Crise au FPI: Le cas Gossio Marcel et l’infamie convertie en vertu (Par Maitre Namory Fatogoma Dosso)

Crise au FPI: Le cas Gossio Marcel et l’infamie convertie en vertu (Par Maitre Namory Fatogoma Dosso)

Si vous pouvez, consultez la UNE du journal ivoirien « Le Nouveau Réveil » du Lundi 19 Janvier 2015 pour mieux comprendre cet article. Je rappelle à toutes fins utiles que ce journal est celui du PDCI-RDA mis depuis un moment à la disposition du RDR, du RHDP et du maintien au pouvoir par la force d’Alassane Ouattara sur recommandation et avec le soutien actif et militant de l’ancien président Henri Konan Bédié qui en tire les dividendes en vivant aux frais de l’État ivoirien avec sa famille, son entourage, son clan, ses infinis protégés, et les nombreux siens. Au détriment et au malheur du reste de la population ivoirienne qui croupit dans la dèche, la misère et le dénuement total.

Monsieur Marcel Gossio, anciennement Directeur Général du Port Autonome d’Abidjan pendant dix ans sous Gbagbo Laurent soutient dans ce journal que le camp Gbagbo veut la guerre. Affi N’Guessan enfonce le clou en accusant vertement Gbagbo Laurent de FAUX et en se réjouissant d’une nouvelle enquête de la CPI à ce sujet.

Est-ce que vous comprenez et réalisez la gravité des propos du plus INGRAT des vieillards de CI ??? Il fait d’une pierre deux, trois sinon plusieurs coups : 1. Il justifie l’arrestation, les tortures et l’incarcération INFINIE et à période indéterminée SANS PROCÈS, tant décriée par tous, des cadres du FPI ; 2. Il prépare l’opinion nationale et internationale à de nouvelles arrestations ; et 3. Et pour justifier les tortures, arrestations et incarcérations, il avance les accusations les plus graves et les plus SÉVÈRES que personne ne pourra accepter ou tolérer. Il accuse son propre parti de préparer la guerre.

Pire, il sous-entend, insinue et accuse indirectement Gbagbo Laurent lui-même qui a déjà assez d’ennuis à la CPI de vouloir et de préparer la guerre en CI. Le vieillard oublieux, amnésique et ennemi de la sagesse Marcel Gossio, qui a pris des âges en années mais pas en Sophia et Phronesis aurait voulu que Gbagbo soit condamné et séjourne ad vitam aeternam à la CPI qu’il ne se serait pas pris autrement. En tout cas, voici de nouvelles vases d’eau fraîche au moulin asséché de Fatou Bensouda la mystérieuse néophyte du droit qui assume les fonctions de procureure à la cour coloniale des négriers, et qui outre mesure était catastrophiquement en perdition dans le dossier Gbagbo. Ces vases d’eau sont arrivées directement du propre camp de Gbagbo. Quel bonheur pour une procureure et une accusation coincée et en manque innocentant de preuves ‼

Ceux qui jubilaient et saluaient juste récemment une décision de justice de l’Union Européenne concernant le dégel des avoirs du vieux sycophante Marcel Gossio, lisez ses propos, ça ce sont les propos de quelqu’un qui a bénéficié d’une décision de justice ??? Est-ce que ce sont les propos même d’un nouveau traître ??? Mes amis je vous en conjure, ces propos sont incontestablement ceux d’un homme infâme qui a franchi le pas et vendu sa garnison à l’ennemi. Ce sont les propos d’un soldat déloyal qui a changé son fusil d’épaule et changé de camp depuis longtemps.

Je le dénonçais tantôt dans un article récent que vous pouvez encore retrouver sur ce site que le Maroc est une base arrière de la rébellion au pouvoir en CI et que Gossio y était en famille, et non en exil. Ouattara a très peu d’amis ou alliés sûrs en Afrique, le Maroc en fait partie. Le Maroc fait partie du cercle restreint d’intimes et Ouattara y va tout le temps en visite officielle. Là il s’en va encore ce lundi en visite officielle au Maroc. Et c’est là-bas que Marcel Gossio, l’un des piliers du régime Gbagbo était « au frais » tandis-que les Damana Pickass, Koné Katinan et autres qui sont restés fidèles au FPI et dont Ouattara paierait volontiers une véritable fortune pour leurs têtes étaient réfugiés au Ghana.

