Corruption à la CPI: Voici démontrée l’implication de la CPI dans l’Affaire du Soudan

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Chers téléspectateurs, toutes nos excuses pour le retard. Nous aurions pu commencer cette émission à 11 heures, mais pour des problèmes techniques nous n’avons pas pu commencer à temps. Toutefois, nous sommes là et nous pouvons commencer maintenant avec mon émission intitulée “Matanga Africa Perspective”. Celle d’aujourd’hui est exclusivement consacrée à l’implication de la Cour Pénale Internationale dans l’Affaire du Soudan.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a décidé de traduire le Soudan devant la Cour Pénale Internationale en Juin 2005. La situation actuelle est que des mandats d’arrêt ont été émis contre cinq personnalités, y compris le président de la République du Soudan, le Général Omar Al-Bashir. Le contexte du crime était très clair : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, déplacements forcés des populations et autres crimes relevant de la compétence de la CPI.

De façon surprenante, ce qui s’est passé dans les coulisses de l’Affaire CPI contre Omar Al-Bashir va choquer beaucoup de personnes. Hier, avec mon avocat, nous avons introduit un dossier auprès de la CPI conformément à l’article 103 du Statut de Rome pour obtenir la permission de déposer des preuves que nous avons recueillies entant que journaliste d’investigation qui a travaillé sur ce dossier depuis 2005, y compris le cas Kenyan qui a été le premier auprès de cette cour….

Il y a 10 ans, j’étais sur le plateau de CNN quand j’ai dit aux gens que j’allais trouver les preuves de toutes les accusations de la CPI parce qu’elles sont les mêmes. La méthode de travail qui a conduit aux accusations est partout la même au bureau du Procureur. Et cela, depuis le bureau conduit par M. Luis Moreno Ocampo jusqu’à celui de son successeur, Fatou Bensouda. Les méthodes ont d’ailleurs toujours été les mêmes dans toutes les affaires sur le continent africain; partant du cas de la Lybie à celui du Kenya en passant par ceux de la République Démocratique Congo (RDC), l’Ouganda, la République Centrafricaine, le Soudan, le Kenya, pour ne citer que quelques cas.Ce sont les mêmes méthodes de travail.

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Il n’y a pas de changement et il n’y a jamais eu de changement. En tout cas, pas pour le moment. Et c’est pourquoi il y a beaucoup de plaintes contre les procédures du procureur.

Prenons l’exemple du Soudan; il y a eu la guerre au Darfour, cette guerre a déplacé beaucoup de personnes. Quand ils sont allés au Soudan, ils ont pris un camp. Ils sont allés en RDC, ils ont divisé les crimes. Ils ont divisé les crimes en Ouganda, en République Centrafricaine. Ils sont allés au Kenya, ils ont divisé les crimes, trois de l’opposition, trois du gouvernement. Ils sont allés en Lybie, ils ont divisé les mêmes crimes; seulement Kadhafi et son fils étaient poursuivis par le procureur.

Kadhafi a été tué alors qu’il avait un mandat d’arrêt. Son fils avait un mandat d’arrêt également. Ce sont les mêmes méthodes de travail partout. Personne ne poursuit les terroristes qui occupent la Lybie aujourd’hui. Au Soudan, personne n’accuse le groupe rebelle de Darfour. Les leaders n’ont pas été accusés. Un d’entre eux est mort sans jamais être inquiété. Ils ont libéré le camp des rebelles alors qu’aucune personne n’a été libérée dans le camp gouvernemental.

Les preuves que j’ai recueillies depuis plus de 10 ans, j’essaie toujours de trouver une issue entant que journaliste international d’investigation qui a travaillé avec Sky News de l’année 2000 à 2010 et qui amis fin à son contrat après le scenario du Kenya avec l’histoire du témoin No 10. Cela m’a donné le courage et la force de rechercher les fautes. Pourquoi se fait-il que toutes les affaires qui vont à la CPI ont les mêmes méthodes d’accusation qui déçoivent: faux témoins, fausses preuves?

