Crime récent de la Police à Duekoué: Dernières révélations

Crime récent de la Police à Duekoué: Dernières révélations

Nous ne répéterons pas ici le dicton ‘’à quelque chose, malheur est bon’’, car nous sommes dans une situation où il y a eu mort d’homme, celle du jeune DOH Amos à Duékoué, dans la nuit du mardi 11 Octobre 2016, une mort provoquée par des éléments de la police(?) de Duékoué, quelques minutes après l’interpellation de ce jeune homme, avant même d’arriver au poste de police.

Suite à cette tragédie et face au courroux des populations du quartier Carrefour-Duékoué devant cet autre crime, monsieur le préfet du département (07 96 47 14) s’est empressé de calmer les esprits par rapport aux débordements et dérives de ce gigantesque mouvement d’indignation et de colère vive. C’est ainsi qu’il a convoqué pour échanger les autorités policières et militaires, les chefs coutumiers et de quartiers, les politiques ou leurs représentants, les jeunes, les o.n.g. et des civils.

Dans la salle de réunion, bondée pour l’occasion, ce sont des propos surréalistes qui ont été entendus. Des paroles entendues des bouches de deux jeunes du R.D.R., le parti politique de monsieur OUATTARA. En l’occurrence FOFANA (président du R.J.R-Duékoué) et BOUBA. Qu’ont dit ces deux jeunes ? Ils ont crié tout haut ce que les autorités policières de Duékoué savent d’illégal, de dangereusement criminel mais qu’elle-même (la police), pratique à travers la ville de Duékoué : le trafic de drogue ! Devant le préfet, en présence des chefs de la police et des représentants des populations, ces deux jeunes ont publiquement accusé les policiers de Duékoué d’être ‘’à la base de la création et de la multiplicité des fumoirs dans des quartiers de la ville’’, dont Carrefour qui compte au moins quatre fumoirs sur une superficie d’au plus un kilomètre carré !

Sur le crime à l’ordre du jour, les deux jeunes du R.D.R., une fois n’est pas coutume, sont allés même plus loin dans leurs propos en affirmant que ‘’cet autre crime est un règlement de compte entre ces policiers véreux et un de leurs dealers qui, croient-ils, leur devait recette financière’’. Mais bien plus que ça, ces deux jeunes, avec indignation, ont décrié le fait qu’à ‘’la police même, ils se demandent comment ou pourquoi, des combattants supposés démobilisés, bien plus souvent de nationalité burkinabè ou nigérienne, sont fréquemment sollicités, habillés dans la tenue de la police pour aller exécuter le sale boulot’’.

C’est ce qui expliquerait le fait que la police de Duékoué, à chaque meurtre qu’elle commet, s’empresse de s’ériger en médecin légiste après avoir jeté le corps de leur victime à la morgue. Ainsi feu le jeune Vivien, neveu de madame MEHO Antoinette*, du village de Dahoua en Décembre 2015, ces jours-ci DOH Amos mais bien avant eux et il y a deux ans, Petit-Bailly, tué par les f.r.c.i. dont le corps parti depuis pour autopsie à Abidjan s’y trouve encore. Dire que le jeune DOH Amos est décédé d’une mort naturelle est pour nous d’une innommable grossièreté !

Ainsi va Duékoué, pour le plus grand bonheur de tous ceux qui ont appelé à la guerre dans notre pays.

P.S. : consultez vos relais ou réseaux à Duékoué, ils vous confirmeront que ces graves propos ont bel et bien été tenus à cette réunion du mercredi 12 Octobre 2016.

* : madame MEHO Antoinette, ménagère de son état, croupit dans les geôles du régime depuis le 10 Août 2016, sans preuve aucune !

Pour les victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 14 Octobre 2016.

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