazz-et-les-chasseurs-d-albinos-colbert-kouadjo.html

Le roman est vendu sur les sites suivants : Babelio, Livraddict, Libfly, Booknode et Senscritique.

En France, on peut se le procurer dans le réseau places des librairies : www.placesdeslibrairies.fr

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