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Plus d’un milliard d’Euros des contribuables des Etats parties dilapidés – y compris ceux des pays dont les leaders sont traduits devant la cour comme l’Ouganda, le Kenya. Mais l’aspect qui inquiète le plus dans tout cela est la question de la corruption à la racine. En effet, la corruption est devenue endémique à la Cour Pénale Internationale. Les témoins sont payés par le bureau du Procureur pour déposer de faux récits pendant que le Procureur est corrompu par des Organisations Non Gouvernementales (ONG). Ces ONG internationales paient d’énormes sommes d’argent comme je l’ai fait savoir à la CPI le 14 Juin 2016. Les documents relatifs à cette corruption sont classés secrets. Des documents confidentiels classés par la CPI.

Malgré cela, nous avons des informations accablantes qui vont nous permettre de faire une présentation étonnante. Tous les documents que je vais présenter ici, sous forme d’annexes, contiennent toutes les preuves de corruption de la CPI.

ANNEXE A:

Dans cette annexe se trouvent toutes les preuves d’énormes sommes d’argent qui ne sont pas déposées sur le compte de la CPI, mais sur le compte personnel du Procureur d’alors, Luis Moreno Ocampo, et ceux de ses trois autres complices. Tout cet argent a été transféré. Pas de petites sommes, mais c’est entre 3 et 7 millions de dollars qui ont été transférés. De l’argent blanchi en utilisant les comptes personnels de certains employés de la CPI que j’ai nommés dans des interviews et que j’ai également mentionnés dans une correspondance privée adressée à la cour.

ANNEXE B

Elle contient le nombre d’ONG internationales qui ont injecté de l’argent dans le cas Soudanais. Le cas Omar Al-Bashir est un complot politique international pour déstabiliser un pays. Sinon, comment comprendre qu’une cour internationale se mêle à une tactique de complot relatif à un changement de régime dans une nation africaine ? La liste des ONG, les numéros de comptes bancaires utilisés, les personnes qui ont reçu l’argent, celles qui l’ont transporté pour le mettre sur le compte de Luis Moreno Ocampo, tout est dans cette annexe.

ANNEXE C

Vous trouverez dans cette annexe, les propriétés que Luis Moreno Ocampo a achetées, a eues, les bénéfices réalisés, tout est listé ici. Les sommes d’argent qui ont été transférées, non pas sur le compte de la CPI, mais sur celui du procureur. J’ai vérifié et entrecoupé toutes ces informations. Je suis cette histoire depuis longtemps, c’est une très belle histoire, une véritable belle histoire d’investigation. Elle permet de savoir comment quelqu’un a pu se faire 4 millions de dollars, une somme qui aurait pu construire 4, 5, ou même 6 hôpitaux dans des endroits où il y a eu la guerre. L’argent qui aurait pu servir les communautés appauvries par la guerre a été payé sur les comptes privés des employés de la CPI avec l’aide de réseaux au sein de certaines ambassades occidentales qui étaient sous la responsabilité du Procureur.

ANNEXE D

L’annexe D montre la route du blanchiment de l’argent. C’est la voie qu’ont pris les sommes d’argent parties d’un compte bancaire à un autre, contournant le système international antiblanchiment d’argent. J’ai informé Interpol, la police internationale, par écrit depuis hier pour rechercher les faits. Elle a reçu une copie du présent document. Cette affaire, on le voit bien, est une affaire d’intérêt public. Par conséquent, il n’y a rien à cacher.

Comment la CPI peut-elle dépenser un milliard d’Euro sur les cas africains. Et recevoir plus de 7 millions de dollars sur le seul compte d’un procureur, Luis Moreno Ocampo. Cette annexe D contient les noms des personnes qui ont reçu l’argent, pas seulement ceux des employés, mais aussi des juges de la CPI. Elle est bien documentée et prête à être mise à la disposition de toute personne qui veut voir comment l’argent a été reçu, où l’argent a été payé, qui l’a payé, qui l’a transporté etc… La seule chose que je n’ai pas pu trouver, c’est l’odeur de l’argent. Les billets de banque étaient-ils nouveaux ou vieux? C’est ce que je n’ai pas pu savoir.

