Côte d’Ivoire, la page Laurent Gbagbo n’est toujours pas tournée sept ans après

Côte d’Ivoire, la page Laurent Gbagbo n’est toujours pas tournée sept ans après

En dépit des crimes contre l’humanité qui lui sont reprochés à la CPI, l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, est toujours populaire. Une popularité qui serait due au malaise social dans le pays.

Selon Pascal Affi N’Guessan représentant l’une des deux ailes du Front Populaire Ivoirien (FPI), la popularité de Laurent Gbagbo est en grande partie due au malaise social dans le pays.

L’opposant politique Pascal Affi N’Guessan  évoque notamment les conditions de vie chez les Ivoiriens qui, selon lui, se sont dégradées, le non respect des droits humains, les récentes mutineries  dans les casernes militaires, bref autant d’indices qui font que les Ivoiriens se lamentent contre le régime d’Alassane Ouattara :

Même les partisans d’Alassane Ouattara considèrent que Laurent vaut mieux que Ouattara. Au-delà de ce que les gens disent dans les rues, les taux de participation aux différents scrutins prouvent aussi l’impopularité d’Alassane Ouattara. Les taux n’ont jamais dépassé 30% y compris le récent referendum organisé par Ouattara, dont le taux n’avait pas dépassé 20%” estime-t-il.

La coalition RDR-PDCI tient toujours les rênes du pouvoir

Le sociologue ivoirien Rodrigue Koné n’y va pas par quatre chemins. Certes le président Alassane Ouattara n’a pas été à la hauteur des attentes de la population, mais il reste populaire grâce à la coalition RDR-PDCI.

Sa popularité est fondée justement sur cette coalition avec le PDCI. Le PCDI constitue une force incontournable, un acteur central entre l’opposition FPI et le RDR au pouvoir “.

Le président Alassane Ouattara avait remporté le second tour de la présidentielle de 2010 avec 54,5% des voix contre 45% de Laurent Gbagbo. En 2015, il avait largement remporté au premier tour le scrutin présidentiel avec 83% des voix contre seulement 9 % des suffrages exprimés pour Pascal Affi N’Guessan du FPI, le parti de Laurent Gbagbo.

Source: dw.com

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