Côte d’Ivoire : Quel Front populaire ivoirien dans le paysage sociopolitique pour le bien-être des populations ?

Côte d’Ivoire : Quel Front populaire ivoirien dans le paysage sociopolitique pour le bien-être des populations ?

En collectivité et surtout dans les groupements d’hommes et de femmes, des conflits existent parce qu’il y a la rencontre de différentes cultures, de différentes mentalités, disons simplement de différentes éducations. On observe donc effectivement des crises dans des partis politiques. Elles peuvent parfois exprimer une marque de la vitalité non maîtrisée d’un parti politique.

Mais elles sont très exacerbées en Afrique parce qu’on n’arrive pas encore à faire la part des choses entre ce qui relève de contradictions principales et de ce qui est de contradictions secondaires. Aussi, le niveau éducationnel et de bienséance de certains acteurs est-il tel que les valeurs comme la tolérance, le respect de l’autre, l’humilité et la solidarité, ne sont pas très partagées. Ce qui avive également les fractures et les frustrations latentes, c’est l’arrogance, la suffisance à côté de la culture du clientélisme, du tribalisme, de la corruption et du népotisme.

Le Front populaire ivoirien a fait son expérience du pouvoir. Les différentes assises, séminaires et colloques qu’il organise, lui permettent de faire des points d’étapes et d’opérer sa mue pendant son combat pour la reconquête du pouvoir. C’est entre autres le sens du séminaire que ce parti organise les 25 et 26 juillet 2015. Cet autre moment de réflexions se fait au moment où il fait face à la plus grave crise interne de son existence. Il est reconnu que ce parti regorge de ressources humaines. Mais leur gestion n’a pas toujours été adaptée. Opposé encore aujourd’hui à un pouvoir liberticide comme du temps du parti unique, le FPI réussit à puiser en lui-même l’énergie qu’il faut pour résister aux assauts de ceux qui veulent le casser tant de l’extérieur que de l’intérieur. Après les tentatives successives vaines du pouvoir dictatorial lui-même de briser ce parti, ses taupes longtemps déguisées sont en train d’enregistrer à leur tour leur échec.

C’est le lieu de dire qu’il n’y a pas deux FPI. Et il ne saurait y en avoir deux en Côte d’Ivoire. En fait la pratique doit être que, lorsqu’une aile du parti est mise en minorité, elle doit se plier. C’est une règle de la démocratie. Mais S’accrocher, être dans une posture pour de seuls intérêts égoïstes et/ou parce qu’on peut avoir des instruments à disposition, est simplement indigne. Il appartient alors aussi aux uns et autres de faire la part des choses et d’aider à rendre insignifiante une telle espèce de politiques. Surtout quand ceux-là prennent le peuple en otage.

Dans la vie en général, mais surtout dans celle politique en particulier, tout le monde ne partage pas ou ne défend pas les mêmes intérêts. L’opportunisme est partagé par nombre de gens qui veulent profiter dans l’immédiateté. Ils peuvent donc donner l’impression au départ de personnes qui ont des convictions. C’est quand on découvre la forfaiture après, que les dégâts se révèlent énormes pour ne pas dire désastreux. Tout de même, les faits sont là pour montrer qu’il n’y a pas deux FPI. Il n’y a qu’un FPI, celui dirigé par Laurent Gbagbo et dont Abou Drahamane Sangaré assure l’intérim.

Seulement, il y a des gens qui ont “prêché” au nom du peuple digne ; au nom d’un parti digne ; mais qui en réalité, versant dans un cynisme béat, sèment volontairement et de façon éhontée du trouble. Alors qu’ils n’ont ni l’audience dont il se réclame ni la légitimité représentative qu’ils se plaisent à revendiquer. Il faut retenir que le Congrès de Mama (30 avril 2015) a clairement redéfini les choses. Le monde entier voit ce qu’est réellement le FPI, qui en est le président (Laurent Gbagbo) nonobstant les agitations de propagandistes nostalgiques de leur posture aristocratique mourant.

Et puis, quand l’on a défendu une position, qu’elle n’a pas été retenue. Il y a deux attitudes à avoir : soit on démissionne. Soit on se plie à la décision retenue et alors, on est comptable des conséquences. Il n’est donc pas recevable de rabâcher que ceci a été dit à Gbagbo ou cela n’a pas été fait.

Tout le monde doit donc tirer les leçons des différents échecs. On pourra alors tous repartir sur de nouvelles bases, en tenant compte des erreurs et regarder dans la même direction. Celle de sauver le pays des mains d’un clan de menteurs professionnels, tribaliste, haineux et irresponsable. C’est de cela qu’il s’agit aujourd’hui. Le peuple n’entend pas décorer les acteurs qui font mieux la fine bouche.

Enfin, les populations attendent que les élites se montrent responsables devant les souffrances qu’elles subissent et les enjeux globaux. Dans ce contexte, le Front populaire ivoirien est un parti qui veut la paix. Il le prône tout le temps. C’est pourquoi il veut des élections transparentes, incontestables, inclusives, donc crédibles et démocratiques. Mais le FPI n’est pas un parti pacifiste. Il mènera donc le combat qui va dans le sens d’arrêter les souffrances des populations.

Claude Koudou

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