Comité Central extraordinaire du FPI: Les militants acceptent la non-réhabilitation de Akoun, mais exigent le retrait du FPI de la CEI

Comité Central extraordinaire du FPI: Les militants acceptent la non-réhabilitation de Akoun, mais exigent le retrait du FPI de la CEI

Annoncé comme un tournant déterminant dans la survie du FPI, la réunion du comite central (considéré comme le parlement du parti), réuni en session extraordinaire le jeudi dernier au QG Laurent Gbagbo à Attoban, sous la houlette du professeur Sangaré Aboudrahamane, a entériné les décisions du groupe de médiation. De quoi pacifier la maison bleue en attendant le congrès prévu d’ici la fin de l’année.

Contrairement à la volonté des va-t-en guerre qui souhaiteraient voir le parti de Laurent Gbagbo disparaître. Cette rencontre au sommet de l’organe de décision du Front Populaire Ivoirien, comme il fallait s’y attendre a été l’occasion pour les ‘’parlementaires’’ de passer au peigne fin les points de désaccords et principalement la réhabilitation de Laurent Akoun à son
poste de Secrétaire Général du parti, qui mettent à mal la cohésion au sein du parti depuis le 4 juillet 2014, date de reamenagement du secrétariat général par le président du parti.

Dans son propos liminaire, Sangaré Aboudramane, l’un des pères fondateurs du parti, faisant désormais office de gardien du temple a d’entrée rappelé à l’assemblée les principes sacro saints de la vie : «Ne detruis pas ce que tu n’as pas construit et qui ne t’appartient pas … Et si telle était ton intention, qui devait te suivre et comment ?» a martelé l’universitaire. Allusion faite à ceux qui croient bon d’utiliser le FPI comme moyen d’échange pour parvenir à leurs intérêts personnels et politiciens. Apres donc ces propos du 1er vice-president, fortement salués par un tonnerre d’applaudissements, place aux débats sur les points de désaccord, notamment la réhabilitation de Laurent Akoun

La réhabilitation de Laurent Akoun réclamé en vain

Principale point d’achoppement, la réhabilitation de Laurent Akoun à son poste de Secrétaire General et porte parole du FPI a fait l’objet de chaudes discussions. Pendant plus de 2 heures, de facon unanime, les 117 personnes inscrites pour intervenir sur la question ont exigé la réhabilitation de Laurent Akoun en lieu et place de Monnet Agnès nouvellement promue à ce poste. Une requête à laquelle réfuse d’accéder le président Affi, malgré les tendances favorables à Akoun.

Sous la pression de la majorité, le président du parti en appelle au secours au comité centrale : «Je demande au comité centrale de décider», a-t-il proposé. Ce qui a fait reagir Gnahoré Jean Baptiste du groupe de médiation : «je demande simplement au président du parti s’il endossait les recommandations du groupe de médiation sur la question du poste de Secrétaire Général qui est revenu à Agnès Monnet», at-il interrogé. Mais avant l’éclairage du préfet Gnahoré, ce sont les ministres Douaty et Lida qui obligent le président Affi à prendre ses responsabilités sans s’en remettre au comité central. Poussé dans les cordes par ses adversaires, le patron du FPI fait le profil bas : «…Je vais encore insister… J’ai fais preuve de bonne volonté et d’ouverture, j’ai accédé a 3 révendications sur 4. Je demande aux camarades du comité central de donner les moyens au président que je suis pour que je travail. Je voudrais requérir votre
indulgence pour qu’Agnès reste à son poste» a plaidé le président du FPI. Il était 17h30.

Agnès Monnet reste donc à son poste

Face aux tons qui commencaient à se durcir à l’encontre du président Affi, pour l’épargner des paroles véhémentes des militants en colère et pour lui éviter les humiliations, le ‘’père ‘’ Aboudrahamane Sangaré a du voler à sa rescousse en y mettant la main de sage : «C’est une réunion difficile… Les gens disent souvent que Sangare ne parle pas. Mais Sangaré ne parle pas pour parler, Sangaré parle dans les instances du parti et non dans la presse… Moi-même je n’ai pas aimé la manière dont Agnès a occupé le poste d’Akoun. Je peux me tromper sur ce qui m’a été rapporté puisqu’il ya eu des sons discordants. Mais elle pourra me donner la vraie version… C’est la première fois qu’un président du parti demande l’indulgence de l’assemblée… Je vous demande encore une fois d’accepter de le suivre… Si vous me faites confiance, vous allez suivre la suite de notre position… », a suggeré le doyen Sangaré. Et à sa suite, le ministre Douaty a
déclaré, pour marquer son accord avec le 1er vice président du parti : «je suis pour l’éthique des principes car c’est quand on respecte les principes que les responsabilités se situent». Il a été suivi par le ministre Lida «Les conseil du camarade Sangaré sont pour nous un imperatif… Et donc nous sommes obligés d’obtempérer» a-t-il ajouté …

Fin donc du désaccord sur Agnès Monnet

Ce point ainsi évacué, le dossier CEI a été mis sur la table. Invité é répondre sur la prétendue participation du FPI a la CEI, le président Affi a d’abord voulu reporter le débat au 30 Aout avant qu’il ne soit obligé de se prononcer séance tenante.

Affi donne les raisons qui l’ont poussé à rentrer à la CEI

Affi N’guessan : «Vous m’obligez à me prononcer sur la question maintenant (le jeudi 14 Aout 2014 NDLR). Je risque de ne pas être pertinent mais je vais essayer. Pour moi la CEI n’est seulement une question électorale. Ma préoccupation c’est comment défendre les intérêts du FPI. Je peux me tromper de bonne foi. Je peux ne pas savoir la meilleure stratégie en ce qui concerne la CEI. Pour moi c’est une question de positionnement du FPI dans le jeu politique… Si nous sommes d’accord pour la transition pacifique démocratique, c’est une nécessite de positionner le FPI dans le jeu politique. Le principe sur la composition d’un bureau consensuel de la CEI a été un acquis. Nous sommes avec le gouvernement dans un jeu d’échec. La CEI n’est pas là seulement pour les élections présidentielles de 2015. Il ya les élections législatives, municipales et les conseils régionaux sans oublier les élections de 2020. Si nous voulons participer à ces différentes échéances électorales, il est important pour nous de prendre notre place au sein de la CEI» a-t-il expliqué avant de conclure : «Le FPI est libre d’adopter la posture qu’il veut par rapport à la CEI. Si nous voyons que le principe du consensus est absent alors le FPI sortira de la CEI.»

En attendant que le comite de contrôle fasse des observations au regard des textes et que le comité central se prononce sur cette question, le président du parti a proposé une autre réunion du comité central ordinaire le 30 Aout prochain. Toutefois : «d’ici là, le représentant du FPI suspend ses activités a la CEI» affirme Affi N’guessan.

Commencée, en effet, à 10 h, cette rencontre a pris fin a 18h.

Source Notre Voie

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