Côte d’Ivoire: Philippe Kouhon promet de reveler l’origine des photos publiées ainsi que la raison de leur publication

Côte d’Ivoire: Philippe Kouhon promet de reveler l’origine des photos publiées ainsi que la raison de leur publication

« Dans mon pays, avant qu’on me remette à la Cpi, pendant 14 mois, j’ai été séquestré Mme la Juge. Je ne pouvais voir personne et personne ne pouvait me voir Mme la Juge.
Mme la juge, chaque fois qu’on devait me déplacer, on me bandait les yeux avec un morceau de pagne, on me mettait une cagoule. A la DST de mon pays où j’ai fais près de 9 mois et demi avec pour voisin Jean Yves Dibopieu et Jean Noel Abehi, les autres lieux où on m’a détenu, j’avais toujours les yeux bandé et jamais je n’ai su ou j’étais. Madame la Juge, c’est tout dernièrement que mon geôlier est venu pour me coiffer. Ils sont venus dans la chambre avec des bagages; on a été au sous sol tout l’après midi et c’est quand nous sommes remontés que la chambre était d’une propreté sans pareille.

Ils ont rangé des livres, ils ont rangé tout ce qu’il y avait à ranger et ils avaient un appareil et ils ont commencé à me photographier. Ils me disent: «il faut sourire » puis je souris, «fais comme si tu étais entrain de lire » et je lis. C’est plus tard que je me suis rendu compte que c’était une mise en scène que le ministre de la sécurité venait de faire. Madame la Juge, j’ai été réveillé le 21 mars à minuit, on m’a bandé les yeux, on m’a mis une cagoule, on m’a mis dans un véhicule. De minuit jusqu’au matin, j’étais assis dans une chaise, les yeux bandés, la tête encagoulée et c’est le matin quand on m’a enlevé la cagoule que je me suis rendu compte que j’étais à la DST à nouveau; mis dans un véhicule, on m’a conduit chez le procureur. Madame la Juge, c’est là qu’on m’a signifié votre mandat d’arrêt. Le même jour, au pas de course, les autorités de mon pays ont fait siéger la chambre d’accusation qui devait approuver mon transfèrement. Madame la Juge, c’est comme ca que j’ai été remis le lendemain à la Cpi » a raconté Charles Blé Goudé himself. C’était le jeudi 27 mars 2014, lors de sa première comparution devant la cour pénale internationale à la Haye.

Dans nos prochaines publications nous reviendrons un peu plus largement sur les vraies origines de ces photos qui ont suscité autant de débat et pour lesquelles certaines langues nous ont accusés d’avoir fourni le couteau au régime d’Abidjan pour le transfèrement de Charles Blé Goudé à la CPI. Comment elles ont été prises, par qui et pourquoi nous les avons publié à ce moment précis ?

Philippe Kouhon/ Diaspo Tv

Journaliste d’investigation

Mail : pkouhon@gmail.com

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