Conseil des droits de l’homme de l’ONU: Wikileaks dévoile un accord secret anglo-saoudien

Conseil des droits de l’homme de l’ONU: Wikileaks dévoile un accord secret anglo-saoudien

Deux ans après la désignation controversée de l’Arabie saoudite au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (CDH), un câble de Wikileaks a révélé que le gouvernement britannique a joué des pieds et des mains pour favoriser cette nomination.

Quelque 61 dossiers du ministère saoudien des Affaires étrangères datés de janvier et février 2013 traduits par UN Watch et le journal The Australian indiquent que le Royaume-Uni et l’Arabie saoudite ont conclu un accord secret afin de s’assurer de l’élection des deux pays au Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2013 malgré le passif de l’Arabie saoudite dans ce domaine.

Un des câbles secrets, dévoilé par Wikileaks en juin souligne : «Le ministère pourrait voir comme une opportunité que le Royaume saoudien soutienne la candidature du Royaume-Uni à l’adhésion des pays membres pour prendre la tête du Conseil pendant la période 2014-2015 en échange du soutien du Royaume-Uni pour la candidature de l’Arabie saoudite».

Une autre source diplomatique a stipulé qu’il existait un prix d’entrée pour faire partie de cet organe influent de l’ONU. Un câble a révélé que l’Arabie saoudite a transféré plus de 88 000 euros pour «les dépenses relatives à la campagne visant à désigner le Royaume pour l’élection au Conseil des droits de l’homme».

Alors que le régime sanguinaire saoudien a déjà exécuté 135 personnes depuis le début de l’année, arrivant presque au niveau de 2013, année durant laquelle le royaume wahabite avait été classé parmi les cinq pays ayant perpétré le plus d’exécutions cette année-là.

D’après les comptes d’Amnesty International, au moins 79 exécutions avaient été réalisées en 2013. Et au moins trois d’entre elles concernaient des crimes que les auteurs auraient commis lorsqu’ils étaient âgés de moins de 18 ans.
La justice pénale d’Arabie saoudite est basée sur la Chariaâ rigoureuse et diffère complètement de l’interprétation des droits de l’Homme et de la loi inscrite dans le CDH.

Dans le pays, la peine de mort peut être imposée pour un grand nombre de délits en dehors de l’homicide, y compris le viol, le blasphème, la sorcellerie et la magie. Les exécutions sont effectuées en public et peuvent être infligées par décapitation, par arme à feu, par lapidation et parfois suivie de crucifixion.

Pour le moment, Riyad subit d’intenses pressions pour avoir condamné Ali Mohammed al-Nimr à la mort par décapitation et crucifixion. Cette peine a été infligée à Ali, qui n’avait que 17 ans au moment des faits, pour ses activités antigouvernementales présumées en 2012.

Source: Tunisiefocus.com

About Tjefin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.