ANNEXE E

Cette annexe est un document confidentiel qui montre comment les témoins ont été choisis, comme dans le cas du Soudan par exemple. C’est la même méthode qui consiste à payer $300, $400, $1000 aux témoins pour constituer les preuves.C’est pour eux une chose normale qui se passe dans tous les cas: Kenya, Ouganda , République Centrafricaine. C’est pareil dans le cas de la RDC où M. Bemba sera condamné la semaine prochaine, le lundi 20 Juin 2016.

Mais, Bemba a été appelé par le président de la république Centrafricaine pour créer une rébellion. Alors, pourquoi n’avoir pas mis en examen le Président de la république Centrafricaine? Bensouda, si vous suivez cette émission, dites-nous pourquoi? (….). Vous regardez, chers téléspectateurs, dans ce document vous verrez que c’est un seul camp qui a été accusé.

ANNEXE F:

C’est un document qui donne les détails des énormes sommes d’argent qui circulent dans des réseaux qui ne sont pas ceux de la CPI. Il décrit de véritables activités autour de la cour qui ne sont pas celles de l’institution, mais des activités conduites par des ONG et leurs intermédiaires au Darfour.

ANNEXE G:

Le document G montre comment la cour et les juges à la CPI sont de connivence avec le bureau du procureur. Les noms des juges et ceux des substituts sont donnés dans le cas Soudanais. C’est un bon document à lire absolument. Mais, malheureusement, il a été classé secret. Parce qu’il est à la cour, les détails ne peuvent pas être rendus publics. Comme je n’ai pas de porte-parole, je ne suis pas le gouvernement. Je ne suis que moi-même, alors je ne peux dire qu’un certain nombre de choses.

ANNEXE H :

Ce document donne les détails exacts et le genre de discussion qu’il y a eu dans le cas du Soudan. Ces détails sont consignés dans cette annexe. Comment les juges se sont retrouvés avec le procureur pour trouver ce qu’ils allaient faire. Les appels téléphoniques émis, tout est ici. Si vous regardez tout cela, on ne peut pas parler de justice Internationale. Car, dans cette cour, il n’y a jamais eu de justice.

ANNEXE I:

Cette annexe fait état des ONG en Afrique. Il y a des ONG en occident, mais il y en a au Soudan, des gens qui ont des ONG à mallettes. Ce que l’on pourrait appeler des sociétés à mallette. Elles ont profité de la situation du Darfour pendant que le Président Thabo Nbeki, moi-même et d’autres personnes parcourions certaines voies impraticables du Darfour dans une mission de l’Union Africaine. Anda Fako, de là où vous êtes, monsieur, merci beaucoup(…).

C’est très clair, il y avait des travailleurs qui disaient qu’ils faisaient des travaux de proximité pour réinstaller les peuples de Darfour. Ils étaient payés en dehors de leur organisation. Qu’est ce qui s’est passé avec l’argent que ces gens étaient supposés recevoir? Quelqu’un a pris cet argent. L’ influence de la corruption fut très élevée dans le cas du Soudan. Si cet argent était payé en dehors des règles, du standard international, alors qu’est-ce qui est arrivé à leurs salaires? Voici les questions qui se posent. Pas à moi, mais à ceux qui vont ouvrir une enquête internationale si les faits sont constitués au regard de l’article 112 du statut de Rome.

ANNEXE K:

Un document très intéressant qui traite de Ocampo avec Koffi Annan. Il dit comment ils ont comploté pour créer plusieurs autres scenarii. Et ces documents, quand vous les lisez, Vous devenez très agité, très inquiet quant à la question de savoir pourquoi des pays comme le Kenya sont victimes de ce genre de scenarii qui ont paralysé l’Etat.

