Coronavirus: L’humanité ‘en esclavage à la décadence’

Coronavirus: L’humanité ‘en esclavage à la décadence’

Le coronavirus (COVID-19) depuis le premier cas enregistré a réglé les choses autrement. De nombreuses institutions publiques et privées, et des commerces, ont fermé temporairement leurs portes dans certains pays ou fonctionnant au ralenti et prudence dans d’autres. Les événements douloureux—funérailles, obsèques—ou heureux—mariages—, les rassemblements sportifs—CHAN 2020 au Cameroun—ont été eux aussi temporairement annulés ou reportés. Les établissements d’enseignement transfèrent les cours en format en ligne. Des ‘lock down’ pour un avenir indéfini.

Cette pandémie mondiale affecte plus que la santé physique et le bien-être. Elle touche les relations intercommunautaires et interreligieuses. Et met à l’épreuve la mission de compassion. Le COVID-19 au-delà de son impact sanitaire pose aussi une question sociale. En cela les Ecritures Rappellent. ‘Dieu n’est pas injuste pour oublier l’œuvre et l’amour que l’on montre pour Son nom’ (Hébreux 6.10).

Mesures d’urgence

Comme à chaque bouleversement correspond son vocabulaire, celui du COVID-19 est la ‘distanciation sociale’—qui signifie, éviter la proximité physique inutile afin de réduire la propagation du virus qui peut se cacher dans le système de l’individu infecté. Ceci pendant 4 à 10 jours avant l’apparition des symptômes. Pendant ce temps, il est capable de propager l’infection à d’autres. La ‘distanciation sociale’ apparait comme l’une des recommandations fondamentales de la lutte contre cette pandémie.

Parallèlement aux mesures préventives édictées par les Etats, le monde scientifique se démène pour trouver un vaccin et fabriquer des fournitures hospitalières, ou trouver une parade à cette pandémie. Pendant ce temps, des spécialistes travaillent à ralentir le marché boursier. Combinaison des efforts pour empêcher la propagation de la maladie en même temps qu’éviter un crash économique. Un ensemble de mesures pris alors que la peur s’envenime et l’anxiété de l’inconnu, paralysent le monde entier. La ‘guerre’ contre COVID-19 appelle donc à des efforts prudents mais sérieux pour endiguer sa montée et sa propagation, comme ce fut le cas avec l’épidémie de la polio des années 50. Il appelle également à la responsabilité des Chrétiens (1 Timothée 5.8; Proverbes 9.12).

Diffuser des informations véridiques

Battre le COVID-19 qui est une urgence médicale comme ce fut le cas avec la polio, nécessite civisme et patriotisme. Une réponse non-citoyenne à la crise pouvant être tout aussi dangereuse que la menace elle-même. C’est malheureusement ce qui est fâcheux avec la crise du COVID-19. Tout le monde est devenu spécialiste. Les media institutionnels occidentaux et les réseaux sociaux en tête de lice, créent peur, panique, anxiété, angoisse, et dépression. Puisque ça ne prend pas beaucoup de temps pour briser un esprit serein.

Outre la complaisance notoire constatée, l’ignorance, les réaction négatives et irrationnelles dans le management du coronavirus contribuent énormément à accélérer le nombre de cas positif et de décès. Tout ceci dû en parti aux conseils, prescriptions, et méthodes de traitement des charlatans des réseaux sociaux.

C’est pourquoi les chrétiens peuvent aider en recherchant des informations précises auprès des organisations médicales nationales-non-complotistes et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cependant, cette quête de l’information auprès de l’OMS devrait se faire avec prudence. Ses recommandations prises avec des pincettes. Son vaccin à destination de l’Afrique stoppé tant qu’elle abandonne(?) à son malheur l’Europe, la Chine, et les Etats Unis qui sont les points focaux de cette pandémie. Puis, ne partager que des faits et des informations véridiques (Philippiens 4.8, Proverbes 11.14). Car un monde en crise vivant dans la peur est aussi le siège d’une crise spirituelle. Et seul Satan bénéficie d’un monde confus, effrayant et égocentrique. 

L’humanité ‘en esclavage à la décadence’

Théologiquement, l’humanité est ‘en esclavage à la décadence.’ Elle a besoin de la puissance salvatrice de Dieu dans tous les sens. Les Chrétiens pour leur part ne devraient pas attendre le salut ultime (Romains 8) pour agir sagement et utilement. Face au coronavirus, les églises peuvent jouer un rôle important à cet égard.

Les professionnels de l’église devraient annuler les événements de l’église et encourager leurs membres à rester à l’écart du grand public. Peu importe qu’ils soient physiquement vulnérables, que leur système immunitaire soit affaibli, qu’ils soient soupçonnés d’avoir été en contact avec des personnes infectées, ou qu’ils soient en parfaite santé. Puisque les épidémiologistes suggèrent que si tout le monde pratiquait la ‘distanciation sociale’ pendant un mois, cela pourrait freiner l’évolution de cette pandémie. Les églises devraient également exhorter leurs fidèles à soutenir leur pays par la prière pendant que les scientifiques s’adonnent à la recherche d’un antiCOVID-19.

