Crime rituel au Gabon?: Un homme tué puis vidé de son sang à Ndjolé

Le corps de Marc Moussodou a été retrouvé dans la broussaille le 9 janvier dernier.

Selon le récit de Jonas Moulenda, journaliste spécialisé dans les faits divers, le corps de l’infortuné Marc Moussodou, la soixantaine révolue, a été découvert jeudi dernier à Nzamata, un quartier excentré du chef-lieu du département de l’Abanga-Bigne (province du Moyen-Ogooué). «Le corps exsangue du sexagénaire a été découvert gisant dans la broussaille, loin des habitations. La brigade de gendarmerie Setrag de Ndjolé, informée, s’est y rendue pour procéder au constat du crime. Les enquêteurs ont ensuite transporté le corps jusqu’au centre médical de la ville où il a été ensuite examiné par le personnel médical », peut-on lire sur la page Facebook du journaliste, qui précise : « De l’examen superficiel du corps, il ressort que celui-ci était finalement vidé de son sang. En outre, une mâchoire de la victime était cassée. Ce qui porte à croire qu’elle a subi des sévices corporels avant de passer de vie à trépas. En l’absence d’une morgue, la dépouille a été inhumée sans avoir été autopsiée».

Selon une source présentée comme sûre, un sac contenant une seringue et une bouteille de la liqueur «Pastis» ont été retrouvés sur les lieux de la découverte macabre. Les circonstances de ce meurtre sanglant ne sont pas encore connues. Pour lever le voile sur ce crime, le parquet de Lambaréné a ouvert une enquête, confiée à la brigade de gendarmerie de Ndjolé.

Installé à Ndjolé depuis 23 ans, Marc Moussodou, originaire de la province de l’Ogouée-Lolo, habitait au quartier Missanga et gagnait sa vie au moyen de menus boulots. Le meurtre de cette personne en apparence inoffensive et sans problème relance donc le débat sur la sécurité dans cette ville du centre du pays, encore traumatisée par l’affaire Amadou Yogno.

Pour mémoire, ce transporteur d’origine camerounaise, avait été sauvagement assassiné    l’année dernière dans cette contrée. Son corps avait été retrouvé en état de décomposition avancé. Bien que l’hypothèse d’un crime rituel ait été privilégiée, l’enquête diligentée à cet effet n’a, à ce jour, toujours pas livré ses conclusions, les présumés auteurs étant toujours en détention préventive à la prison centrale de Lambaréné.

Source: gabonreview.com

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