Quand vous apprenez les nouvelles des rencontres entre Ocampo et Koffi Annan dans les hôtels à Paris, La Haye, Genève, New York, se rencontrant pour comploter en vue de régler le cas Kenyan. Le cas du Soudan est même pire. Dans le cas du Kenya, nous allons, à partir d’aujourd’hui, exposer toutes les activités du procureur de la CPI, depuis l’ancien jusqu’à l’actuel. Ils doivent expliquer au monde pourquoi, toutes les Affaires qu’ils ont introduites dans leur cour, ont un caractère uniforme, en ce qui concerne l’investigation. Ils doivent expliquer au monde pourquoi toutes les Affaires qu’ils ont instruites se sont toutes écroulées. Ils doivent expliquer au monde pourquoi l’article 7 n’avait pas été mis en oeuvre. Un article pourtant est très clair: administration de la justice. Ce document donne tous les détails des rencontres que Ocampo, Koffi Annan et Bensounda ont eues dans plusieurs hôtels.

ANNEXE L:

Ce document dit simplement comment les gens contournent le mécanisme légal, les gens des Nations Unis. Je suis très déçu (…) Je suis déçu entant que journaliste d’investigation qui travaille sur ce dossier, de réaliser que les gens ne sont pas sincères. Mon ami Professeur Hoile à Londres et le groupe des 3G pour le travail que nous avons fait, Merci ! Au moins, nous avons finalement dévoilé à la face du monde que parmi les organisations internationales qui travaillent au Darfour, il ya des gens qui influencent le cas soudanais. Les témoinssont tous achetés. L’achat des témoinsest à tous les niveaux de cette procédure.

ANNEXE M:

Ce document est plus qu’intéressant. Il traite de la querelle qu’il y a eu au bureau du procureur (entre l’ancien et le nouveau) en ce qui concerne la promotion du personnel, les moyens par lesquels les juges sont recrutés, etc.

ANNEXE N:

Cette annexe explique comment les gens sont recrutés. Un juge a pu le devenir alors qu’il était clerc et, aujourd’hui au moment où nous parlons, chers téléspectateurs à travers, le monde, vous qui avez des liens avec cette cour, voici ce qui s’y passe. Ils ya des juges là-bas qui étaient clercs. Ils ont été promus par les mêmes organisations qui ont apporté des millions de dollars pour corrompre le cas Soudanais. Cela mérite une enquête.

ANNEXE O:

C’est une situation d’extension du mécanisme légal à d’autres Etats. Ce document dit comment l’ancien procureur a planifié pour utiliser les ONG dans certains pays, comme le Zimbabwe, parce qu’il est mentionné ici, comment ces ONG pouvaient aller prendre le président Robert Mugabe. Plusieurs documents interceptés ici évoquent la même chose. Et nos investigations ont également révélé la même chose.

ANNEXE P:

C’est un document qui montre simplement le type d’avocats de défense qui étaient payés dans le cas Soudanais, aussi bien par les ONG que par le Bureau du Procureur. Les noms, les organisations impliquées, les comptes bancaires sur lesquels les avocats de la défense étaient payés doublement, de différentes façons. C’est une situation sérieuse, mais toutefois fluide de corruption qui influence la condamnation. Une situation qui consistait à rendre justice aux victimes du Darfour est devenue celle d’une vache à lait pour des mercenaires internationaux de guerre. Regardez ça, regardez ce qui s’est passé ! Chers téléspectateurs, nous avons encore beaucoup d’annexes. Continuons alors avec l’annexe suivante.

ANNEXE Q:

Cette annexe clarifie simplement le complot contre Omar Al-Bashir et d’autres personnalités. Vous l’avez remarqué, partout où le président Omar Al-Bashir est allé, il y a eu des mandats du procureur pour que les autorités judiciaires locales l’arrêtent, notamment en Afrique du Sud, au Kenya. Un juge, au Kenya, a son nom ici, je ne dirai pas assez parce que c’est sous scellé. Combien a-t-il reçu pour rendre un jugement en faveur d’un mandat d’arrêt contre Al-Bashir? Voyez-vous!