Vue d’ensemble nécessaire

Dans cette démarche d’ensemble, si pratiquer l’hygiène personnelle est bien, elle n’est pas suffisante. Alors, les Chrétiens dans la gestion participative de cette crise, doivent avoir une vision globale. Dans la mesure où ils ne vivent pas dans une bulle isolée du monde. Et rien n’assure que s’ils sont en bonne santé, les autres autour d’eux le sont. Mieux, ce n’est pas non plus parce qu’ils semblent ne présenter aucun symptôme qu’ils ne sont pas infectés ou incapables de propager le virus à d’autres. Ces faits mis ensemble, c’est le moment, plus que jamais, pour les Chrétiens d’aider à soigner les malades en étant socialement conscients, prévenants et diligents dans le respect des consignes des gouvernements (Lévitique 19.32; 1 Timothée 5.1).

D’un autre point de vue théologique ou purement éthique, les Chrétiens devraient quel que soit leur champ d’expertise ou professionnel, éviter d’en tirer un profit immérité (Ephésiens 4.28; Proverbes 6.30-31; Lévitiques 19.11)en temps de crise et attendre la provision divine(2 Corinthiens 9.8; Philippiens 4.19; Psaumes 37.25). Ils devraient encourager ou soutenir le gouvernement pour l’adoption des lois criminalisant la surfacturation par les commerçants et entreprises qui augmentent les prix des produits pour profiter de cette crise sanitaire.

Compassion plutôt que la commodité personnelle

D’un autre côté, les Chrétiens nantis qui se plaignent de tout ce qu’ils doivent abandonner en cette saison alors que les gens souffrent dans le monde ne pratiquent pas l’amour et la compassion de Jésus qu’ils prétendent servir (Romains 12.15). Pourtant, il est écrit. ‘Ne vous souciez pas seulement de vos intérêts personnels, mais aussi de ceux des autres. Ayez en vous cette attitude qui était aussi en Christ Jésus’ (Philippiens 2.4-5). Ils devraient se souvenir que Dieu leur a promis leur pain quotidien (Luc 11.1-4) et de subvenir à leurs besoins (Philippiens 4.19; Matthieu 6.25-34).

En ce moment de détresse où les activités sont plus qu’au ralenti dans tous les secteurs, le peuple de Dieu qui a du mal à joindre les deux bouts a plus que besoin du soutien de ces Chrétiens nantis et de leurs pasteurs. Ces derniers seront-ils avares ou prompts à pourvoir au minimum vital des familles démunies, ou à ‘la moindre de ces choses’ (Matthieu 25.40), ou à toute personne dans le besoin (Luc 3.11; Lévitique 25.35)? Les pasteurs devraient être généreux et donner aux hôpitaux, aux orphelinats (Jacques 1.27), aux familles pauvres recensées dans leurs églises (Proverbes 19.17; Deutéronome 15.10; Luc 4.18). Car, ‘Si quelqu’un a des biens matériels et voit un frère ou une sœur dans le besoin mais n’a aucune pitié pour eux, comment l’amour de Dieu peut-il être en cette personne?’ (1 Jean 3.17). De là les Ecritures conseillent. Ayez l’habitude de donner, et on vous donnera, a dit Jésus Christ. On versera dans votre giron une belle mesure, tassée, secouée et débordante’ (Luc 6.38).

Le temps de la générosité est arrivé pour les églises au lieu de quémander voire exiger sans cesse les offrandes et dîmes. Car, ‘Exploiter le faible, c’est insulter son créateur, mais faire grâce au pauvre, c’est l’honorer’ (Proverbes 14.31).

Puissance économique

L’Eglise peut aider. Elle n’est pas seulement une puissance politique. Elle est aussi une puissance économique. Elle est riche. Elle reçoit la dîme—le 1/10 des récoltes, les loyers, les dons, les droits seigneuriaux, vente des produits agricoles issus des terres de l’Eglise et autres activités telle que la vente de ouvrages et produits exotériques. En revanche, elle a pour devoir de prend en charge les hospices et les hôpitaux, les veuves et orphelins, les écoles et les universités, les cimetières, le droit d’asile aux fugitifs et la protection à tous ceux qui travaillent à son service.

C’est ce qui a peut-être amené le prophète(?) Ivoirien Philippe Kacou à avoir un message qui sort du lot. Face à la menace du coronavirus, il a dit. ‘J’ai décidé que durant cette crise du coronavirus, les envois de dîmes et offrandes sont interdits mais j’encourage les dons entre les fidèles. Et vous pouvez dépenser les dîmes et offrandes si vous n’avez rien pour survivre.’ Continuant, il a insisté en ces termes. ‘Si un fidèle n’a rien à manger, il doit contacter son pasteur et une solution doit être trouvée avec la caisse de l’église. Sinon il peut écrire à un apôtre ou dans le du pays.’ L’heure de la générosité a sonné.

Feumba Samen

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