Complot international contre Laurent Gbagbo: L’aveu de Jun-Jin Choï démontrant la cruauté de l’ONU

Il manquait sa plume pour conforter celui qu’il a aidé par une certification mensongère et la force, à s’asseoir au Palais présidentiel en Côte d’Ivoire.

Jun-Jin Choï, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire en 2010, qui a, au-delà de ses compétences, déclaré élu Alassane Dramane Ouattara à l’issu de présidentielle, a écrit un livre. Un livre dont des extraits publiés dans la presse ivoirienne, révèlent combien la communauté internationale a fragilisé et humilié un Etat souverain, avant de bafouer son Président.

La guerre menée contre Laurent Gbagbo, était une guerre asymétrique. Avec d’un côté la force coalisée franco-onusienne puissamment armée. Forces appuyées par la rébellion de Ouattara, l’ECOMOG sous les ordres du nigérien Good-Luck Jonathan, alors président de la CEDEAO, et des soldats burkinabé de Blaise Compaoré et de l’autre, l’armée ivoirienne, démunie, sans aéronef, sous embargo d’équipements militaires.

Jun-Jin Choï en donne la preuve dans ce morceau de récit des crimes de l’ONUCI les 21 mars et 1er avril 2011 : « Avec l’aide d’éléments FRCI, l’aéroport fut sécurisé. Quant au MI-24 de Gbagbo, il fut neutralisé par George Rautenbach, mon chef de cabinet, qui eut la bonne idée de sectionner le câble électrique du gouvernail. Un peu plus tard, des éléments de la force Licorne vinrent compléter le dispositif de protection. J’appelai le président Ouattara. Les responsables de l’aéroport étant disposés à travailler sous autorité – et la protection de l’ONUCI -, n’était-il pas temps d’annoncer la réouverture de l’aéroport ?» Donc Laurent Gbagbo qu’une coalition internationale combattait avec rage et plusieurs avions de guerre, n’avait qu’un seul hélicoptère de combat, MI-24, qui, surcroît, n’avait même pas décollé une seule fois au cours de ce conflit, avant qu’il ne soit mis hors d’usage par l’ONU !

Les grandes puissances ne voulaient pas de Gbagbo. Elles trouvent alors des prétextes pour le balayer de la présidence ivoirienne, après lui avoir collé en vain une rébellion sanglante. Au-delà même de ce fait, comment réduire un Etat souverain à ne pas pouvoir se doter d’un minimum d’armement conséquent pour la sécurité nationale ? Et Choï l’avoue sans mesurer la méchanceté des Nations Unies : « Quant au MI-24 de Gbagbo, il fut neutralisé par George Rautenbach, mon chef de cabinet, qui eut la bonne idée de sectionner le câble électrique du gouvernail.»

L’ONU estime qu’un MI-24, c’est trop pour la Côte d’Ivoire. Elle l’a détruit expressément, pour rendre le pays plus vulnérable. Et y veille, selon Choï : « La neutralisation du MI-24 de Gbagbo éloignait d’une attaque aérienne contre l’ONUCI. Mais quelques jours plus tard, le commandant du bataillon onusien de l’aéroport m’informa que cinq personnes de type caucasien avaient été aperçues, pénétrant dans le hangar où stationnait l’appareil. Etait-ce une tentative de réparation clandestine ? Le 16 mars, j’évoquai  le problème au téléphone avec Alcide Djédjé. Je lui demandai de me fournir pour le lendemain, l’assurance formelle qu’aucune tentative de remise en état du MI-24 ne serait entreprise. Dans le cas contraire, l’ONUCI dénoncerait publiquement cette violation caractérisée de l’embargo aérien et n’hésiterait pas à détruire l’appareil ». L’ONU endommage donc volontairement le seul hélico de combat de la Côte d’Ivoire et l’interdit de le remettre en état !

Pendant ce temps, elle se félicite de recevoir des renforts en avions de combats pour bombarder les Ivoiriens sous prétexte de détruire les armes lourdes de Gbagbo : « Nous finîmes par estimer que des frappes aériennes étaient non seulement justifiées mais nécessaires. Les trois hélicos prêtés par la MINUL, Mission des Nations Unies au Libéria, jouèrent de ce point de vue un rôle décisif. D’autant que la MINUL avait également mis à notre disposition trois compagnies d’infanterie et deux hélicoptères de transport de troupes (…) Le 2 avril, je demandai à New York l’autorisation de déclencher les frappes aériennes».