Le Centre Sud-Africain des litiges a joué un rôle capital en lien avec les mêmes ONG qui continuent de suivre Omar Al-Bashir, président du Soudan. Ils ont reçu de l’argent. Est-ce que le gouvernement Sud Africain en sait quelque chose? Non ? S’ils ne savent pas, nous avons les preuves. Combien d’ONG locales ont reçu de l’argent des ONG internationales qui financent l’arrestation de Al-Bashir?…

ANNEXE S:

C’est le dernier document explosif qui fait des révélations sur le plan mis en place pour dire comment et quand un régime doit être détruit. C’est un système très sophistiqué consigné dans ce document classé top secret. Vous me permettrez de ne pas en dire plus sur cette annexe S.

CONCLUSION:

En conclusion nous avons vu le résumé de la manière dont la corruption a influencé l’accusation dans le cas Soudanais. Nous avons les preuves, les données bien gardées, les documents nécessaires pour établir les preuves et les banques. Nous ne disons pas de ne pas travailler avec les banques parce que les documents proviennent des banques elles-mêmes.

Les transferts allaient d’une banque à l’autre dans un autre pays africain où il était blanchi avec l’aide des ambassades. Et, ces sommes étaient ensuite transférées sur le compte de Luis M. Ocampo et ses trois complices parmi lesquels se trouve un juge.

La semaine prochaine, notre groupe, le groupe international des 3G, moi-même et un professeur, puis un autre professeur encore – je suis celui qui a décidé de prendre le devant – nous rendrons public ce document. Un document que nous avons compilé pour que le monde entier le voit.

Ce document ira à travers le monde pour que chacun sache comment la Cour Pénale Internationale est très corrompue. C’est une annexe très documentée, de la première page à la dernière. Vous n’avez pas besoin d’un Quotient Intellectuel très élevé pour le comprendre. Vous avez juste besoin de regarder les images pour voir ce qui se passe dans cette cour.

L’objectif de ce document, avec toutes les annexes, et partant de cette émission télévisée, chers téléspectateurs, c’est de faire éclater la vérité. Nous ne cherchons pas à incriminer les gens. Je demande simplement qu’une commission d’enquête soit créée.

Ma proposition, quand j’ai réuni ce document et que je l’ai déposé à la cour sous scellé, c’est de mettre en place une commission d’enquête pour investiguer la conduite des affaires du bureau du procureur sous la direction de l’ancien et de l’actuel. C’est tout.

J’ai écrit au président de l’AEP (Assemblée des Etats parties). Je lui ai fait copie du présent dossier, au sujet de la violation de l’article 8 du Statut de Rome, qui est très claire, administration de la justice, pour être sûr que les choses fonctionnent bien.

Les juges présidents n’ont pas, toutes ces années, bien conduit les affaires de la CPI. Le bureau du procureur non plus. L’article 112 du MCI qui est un Mécanisme de Contrôle Indépendant, qui aide à découvrir les fautes dans le cas Bashir par exemple, n’a jamais été évoqué.

Pourquoi avons-nous autorisé un milliard d’euros?

J’ai fait une copie au Secrétaire d’Etat du Royaume Uni, mon cher frère, mon ami, je lui ai envoyé une copie et je vais lui envoyer une autre cet après-midi pour savoir pourquoi la Grande Bretagne, par exemple, devrait prendre l’argent des contribuables pour financer une cour internationale qui a un double standard. Et qui utilise deux à cinq comptes bancaires pour lesquels personne ne sait lequel est utilisé, et pour quelle opération, contre le peuple africain. Pourquoi et pourquoi? C’est tout ce que je demande, je ne demande pas qu’on s’acharne contre qui que ce soit inutilement. Je demande une commission d’enquête comme celle du tribunal de la Yougoslavie où le procureur a été traduit en justice. Pourquoi ne pouvons-nous pas traduire Luis M. Ocampo devant la justice? Il est allé au Kenya, il a fait la même chose, il est allé en Ouganda, il a fait la même chose. Il est allé en Lybie, il a fait la même chose. Il a permis que l’enfant de Kadhafi soit tué et décapité. Il a laissé la Lybie dans un KO total.

