Congo: Un fou enceinte une femme stérile

Congo: Un fou enceinte une femme stérile

Mangrita vivait avec ses parents dans le village mbala-ngo. Elle eut son premier mari à l’âge de 17 ans qui l’emmena vivre à la capitale Mvulusi. Ils sont restés ensemble là-bas cinq années durant sans porter en son sein une grossesse de son homme. Elle fut renvoyée au village auprès de ses parents par son premier mari pour une raison d’improductivité.

A 23 ans, un homme du village l’avait pris pour femme avec une intention ferme de la faire soigner afin qu’elle porte des enfants. C’était son second mariage. Malheureusement, quatre années après, celui-ci, découragé de vivre avec une femme stérile, demanda lui aussi la séparation avec Mangrita.

Depuis deux années après, Mangrita a eu un nouveau mari qui est commerçant. Mr Foula-nguéngué vient de temps en temps au village s’approvisionner en maniocs, bananes, haricots et autres vivres qu’il va revendre dans les villes de Mvulusi, Kimpévé, Ntsamina, etc. Ce dernier ne vient au village qu’une ou deux fois tous les trois mois pour un séjour de 3 à 5 jours seulement.

Mangrita, qui depuis son retour au village après l’échec de son premier mariage, ne s’occupe que de ses activités champêtres dans la plaine qui borde la forêt de Nzokoto après la traversée de la rivière Bouesso.

C’était un vendredi, elle revenait des champs , portant dans sa moutête (panier), de la courge, quelques ignames et du piment. Elle se retrouva en face d’un Fou de la contrée, le Fou Salabiakou, reconnu non agressif par tous les villageois. Elle se retira de la voie avec sa charge, ce n’était qu’un petit sentier, pour laisser passer le fou.

Elle était surprise lorsque, au lieu de passer, le fou s’arrêta en face d’elle. Celui-ci lui demanda poliment de descendre sa moutête  (panier) et de se déshabiller. Elle prit peur, puis ensuite elle dit violemment au Fou : ” Mais tu es vraiment fou !!!  Comment oses-tu me demander de me  déshabiller ? Allez passe ton chemin et laisse-moi tranquille ”. ” Eh ! ngué kélé kilawu  ”, ce qui signifie : ” Tu es un Fou ”.

Furieux à son tour, le fou agressa Mangrita qui se mit à pleurer, à crier, à supplier le fou de la laisser partir. Peine perdu. Salabiakou, le fou, la fit coucher avec une hargne de gladiateur ; il lui enleva son pagne par force et se mit à la violer. Celle-ci impuissante, fatiguée de lutter, céda, priant le bon Dieu de ne pas permettre qu’elle soit atteinte d’une maladie sexuellement transmissible.

Une fois son acte terminée, tout souriant d’avoir réalisé son exploit, Salabiakou le fou de la contrée parti en chantant une chanson de fou avec des paroles de pure folie, dans un ryhme avancé et calé (non décalé).

Mangrita réalisa qu’elle venait d’être violée par un Fou. Elle sécha ses larmes, ramassa et remis les légumes et féculents dans la moutête  (panier) qu’elle porta sur sa tête.

Elle se rendit à la rivière et pris un bain entier pour enlever toute la saleté fait de poussière et de transpiration à la folie. Puis, elle reprit le chemin du village.

Aussitôt arrivée au village, s’enferma dans sa maison sans dire mot à quelqu’un de tout ce qui s’était passé dans la brousse. Elle n’avait pas faim mais plutôt une honte à en mourir si quelqu’un apprenait qu’elle a été violée par un fou.

En tout cas personne n’était au courant de cette histoire les jours qui suivirent. Cet évènement se passe pendant la période où Mr le commerçant Foula-nguéngué, le nouveau et troisième mari de Mangrita n’avait pas séjourné au village. De toutes  façons, parfois il fait deux à trois mois d’absences au village, certainement il va s’approvisionner dans d’autres contrées du pays.

Un mois après, Mangrita commença à sentir des nausées, suivies des vomissements répétés. Deux mois et demi durant, elle suivi un traitement traditionnel qui n’abouti à rien. Les parents inquiets l’obligèrent et l’accompagnèrent pour une consultation auprès du médecin du Dispensaire du village centre de Mpiodi à environ 5 kilomètres de leur village. Le médecin consulta la dame puis l’orienta auprès de la sage femme en souriant. Il lui dit ainsi qu’aux parent en ces termes : ”Allez voir la sage Niakisa, ne craignez rien, au contraire, c’est une très bonne nouvelle, bref…

Le diagnostic de la sage était simple et claire, ” Mangita, enfin tu enceinte de deux mois.

Les parents heureux se mirent à chanter, il louait et glorifiait Dieu qui venait d’exaucer leurs prières et enlever la honte dans la famille.

Quant à Mangrita, elle était entre la joie et l’injoie ou la délajoie (ce sont mes mots à moi).

Elle se dit tout en larmoyant : Comment Seigneur te remercier de me donner un enfant par un Fou? Pourquoi ? Et quand mon mari reviendra me voir au village, je lui dirai quoi ? Et quand il saura que je ne suis pas enceinte de lui, que fera-t-il ? Et si je disais la vérité que j’ai été violé par un fou qu’est ce qui se passera? Comment serais-je traiter par mon mari ? Mes parents ? Les habitants du village ?

Seigneur mon bon Dieu aide-moi dans cette épreuve.

Au nom puissant de Jésus j’ai ainsi prié. Amen ?

Question aux lecteurs:

1 Que feriez-vous à sa place ?

2- Quels sont vos points de vue ?

La suite de cette histoire au second épisode

Par Joseph Japhet MAMPIKA

Source: Aujourdhui.cg

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