L’ONU se montre également fière de la France, plus équipée qu’elle, qui a également déversé un déluge de feu sur la résidence de Gbagbo, jour et nuit, avec ses avions de guerre : « Les Français disposaient d’hélicoptères pourvus de système de visée nocturne. Leurs frappes se poursuivirent donc longtemps après le coucher du soleil», détaille Choï. Mais la Côte d’Ivoire ne pas le droit de se défendre, même si intensément agressée ! Elle doit assister ses ennemis la bombarder.

Pourtant, on se rappelle, il y a un quelques mois, que l’Elysée était contente d’avoir conclu avec l’Egypte un contrat de vente  de 24 rafales. 24 avions de guerre en un coup ! Et on refuse que la Côte d’Ivoire en dispose un seul. Or, l’armée de l’air égyptienne disposait déjà, à cette époque, de 1100 avions de combat dont 245 hélicoptères armés et de 220 chasseurs F-16 d’origine américaine. Plus de 1100 bombardiers !

En vérité, l’Egypte qui a le droit, contrairement à la Côte d’Ivoire, de s’acheter 24 Dassault Rafale de plus, disposait déjà, uniquement au chapitre de l’attaque, 30 F-16A Fighting Falcon, 6 F-16B Fighting Falcon, 136 F-16C Fighting Falcon, 42 -16 D Fighting Falcon, 30 F-4E Phantom II, 4 Mirage 2000 BM, 16 Mirage 2000EM, 53 Mirage 5DE, 16 Mirage 5E2, 5 Mirage 5SDD, 6 Mirage 5SDR, 60 MiG-21, 60 Chengdu F-7A, 40 Shenyang F-6 et 5 Shenyang FT-6. Concernant les drones, l’Egypte en avait 10 de type Anka-A2  et 6 de type ASN-209. Et les choses doivent avoir évolué. « Quant au MI-24 de Gbagbo, il fut neutralisé par George Rautenbach, mon chef de cabinet, qui eut la bonne idée de sectionner le câble électrique du gouvernail.», avoue Choï. Un Président de la République d’un Etat souverain qui ne compte que sur un « MI-24 » ! Cela est injuste !

Il est vrai que l’Egypte, avec son passé de Pharaons, a une tradition de puissance militaire. Mais un Etat souverain demeure un Etat souverain, ayant le droit de se doter de moyens de défense pour assurer la sécurité des biens et des populations présents sur son sol. Ce, sans tabler sur des accords de défense aléatoires avec une ancienne puissance coloniale. Comme la France, qui se réserve le droit de ne pas les honorer quand son humeur ou ses intérêts le lui commandent.

On accuse Laurent Gbagbo des crimes qu’il n’a jamais commis : utiliser les armes lourdes contre ses populations civiles. Si l’ONU est si redresseuse de torts, pourquoi n’a-t-elle pas « sectionné le câble électrique du gouvernail » des avions de guerre américains lorsque le Gouvernement Bush a attaqué, détruit l’Irak et tué son Président, à partir d’un mensonge du chef d’état-major de l’armée  américaine ? Où était terrée l’ONU ? Gbagbo aurait-il tué plus de civils en Côte d’Ivoire que le Gouvernement Busch en Irak ?

L’ONU est coauteur de la fragilisation des Nations qu’elle est pourtant censée consolider, pour les laisser à la merci des impérialistes et prédateurs de l’Elysée ou de la Maison blanche. Jun-Jin Choï a écrit. Dans le tissu de mensonges visant à valider la thèse du Gouvernement Ouattara, selon laquelle « Gbagbo est criminel », il y a des échappées d’aveux. Montrant qu’on a combattu un homme, un Etat, inutilement, méchamment. Pendant que les autres nations avancent.

Suzanne Gahé, pour eburnienews.net

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  1. Choi responsable de la crise post electorale en Cote d Ivoire selon le President de L’Anglos et autres …https://www.youtube.com/watch?v=KE7su34LyEo

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