Côte d’Ivoire : La gendarmerie où tout se règlerait à 50 000 FCFA

Côte d’Ivoire : La gendarmerie où tout se règlerait à 50 000 FCFA

S’il y a une brigade de gendarmerie qui fait jaser actuellement des Abidjanais c’est celle située en face de l’immeuble Mirador à Adjamé où toutes les affaires portées en son sein trouveraient son règlement au prix de 50 000 FCFA comme nous l’ont rapporté plusieurs témoins au prix d’une enquête.

Selon ces derniers sous le couvert de l’anonymat, cette brigade dirigée par l’Adjudant-chef Gnadou accorderait plus d’importance à l’argent qu’à son intégrité, lorsqu’une affaire est portée à sa connaissance.

Et ce ne se sont pas les prostituées et les proxénètes d’Adjamé Bracodi qui nous diront le contraire, après causerie. Eux qui s’estiment heureux quand ils y sont convoqués par des clients, quand ils savent que l’affaire trouvera son dénouement à la somme exigée aux parties en conflits.

« Ici les prostituées et les proxénètes ont toujours raison. Quand vous avez affaire à ces derniers dans cette brigade, apprêtez-vous à payer vos 50 000 FCFA. Non seulement les prostituées et les proxénètes payent un droit régulièrement à la brigade et nous le savons tous, mais en plus de cela c’est vous le citoyen qui risquez de passer derrière les barreaux si vous n’avez pas l’argent réclamé par ses hommes censés faire respecter la loi », a déploré un habitant de Bracodi déjà victime de cette situation.

Une commerçante à qui un client devait de l’argent et dont les deux parties avaient trouvé un accord au sein de cette brigade nous révélera qu’ils ont payé chacun 50 000 FCFA pour que l’affaire soit classée.

« Je me demande pourquoi dans cette brigade toute affaire est réglée à 50 000 FCFA », s’interroge d’entrée la Dame en question avant de révéler : « Ici même quand tu trouves un accord avec ton créancier, vous payez 50 000 FCFA . J’ai été déjà victime avec un client où malgré que nous ayons trouvé un accord, les gendarme ont exigé qu’on leur paye un droit. Mais le comble ici, c’est que les prostituées qui polluent notre quartier sont protégées par les gendarme de la brigade parce qu’elles leurs versent une ration financière. Quand vous avez affaire à une d’entre-elle c’est peine perdue pour vous au risque de payer le droit connu de tous, c’est-à-dire 50 000 FCFA ».

Un homme d’un certain âge que nous avons croisé juste dans les encablures de la brigade où il venait de signaler un vol nous apprendra être déçu de l’accueil des forces de l’ordre qui exigeraient qu’il paye les frais de déplacement de 50 000 FCFA pour l’arrestation de son présumé voleur.

« Depuis que cette brigade existe, c’est toujours la même chose », indique le cinquantenaire d’entrée avant de poursuivre : « Un jeune homme qui m’a volé depuis des mois, je tourne dans cette brigade pour le faire arrêter enfin qu’il me rembourse, on me demande de payer 50 000 FCFA pour le déplacement. Une somme que je ne suis pas en mesure d’avoir actuellement. Ils sont tous des corrompus dans cette gendarme erie, il faut que l’on dénonce les agissements de ces hommes en tenues. »

Un gendarme avec qui nous dévisageons s’insurgera contre ces accusations dès l’entame de notre causerie avant de reconnaitre que les prostituées et les proxénètes souvent pour la plupart d’origine étrangère bénéficieraient de leur protection et l’ONUCI en serait informée à cause de la chasse dont ils sont souvent victimes de la part des riverains.

La gendarmerie, un corps d’élite pourrait voir son image écorchée si les accusations portées contre elle étaient avérées. La hiérarchie est donc interpellée pour élucider plus d’un sur cette affaire de 50 000 FCFA .

Affaire à suivre…

Donatien Kautcha

Source: koaci.com

 

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