Entant que panafricain, je ne peux me reposer, je ne peux pas bien manger, je ne peux bien respirer pendant que ce genre de justice s’applique aux peuples africains. Pire, quand d’énormes sommes d’argent, 7 millions de dollars précisément, sont transférées sur le compte privé d’un procureur par des ONG internationales corrompues alors que celui-ci se dit plus saint que l’ange Gabriel. C’est donc triste pour une cour d’une telle réputation internationale, une cour qui dit avoir tous les ingrédients d’une réputation internationale. Oui, une cour de dernier recours pour les pauvres et les plus faibles, citoyens d’Afrique, qui auraient eu besoin d’elle à cause des conséquences négatives de la construction de la démocratie sur le continent.

Quelle leçon avons-nous appris dans le cas Soudanais?

Au delà de tous ces bruits faits sur la CPI, il y a plus de six ONG de puissants pays dans le monde occidental qui financent le procureur. Quelle leçon donnons-nous au tiers monde? Quelle leçon retenons-nous dans une situation où l’argent est blanchi en utilisant les ambassades et transféré ensuite sur le compte privé du procureur de la CPI? Et ce dernier viendra dire qu’il va résoudre le cas soudanais et faire du soudan un exemple international en ce qui concerne le fonctionnement effectif de la justice internationale ! Eh oui, il a raison, puisqu’il a déjà réglé le cas kenyan et a fait du Kenya un état paria (….) Encore, derrière tout cela, il y a la corruption. C’est ça le problème. Présentons cela à la communauté internationale. Je ne suis pas timide. J’ai fait une demande au juge président.

S’ils ne peuvent ouvrir une enquête interne, qu’ils mettent sur pied une commission d’enquête internationale et on leur enverra tous les documents. Sinon, nous sommes prêts à collaborer avec eux pour faire éclater la vérité. Quelqu’un peut venir à tout moment nous voir. Nous sommes prêts. Je suis personnellement prêt. Et d’autres personnes viendront à ma suite avec beaucoup d’informations sur ces cas de corruption au bureau du procureur.

Des pays comme l’Allemagne, allo Allemagne, lève-toi ! Hollande, lève-toi ! Investiguez le bureau du procureur. L’argent a-t-il été bien utilisé? Amérique, lève-toi !, Grande Bretagne, lève-toi ! Enquêtez ! Qu’est ce qui est arrivé à l’argent? Avec des employés qui sont payés doublement. La CPI est le centre du droit international, c’est le lieu où la justice internationale doit être rendue de façon transparente.  Mais quand des millions de dollars circulent dans des mallettes, partant du bureau du procureur, d’un compte X dans un pays à un compte Y dans un autre pays en Afrique, puis à un compte quelconque en Hollande. Comment peut-on fonctionner comme ça? Où le suspect aura-t-il la justice, où les victimes auront-ils la justice?

Souvent quand nous parlons, on dit que nous ignorons la douleur des victimes. Mais, laissez-moi demander à Fatou Bensouda! Comment peut-on faire justice aux victimes si la corruption est ancrée dans tous les cas présentés à la cour? Comment? Le cas kenyan, la même chose.

Le cas Soudanais, pareil. Plus d’un million de personnes ont péri, mais personne n’est traduit devant la justice à cause de la corruption. Le procureur était plus attiré par l’argent pour certainement devenir président de l’Argentine, que d’aller chercher les vrais suspects pour les traduire en justice.

Alors toutes ces organisations qui paient des sommes importantes au procureur doivent répondre de leurs actes. C’est du blanchiment d’argent qu’elles font. Elles ont posé des actes qui enfreignent aux lois internationales contre le blanchiment d’argent. Un point, c’est tout. La loi est là, elle doit être appliquée.

Nous ne sommes pas venus ici pour accuser les gens pour rien. Nous avons les faits qui sont disponibles. Si la cour veut négocier avec nous, nous sommes là. On peut s’assoir et leur montrer les faits. Ceux qui ont pris parti doivent se dévoiler et se confesser avant que ces faits ne soient mis à la disposition du public. Parce que nous voulons protéger.

Il y a une chose que je voudrais porter à la connaissance du monde. Souvent les gens pensent que l’Afrique n’aime pas la CPI. Non, pas pour ceux comme moi qui ont contribué à la mise en place de la CPI, à Rome, en 1998. Dans le froid….j’étais là debout entant qu’activiste en train de pleurer pour la justice. Mais je ne savais pas que ce monstre allait se retourner pour molester les gens.

