Côte D’Ivoire: Confidences sur le retrait de Ouattara de la présidentielle de 2020

Côte D’Ivoire: Confidences sur le retrait de Ouattara de la présidentielle de 2020

Dominique Ouattara le 7 Août 2010 déclarait, ‘même s’il doit y avoir 100.000 morts nous prendrons le pouvoir.’ Les chiens de guerre des Ouattara recrutés dans la Région Ouest-Africaine, soutenus par les criminelles de la coalition Licorne-ONU, vont effectivement massacrer les Ivoiriens pour usurper le pouvoir en 2011. Ce pouvoir pris dans le sang, il l’exercera dans le sang. Dans le mensonge. Dans le pillage des fonds publics. Dans le braquage des réserves naturelles.

Pourtant, lorsque Ouattara a déclaré ‘J’ai décidé solennellement de ne pas me présenter aux élections du 31 Octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération,’ beaucoup ont acclamé. Non pas parce que ce Hitler des tropiques libérerait enfin un peuple qu’il a passé des années à tuer et à traumatiser. Mais parce qu’ils croyaient peut-être de bonne foi ou par ignorance, qu’il avait réalisé de grands projets dans ce pays—qu’il avait pourtant lui-même défiguré—, mais aussi respecté la Constitution.

Endettement fantaisiste

Dans ce concert de félicitations, les ouailles de Kamto ont dit qu’‘ils ont prié au Cameroun pour que le Président Biya quitte le pouvoir. Mais leur prière a été exhaussée plutôt en Côte d’Ivoire.’ Ouattara, s’auto-félicitant comme à son habitude, a cité ses réalisations en 8 ans. ‘115 km d’autoroute, 7 universités, 33.698 salles de classe, 277 Lycées et collèges, 40.000 km de pistes réhabilitées, 22 ponts, 545 km de routes interurbaines bitumées, 245 km de voiries, 10 hôpitaux régionaux, 22 CHR, 78 hôpitaux généraux et 233 centres de santé, l’accès de 80% de la population à l’eau et à l’électricité.’

Une chose est sure. Ouattara gonfle tout. Il aurait mobilisé 13 000 milliards de FCFA pour leurs réalisations—7 000 milliards de FCFA d’emprunt, plus 6 000 milliards de FCFA que le Président Gbagbo avait laissé dans les caisses de l’Etat après avoir apuré les dettes de ses prédécesseurs. Néanmoins, 13 000 milliards, ça paraît exagérer pour ces réalisations. Mamadou Koulibaly explique. ‘Le goudron fait par Ouattara, puisqu’il s’en attribue la paternité, est non seulement surfacturé, mais, ainsi que vient de l’établir l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics (ANRMP) dans l’audit technique rendu public il y a une semaine, il n’est également pas aux normes, avec une épaisseur de 4 cm largement en dessous des standards des routes nationales et internationales; un goudron qui ressemble plus à de la peinture noire jetée sur des pistes.’

L’analyse financière de Ahoua Don Mello, ex-Directeur Général de BNETD—Bureau national d`études techniques et de développement—et ancien Ministre Ivoirien, montre que le budget affecté à ces réalisations est à peine de 20% des sommes mobilisées en 8 ans. D’où sa question. ‘Où est passé le reste?’.

Enrichissement illicite

Cette question de Don Mello est subtile. Mais la réponse évidente. Il connaît Ouattara. Homme arrivé au pouvoir sous les bombes Françaises et la fanfare médiatico-propagandiste occidentale. Présenté comme l’économiste que l’humanité n’a jamais eu. Un homme propre. Un sachant des politiques macroéconomiques. Le pape de l’économie en somme.

Quatre ans à peine à la tête d’un régime ethno-fasciste, il ‘amasse(?)’une fortune astronomique de ‘27 milliards de dollars selon une source proche des services secrets Français en collaboration avec des experts de la haute finance internationale proches de la Maison Blanche.’ Cette richesse est le fruit du ‘pillage massif des ressources de l’Etat et de recours à la double comptabilité pour masquer ce braquage.’

Voyages appauvrissants

Ce ‘président-oiseau’ pour les uns, et Magellan pour les autres—à cause de son amour des voyages à l’étranger—, utilise cet autre moyen pour dépouiller le Trésor public. En 16 mois d’exercice du pouvoir, il avait effectué 43 voyages. Soit une moyenne de 2,6 voyages par mois. En Octobre 2014, Frank Toti, journaliste Ivoirien, qui ‘enquête’ sur ses voyages tant officiels que privés écrit. ‘Et comme il fallait s’y attendre, Alassane Dramane Ouattara achève la vague des 100 voyages à l’étranger, depuis son installation, par un déplacement à Paris. Après son séjour à Séoul.’

Deux ans plus tard, il informait. ‘Alassane Ouattara, se rend ce 14 Octobre 2016 au Togo. C’est son 150e voyage à l’étranger, depuis sa prise du pouvoir le 11 Avril 2011; et le 25e depuis son élection arrangée d’Octobre 2015.’ Cette année-là, ‘entre le 1er Janvier et le 8 Décembre, Ouattara avait effectué 20 voyages hors de la Côte d’Ivoire.’ Un chiffre qui ne prenait pas en compte ses voyages privés. Ces voyages effectués sous le fallacieux prétexte d’aller chercher des investisseurs coûtaient au minimum 3,9 milliards de FCFA par mois au contribuable de plus en plus paupérisé.

Perte de confiance des alliés

Au regard de ces facteurs, le retrait de Ouattara n’est pas en réalité une surprise. Il y a d’ailleurs d’autres. Le caractère népotiste de son régime. L’insécurité croissante. L’absence de réconciliation. L’échec du processus électoral, contribuant au ‘manque de confiance entre les acteurs Ivoiriens qui sera préjudiciable aux élections futures.’ Constat de Doudou N’Dir, Chef de délégation de la mission d’évaluation de la CEDEAO. Autre chose. La pression de l’Union Africaine et de la Cour Africaine de Justice pourtant sur la non-modification de la Constitution et le rééquilibrage de la composition de la CEI a pesé sur sa décision.

Il faudrait ajouter à ces faits, les rapports peu reluisants du patronat Français sur la sécurisation de leurs affaires en Côte d’Ivoire, doublés de la détérioration de ses relations avec ses maîtres. Surtout Emmanuel Macron et Donald Trump. Ceux-ci en voulaient à Ouattara pour avoir soutenu leurs adversaires politiques lors de leur entrée à la présidence. Pour corriger cette gaffe—selon la convention impérialiste—, Ouattara a dû verser 90 milliards de FCFA pour rencontrer le despote Français.

En plus, l’indélicat Président Français lui avait imposé à la fois la construction du tramway d’Abidjan—l’un des plus chers sur un tronçon de chemin de fer existant de 37.5 kilomètres—, et Bouygues pour sa réalisation. Les travaux d’implantation du tramway, des circuits et de la construction des gares, coûteront 62 milliards de Francs CFA. Prévu pour démarrer en 2017 et la circulation pour 2022-2023, rien ne semble venir à l’horizon. Enfin, l’autre élément-clef dans le forfait de Ouattara, c’est la menace des institutions financières de ne plus lui accorder un radis de crédit à partir du 30 Juin 2020 s’il s’entêtait à maintenir sa candidature pour la présidentielle 2020.

Ce retrait n’est donc pas volontaire. Même s’il peut être considéré comme tactique, il y a des mains qui l’ont poussé à la sortie. Et bientôt à la CPI.

Feumba Samen

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