Conseil Coton Anacarde : Koffi N’Goran Justin récompensé pour son salaire parallèle de 1,8 million

Conseil Coton Anacarde : Koffi N’Goran Justin récompensé pour son salaire parallèle de 1,8 million

Dans la marche vers l’émergence chantée par les dirigeants Ivoiriens, la bonne Gouvernance semble ne pas avoir sa place. La preuve avec la récente nomination d’un inspecteur d’Etat qui jouissait d’un double salaire en qualité de juge et partie dans la filière anacarde.

La filière anacarde va mal, du moins si l’on s’en tient au mécontentement des producteurs et surtout des audits très controversés qui ont été diligenté par le pouvoir. Ces audits sensés dresser un diagnostic complet de la filière n’ont pas encore finit de livrer leurs secrets depuis près d’un an ! Cette durée qui ne s’explique pas pour les producteurs peut aisément se comprendre par les bizarreries de délit d’initié et d’autres pratiques qui sont pas de nature à produire des résultats biaisés. Le cas de de l’enquêteur de l’Inspection générale d’Etat (IGE), Koffi N’Goran Justin vient illustrer cette situation.

Ce dernier qui jouissait d’un contrat a duré indéterminé (CDI) sous le matricule 168 émargeait sans sourciller sur le budget du Conseil Coton Anacarde (CCA) à 1 millions 800 mille FCFA par mois en tant que conseiller technique du DG du Conseil Coton Anacarde. En des images plus simples, Koffi N’Goran Justin était à la fois juge et partie, un joueur-arbitre. C’est clairement une situation de conflit d’intérêt dans l’audit de l’Inspection générale d’Etat qui était diligenté. Un enquêteur de l’IGE qui touchait 1,8 millions F CFA peut-il avoir la lucidité et les mains libres pour conduire un audit de façon responsable ? Sa présence et ses pratiques ne vont-elles pas discréditer l’audit de l’IGE ? En dépit d’une situation connue de sa tutelle et surtout du Conseil Coton Anacarde (CCA), Koffi N’Goran Justin a continué d’exercer avec sa double casquette, son double salaire, ses doubles prérogatives et un jugement sans doute altéré à force de voir double !

Mais en Côte d’Ivoire ce type d’affaire ou plutôt d’attitude de fonctionnaires qui émergent sur la bourse commune des contribuables ne choque personne en commençant par ceux qui ont la responsabilité de promouvoir la bonne gouvernance. Comme si de rien était, Koffi N’Goran Justin, l’inspecteur général d’Etat qui officierait au département d’inspection et de contrôle des établissements publics nationaux à caractère administratifs (EPA) et des collectivités locales a même reçu une reconnaissance de la République avec une belle promotion. L’homme qui voit double en toute circonstance a été bombardé Directeur général de l’Autorité de régulation du système de récépissé d’entreposage en abrégée ARRE, au titre du ministère de l’industrie et des mines.

Le communiqué du Conseil des ministères du mercredi 8 février en fait un large écho au titre des mesures générales en son troisième point. En effet, le Président de la République de Côte d’Ivoire a, par décret n°2016-504 du 26 juillet 2016, fixé les attributions et le fonctionnement de l’organe de régulation du système de récépissés d’entreposage, conformément à la loi n 2015-538 du 20 juillet 2015 portant réglementation du système de récépissé d’entreposage. A ce titre, l’ARRE est chargée notamment d’édicter les procédures et les règles régissant le système de récépissé d’entreposage et de veiller à leur application et prend en conséquence des mesures visant à réguler les activités du système de récépissé d’entreposage, d’agréer les acteurs du système de récépissés d’entreposage et d’assurer la gestion et la fiabilité du registre central.

Entretenir sans regret un conflit d’intérêt en qualité d’inspecteur d’Etat, se faire payer doublement par le contribuable ivoirien et le Conseil Coton anacarde (CCA), empocher 1.8 millions en tant que conseiller du directeur du CCA au point d’en perdre son jugement et se voir bombarder Directeur d’une Autorité administrative indépendante, il faut être un chanceux de la République ! A moins que le sieur Koffi N’Goran Justin ne soit abonné à des pratiques de mauvaise gouvernance qui sont en réalité le socle de l’actuel régime. On ne célèbre que les plus méritants : qui l’a dit ? Dans la République très très émergente de Côte d’Ivoire on célèbre de moins en moins le mérite et de plus en plus la mauvaise gouvernance.

Ebony T. Christian

Source: eburnietoday.com

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