Quand Koffi Annan a fait son discours à Rome en 1998, j’ai applaudi parce que je pensais que la CPI allait envoyer la justice dans mon propre pays (…), mais au contraire vous voyez ce qu’elle a fait. Elle a gaspillé tout l’argent, elle a inculpé de faux suspects, elle a été influencée par la politique, elle s’est compromise dans toutes les affaires. Le niveau de corruption, les méthodes controversées d’investigation, les témoins dans toutes affaires portées devant elle, etc. Cette cour continue d’user de faux témoins et de faux témoignages dans toutes ses procédures.

Dans un mois je reviendrai sur le cas Kenyan. Encore combien d’argent a été payé aux ONG pour faire comparaitre de faux témoins avec de fausses preuves? Je continuerai jusqu’à ce qu’une commission d’enquête soit mise sur pied…Enquête en Amérique, enquête en Europe et enquête en Afrique, c’est la voie normale pour maintenir le monde dans l’ordre.

Nous n’avons pas été contre qui que ce soit. Nous disons que trop c’est trop! La corruption ne doit pas être autorisée à la cour pénale internationale. Et voici le document qui a été soumis à la chambre d’Appel le 14 de ce mois de juin 2016? Voici la lettre qui a été adressée au juge président, avec ampliation faite à huit personnalités dans le monde.

Cette lettre sera adressée ou a été déjà adressée au président de l’Assemblée des états parties de la CPI, au patron des enquêtes de Interpol, à Paris, la police internationale, au président de la Commission de l’Union Africaine, au ministre des affaires étrangères du Kenya, au ministre des affaires étrangères du Royaume Uni. L’Honorable Premier Ministre Ruhakana Rugunda de l’Ouganda, servi, le Président de la République Sud Africaine, Jacob Zouma, servi! Le gouvernement du Soudan, servi! Voici les personnes qui ont reçu ce document auquel le public ne peut avoir accès pour le moment. Cette lettre a été adressée aussi au président de la Cour Pénale Internationale.

C’est donc à lui de décider s’il doit nous appeler pour en discuter ou ouvrir une enquête pour rétablir la vérité dans cette affaire. Alors, chers téléspectateurs, mon rôle était très simple, comme vous le savez, il n’y a aucun cas en Afrique que j’ai omis. La suite! J’attends la suite du cas Kenyan pour lequel Fatou Bensouda peut me donner une enveloppe pour me faire taire. Dans un tel cas, les Kenyans seraient heureux de savoir le contenu de cette enveloppe (…).

Fatou Bensouda, vous avez refusé de coopérer, dans plusieurs de ces circonstances, alors nous voici., je suis votre frère africain, je l’ai dit, je n’ai rien contre vous. Je suis simplement contre la façon dont votre institution fonctionne et traite les africains. (….).

Nous avons réagi ici conformément à l’une des résolutions de l’Assemblée Générale des Etats parties, prises à l’issue de sa 1ere Session qui s’est tenue à New York le 10 Septembre 2002.

La Règle 103 de la Cour Pénale Internationale stipule que :

1. À n’importe quelle phase de la procédure, toute chambre de la Cour peut, si elle le juge souhaitable en l’espèce pour la bonne administration de la justice, inviter ou autoriser tout État, toute organisation ou toute personne ( comme moi) à présenter par écrit ou oralement des observations sur toute question qu’elle estime appropriée….

J’ai donc agi conformément à la loi. C’est ce que j’ai fait au nom de l’humanité. Nous remercions tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette émission, y compris le gouvernement Sud Africain, le président Zimbabwéen, Robert Mugabé, le Président de la commission de l’Union Africaine, le gouvernement Kenyan et particulièrement le président Uhuru Kenyatta. Cette émission vous a été présentée à partir de l’Afrique, avec l’Afrique, et pour l’Afrique. (…..).

Merci beaucoup…

Traduction faite par Arsène DOGBA sous la supervision du Pr Félix Tanoh

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