Côte d’Ivoire-CPI: Gbagbo en deuil

Côte d’Ivoire-CPI: Gbagbo en deuil

Les amis du président Laurent Gbagbo les uns après les autres quittent la scène. Le 3 Novembre 2018, c’est le Pr. Aboudramane Sangaré—Frère jumeau du président Laurent Gbagbo, Gardien du Temple et président intérimaire du Front Populaire Ivoirien (FPI) qui quittait s’en allait. Des hommages sans précédent dans l’histoire politique Ivoirienne, lui avaient été rendus. Au rang desquels celui consigné dans ce link—https://eburnienews.net/sangare-dimension-spirituelle-dun-homme-par-feumba-samen/.

Hier Dimanche 19 Avril 2020, c’était le tour du journaliste et écrivain Français François Mattei. Il avait publié ‘Libre, pour la vérité et la justice.’ un livre-entretien du Président Gbagbo, ‘écrit à partir de 2012, grâce à de très nombreuses visites et entretiens en prison…le seul à avoir été réalisé avec la participation du président Ivoirien pendant son incarcération et son procès.’ Un ouvrage dont les questions de Mattei ont permis d’apporter une lumière crue sur le dossier Gbagbo à la CPI.

Dans cet ouvrage, Laurent Gbagbo affirmait, ‘Mon ambition, c’est de revenir chez moi.’ Il exprimait son désir de ‘retrouver ‘sa’ maison dans ‘son’ village natal’ dans la Région de l’Ouest à Gagnoa. Mais Gbagbo n’est pas un homme imprudent. Il sait mettre les garde-fous dans toutes ses entreprises. Alors, à Mattei, il disait, ‘pour m’empêcher de rentrer chez moi, sont-ils prêts à l’illégalité.’ Il fait ainsi allusion à Alassane Ouattara qui l’avait déjà déporté dans l’illégalité à La Haye.

Mattei avait aussi fait parler Gbagbo sur ses intentions politiques. ‘Avez-vous le projet de redevenir président en 2020?’ Lui avait-il demandé. Sa réponse est celle d’un homme dont la prison n’a pas défraîchi la vigueur politique. ‘Il n’est pas indispensable d’être président pour faire de la politique et se rendre utile.’ La manœuvre de la CPI, de Ocampo à Bensouda, et du clan Song Sang-hyun, Silvia Fernández de Gurmendi, Chile Eboe-Osuji, ajouté aux criminels Chirac, Sarkozy, et leur suite, n’a pas tué son Africanité ni son Africanisme. Par Mattei, il l’a dit étant dans les liens de la prison. ‘La Côte d’Ivoire, l’Afrique, c’est ma vie et je serai toujours concerné par leurs destins.’

Comme d’autres qui ont trempé leur plume dans l’encre de vérité pour empêcher les impérialistes de tronquer l’Histoire de la Côte d’Ivoire, François Mattei a contrecarré les charognards Français qui étaient déjà dans l’arène de la propagande mensongère. Il laisse à la postérité un ‘témoignage unique [qui] apparaît plus que jamais comme un document pour l’Histoire, parce qu’il met en lumière les manipulations du scrutin de 2010, les connivences entre la France de Nicolas Sarkozy et la CPI pour se débarrasser de Laurent Gbagbo, jusqu’aux montages et manœuvres dilatoires qui ont entaché «le Gbagbogate».’

Feumba Samen

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