Côte d’Ivoire: Un agent recenseur échappe à un kidnapping opéré par des hommes en treillis à Yamoussoukro

Côte d’Ivoire: Un agent recenseur échappe à un kidnapping opéré par des hommes en treillis à Yamoussoukro

Un agent recenseur de l’Institut national de la statistique (INS) K. L. Yao, affecté dans le village de Subiakro (10 km de Yamoussoukro), a échappé le dimanche de Pâques à un assassinat à Duokro, village situé à 3 Km de Subiakro, a appris l’AIP, vendredi.

Arrêté par des hommes armés habillés en treillis, le jeune K. L. Yao, de retour de Duokro d’où il venait de manquer un de ses amis, a été conduit vers une destination inconnue.

Selon le témoignage de la victime, alors qu’elle attendait un taxi aux environs de 19H pour retrouver son lieu de travail, elle est approchée par un militaire qui lui dit «c’est toi qu’on cherche», avant de le sommer de le suivre auprès de son chef.

Refusant d’obtempérer, K. L. Yao explique à son interlocuteur qu’il est agent recenseur dans le village de Subiakro où il a pour tuteur le chef du village. Le militaire en face qui ne voulait rien comprendre des explications du jeune homme qu’il trouve d’ailleurs trop bavard, appelle deux de ses coéquipiers et leur demande de faire venir leurs armes.

Ceux-ci arrivent aussitôt à moto. Arme au poing, les trois militaires traînent par la suite sans ménagement K. L. Yao à leur poste, un corridor à la sortie du village où ils le maintiennent jusqu’à 23H, l’heure à laquelle ils décident de le conduire auprès de leur chef.

Après une bonne distance parcourue à moto, ils projettent l’agent recenseur dans le coffre d’un véhicule de marque BMW couleur bleue qui attendait, avant de démarrer par la suite en trombe en direction d’Oumé.

«Chemin faisant, le coffre du véhicule s’ouvre sous les secousses de la route et alors que le bolide traversait en toute vitesse un village, je me projette dehors sur le bitume», explique le veinard qui ajoute que malgré ses nombreuses blessures suite à sa chute, il a trouvé la force nécessaire pour disparaître dans la nature, à la faveur d’un orage.

Les geôliers ayant constaté la fuite de leur prisonnier, reviennent sur leurs pas sans pouvoir retrouver leur otage.

«J’ai dû passer la nuit sous un gros arbre, sous une pluie battante jusqu’au petit matin avant de m’informer auprès d’un passant qui m’a fait savoir que j’étais dans le village de Agbonti», ajoute-t-il.

Rentré à Yamoussoukro grâce à l’aide du chef de la communauté Baoulé de la localité, K. L. Yao dit avoir porté plainte auprès de la gendarmerie, pour que ses sinistres bourreaux qui courent encore soient retrouvés et jugés pour leur acte ignoble.

Source: AIP

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