CPI: Le mystère s’épaissit au sujet du juge allemand démissionnaire

CPI: Le mystère s’épaissit au sujet du juge allemand démissionnaire

Hans-Peter Kaul, le juge allemand de la Chambre préliminaire I, dont la spectaculaire volte-face a permis la confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo, a t- il en son âme et conscience, et en possession de toutes ses facultés, choisi de faire basculer la décision du côté de la juge présidente Silvia Fernandez de Gurmendi, qui était l’année dernière la seule juge sur trois à estimer que le dossier d’accusation méritait d’ouvrir la voie à un procès ?

Cette question, certaines personnes au coeur de cette affaire en particulier se la posent de plus en plus.

La démission de Hans-Peter Kaul a été annoncée, par les soins de la CPI en tant qu’institution et non du concerné, moins de trois semaines après la confirmation des charges. L’information a été diffusée par voie électronique, en dehors de toute audience publique, c’est-à-dire en l’absence «physique» des trois principaux protagonistes, la juge-présidente Silvia Fernandez de Gurmendi, la juge belge Christina Van Wyngaert (qui a émis une opinion dissidente) et le juge allemand Hans-Peter Kaul (qui a changé d’avis sur la solidité de la démarche de Fatou Bensouda un an après).

Dans ce contexte, un certain nombre de questions se posent forcément. La maladie du juge allemand a t- elle entraîné des absences significatives de La Haye pendant la période où ses collègues et lui étaient censés plancher sur tous les aspects du dossier d’accusation du bureau de la procureure ?

Quelles conséquences a-telle eu sur sa capacité de travail donc d’interprétation sereine et rationnelle des éléments de preuve mis à sa disposition ?

Par quels moyens a-t-il transmis ses points de vue dans le cas, très probable, où il n’était plus en mesure de travailler correctement ?

Quelle est, au fond, la nature de la maladie invoquée, et n’a-t-elle pas eu des effets sur sa capacité de jugement ?

Toutes ces questions commencent à être posées dans les couloirs du siège de la Cour pénale internationale (CPI).

Des questions qui, il faut le dire, sont particulièrement troublantes. Certains acteurs de la procédure ne sont pas loin de penser qu’en tant que juge présidente au centre de tout, Silvia Fernandez de Gurmendi a pu utiliser des techniques peu orthodoxes pour obtenir l’aval d’un homme diminué par la maladie et prêt à tout lâcher pour se recentrer sur lui-même.

Source : Le Nouveau Courrier

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