Coulibaly Yacouba, descendant du patriarche Péléforo Gbon Coulibaly: «Il est temps d’aller au charbon pour libérer la Côte d’Ivoire»

Coulibaly Yacouba, descendant du patriarche Péléforo Gbon Coulibaly: «Il est temps d’aller au charbon pour libérer la Côte d’Ivoire»

Coulibaly Yacouba est natif de Korhogo, descendant du patriarche Péléforo Gbon Coulibaly. A la faveur de la sortie officielle du mouvement GBAGBO KAFISSA, ce jeudi 15 novembre 2016, il a accordé un entretien exclusif à Eventnewstv.

Eventnewstv : Quelles sont les raisons de votre présence au sein du mouvement Gbagbo Kafisa ?

Coulibaly Yacouba : Les raisons sont inscrites dans l’appelation même du mouvement. Gbagbo Kafisa en Malinké signifie Gbagbo est préférable. En réalité, c’est l’expression d’un ras-le-bol de la population qui ayant été entrainée contre son gré, constate que la situation antérieure était meilleure. Celle de Laurent Gbagbo oû toute la population ivoirienne vivait en harmonie et en paix. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Quand vous arrivez dans une administration, elle est divisée. Les gens du Nord sont dans leur coin, ceux du Sud et de l’Ouest dans un autre. Il y a la suspicion entre les deux camps. Ce n’était pas le cas. En plus, la vie est devenue plus chère. Ouattara qui se disait fils du Nord, a promis monts et merveilles aux populations, promettant de transformer la Côte d’Ivoire avec une baguette magique. Aujourd’hui, les Ivoiriens se rendent compte qu’il n’en n’est rien. Pis, la situation s’aggrave. Les populations ne peuvent rien acheter. On disait que nos femmes et mamans (ménagères) allaient au marché avec des sachets en lieu et place des paniers. Aujourd’hui, elles n’y vont même plus parce qu’il n’y a rien à acheter. La vie est chère. Ouattara n’a rien réalisé de ce qu’il avait promis. Il est venu détruire l’existant. Par contre, à côté, un petit groupe s’enrichit et la population est délaissée. C’est pourquoi elle exprime son ras-le-bol à travers ce mouvement Gbagbo Kafisa. Je soutiens fermement ce mouvement, je félicite ses initiateurs et les encourage à continuer pour aider nos parents à sortir de la torpeur.

Eventnewstv : Quand on sait que ce régime n’accepte pas la divergence idéologique, ne craignez-vous pas pour votre vie en tant que fils du Nord qui soutient Gbagbo ?

Coublibaly Yacouba : Si je devais avoir peur pour ma vie, je ne m’engagerais pas dans cette lutte, cette résistance. A partir du moment oû vous vous engagez dans une lutte pour le rétablissement de la vérité, pour la justice, vous ne devez pas faire des calculs de ce genre. Puis, celui que nous defendons aujourd’hui et qui est notre symbole pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, Laurent Gbagbo, n’a pas fait ces calculs sinon, il ne serait pas là. Nous ne sommes pas à ce niveau de raisonnement parce ma misérable vie ne vaut pas mieux que celle des 11 000 voire 12 000 personnes qui sont mortes à cause de l’accession de Ouattara au pouvoir d’Etat. C’est à tous les Ivoiriens de faire leur part de sacrifice. Si je devais mourir dans cette lutte, ce serait la volonté de Dieu. Mais que les Ivoiriens arrêtent de faire ce petit calcul qui ne nous aide pas. Justement quand vous avez peur, vous repondez favorablement aux souhaits de nos adversaires. C’est cela leur arme, nous inculquer la peur pour nous maitriser et évoluer tranquillement. Lorsque nous montrons que nous n’avons pas peur, cela les inquiète. Cela chamboule leur plan. Je demande aux Ivoiriens de sortir de leur torpeur. Il est temps d’aller au charbon pour liberer la Côte d’Ivoire. On n’en a pas deux. Mais un seul pays. C’est celui-là que nous allons laisser à nos descendants. Il faut donc le défendre comme nos ailleux l’ont fait.

Eventnewstv : Quel message à l’attention de certains de vos frères du Nord qui ne comprennent pas votre combat ?

Coubaly Yacouba : Ma logique est de convaincre en lieu et place de vaincre. Ils vont decouvrir au fur et à mésure. Aujourd’hui, la majorité a découvert la vérité. D’oû la naissance du mouvement Gbagbo Kafisa. Si cette expression a eu autant d’échos au sein des populations, cela signifie que celles-ci ont sû que ce qu’on leur avait chanté n’était pas vrai. Il faut sortir de la torpeur et exprimer ce ras-le-bol au vu et au su de tout le monde. Il n’y aura pas une Côte d’Ivoire des personnes du Nord et une autre pour celles du Sud. Mais une Côte d’Ivoire une et indivisible. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Il faut faire barrage à ceux qui veulent disséquer ce pays et le vendre aux plus offrants.

Source: Eventnewstv

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