Côte d’Ivoire: Affrontement violent entre Frci et riverains à Koumassi. Trois blessés graves enrégistrés du côté des civils.

Côte d’Ivoire: Affrontement violent entre Frci et riverains à Koumassi. Trois blessés graves enrégistrés du côté des civils.

e quartier ‘’trois ampoules’’ dans la commune de Koumassi a connu des heures particulièrement chaudes, le jeudi 20 mars 2014. Et pour cause, un affrontement entre les riverains et des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Bilan: trois blessés graves du côté des civils.

A l’origine, un litige foncier entre le Collectif des riverains du boulevard de Cameroun de Koumassi Nord-Est et un autre groupe de personnes non résidents dirigé par Koti Ibrahim. Ce conflit foncier porte sur une bande de terre située entre la voie principale de la ligne du bus 11 et les habitations des riverains. Pendant que les premiers cités réclament la paternité de ce terrain avec document à l’appui, le second groupe brandit également des pièces administratives qui, aussi, font d’eux les propriétaires de cette même parcelle. Selon Miézan ouis, président du Collectif des riverains de Koumassi Nord-est, depuis 1986, suite à l’abandon du projet d’élargissement du boulevard du Cameroun dans la commune de Koumassi par le ministère de la Construction et de l’Urbanisme, cette parcelle, qui est le point d’achoppement entre ces deux groupes, avait été délaissée à leur profit, puisque selon lui, l’Etat a trouvé que les maisons des riverains sont contigües à cette parcelle.

D’ailleurs, le morcellement de ce terrain, selon les documents que nous a fournis Miézan Louis, a été approuvé par arrêté No 05558/MCU/DUH/SDAF/URLET du 03 mai 1995. Mise en demeure non respectée Au début du mois de février 2014, un bâtiment avait commencé à sortir de terre, sur ce terrain. Selon les informations reçues, cet édifice appartiendrait à Koti Ibrahim qui n’est pas résident de cette zone, à en croire les riverains. Après quelques jours de travaux, le mur qui avait pris de la hauteur, a été détruit par ces derniers qui estimaient que leur droit de propriété était en train d’être violé. Dès le lendemain de la destruction de ce mur, les travaux ont repris de plus belle, mais cette fois avec des éléments de la gendarmerie qui surveillaient les lieux nuit et jour afin d’empêcher une quelconque action de sabotage. Les riverains eux, changent de fusil d’épaule. Ils décident de passer par la voie légale.

A cet effet, ils sollicitent l’aide d’un Avocat grâce à qui, ils obtiennent, le 21 février 2014, une mise en demeure d’arrêt des traveaux émise par le ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme à travers son service des affaires juridiques et du contentieux à l’encontre de Koti Ibrahim. A ce moment là, la gendarmerie s’étant retirée du site, a fait place aux éléments des Frci. Selon Miézan Louis, la mise en demeure n’a pas été respectée et les travaux de Koti ont continué. Son Collectif a alors commis un huissier pour le constat du non-respect de la mise en demeure. L’affrontement tourne au drame Pendant que les riverains attendaient la suite de la procédure engagée par l’huissier de justice, le jeudi 20 mars dernier, aux environs de 22 heures, des éléments des Frci, très excités selon les témoignages des riverains, ont tenté d’embarquer des habitants de cette zone. Ils n’y parviendront pas face à l’opposition des jeunes de ce quartier. Le ton monte et il s’en suit des tirs. « Ils n’ont pas cherché à savoir qui est du quartier ou pas. Ils ont tiré et brutalisé tout le monde. C’était la chasse à l’homme », a confié une riveraine de cette banlieue.

Le grabuge, selon des témoins, s’est poursuivi jusqu’à l’arrivée de la gendarmerie, du Centre de coordination des opérations(Ccdo) et des policiers du 36ème arrondissement de Koumassi. Les blessés sont internés dans des hôpitaux pour des soins que nécessitent leurs états. Le cas de Kaba aboudramane, l’un des blessés qui a reçu une balle dans le dos, était toujours critique, selon ses proches. Nos efforts pour entrer en contact avec Koti Ibrahim afin d’avoir sa version des faits sont restés vains. Nous y reviendrons.

Paul Kouakou (Stagiaire)

Source: Le Mandat

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