Marcel Gossio est vieux et il doit avoir beaucoup d’argent car il a occupé pendant dix ans peut-être le poste le plus lucratif en CI après la présidence elle-même, la tête de la direction générale du Port Autonome d’Abidjan qui est mieux que la plupart des ministères et postes ministériels. En plus d’être lucratif et juteux, c’est une fonction super-stratégique dont on ne relatera jamais assez l’importance : tout ou presque rentre dans le pays par le port y compris les armes et munitions à utiliser pour et contre le régime. Gbagbo est un mauvais juge de caractère et dans la plupart des cas il a très mal choisi ses hommes. Gbagbo a prêté serment et il a accédé au pouvoir en Octobre 2000. J’étais à Abidjan quand son gouvernement a subi la première tentative de coup d’État à peine deux mois et demi après en début Janvier 2001. Cette tentative échouée de coup d’État m’a surpris dans les rues du Plateau et j’ai suivi les évènements en direct à la télé et à la radio de la chambre d’hôtel où j’ai dû trouver abri car c’était impossible de circuler et rentrer chez soi en sécurité.

Après cette tentative mise en déroute, vu les conditions dans lesquelles il est arrivé au pouvoir, et vu la tension générale dans le pays, Gbagbo aurait dû revoir son organigramme et les hommes qu’il a mis aux postes stratégiques. Marcel Gossio était déjà trop vieux et ça se voit aujourd’hui qu’il n’a non seulement aucune culture politique, mais ce n’est pas « un combattant » sur qui le chef et le parti peuvent compter. Le DG du Port devait être « un militant convaincu et un guerrier » du parti. Quand le régime de LG est tombé le 11 Avril 2011, Ouattara et sa bande cherchaient Gossio avec une torche, c’était l’une de leurs plus grosses inquiétudes. Ils se sont dit que c’est l’une des plus grosses fortunes au FPI et ils avaient peur qu’il finançât une contre-attaque. Or on voit tous aujourd’hui que le DG de Gbagbo est un vieux mouchard, plus doux et plus docile qu’un chaton. Il n’en a que faire du combat politique de Gbagbo ou le FPI, tout comme Affi N’Guessan et consorts que Gbagbo a très mal choisis. Gossio veut juste jouir de son immense fortune amassée à la tête du Port d’Abidjan que ses nouveaux parrains viennent de dégeler.

Maintenant que ses nouveaux maîtres occidentaux lui ont montré leur bonne foi en lui restituant son blé, il faut qu’il le leur rende bien. C’est pourquoi il tient des propos hautement osés, calomnieux, séditieux, diffamatoires et inadmissibles pour davantage enfoncer le FPI et le pauvre LG déjà dans de gros pétrins à la Haye. Malheureusement ça ne fait que commencer. Plus on approchera des élections présidentielles, plus ils vomiront des abominations comme des sorciers, et accoucheront de nouvelles torpilles plus fatales pour couler le navire FPI et envoyer tout l’équipage avec passagers dans les cachots au fond des mers afin de garantir la victoire écrasante de Ouattara. Gossio est d’un certain âge et il n’a pas envie d’aller pomper en prison comme Affi, donc il coopère et collabore volontiers ; je ne saurais lui en vouloir entièrement sans partager la faute avec LG qui a choisi à un poste sensible et stratégique un homme déjà vieux et incapable de mener un combat politique d’endurance et de longue haleine alors que son régime était déjà confronté à de sérieuses animosités. Mais pour le doyen Gossio, c’est tant pis pour les morts, les exilés et les prisonniers. Quand il pleut, chacun protège sa tête ‼

La cerise sur le gâteau des JUDAS du 21e siècle, les plus grands traîtres de l’histoire de la CI – plus traîtres que Mangou et Kassaraté – le nouveau patron du vieux Gossio, le petit ingénieur demi-lettré aux ambitions factices, erronées, précoces, phénoménales et mal négociées, le prisonnier en sursis de Ouattara qui court obstinément et aveuglement après le pouvoir en accusant LG de vouloir diriger le FPI à partir d’une cellule coloniale, le spécialiste en pompes écolières qui prétend vouloir faire sortir Gbagbo de la prison coloniale hollandaise … Affi accuse publiquement Gbagbo de FAUX et USAGE de FAUX, et se réjouit d’une enquête de la CPI contre un homme qui a déjà assez d’ennuis avec la CPI. On ne peut pas tomber plus bas ‼

Affi N’Guessan veut devenir président contre vents-et-marées sur le corps encore en vie de Gbagbo Laurent. Il n’a pas créé le FPI, il n’était pas là à la création du FPI, il fait partie des mange-mils qui sont arrivés à la dernière minute avant l’accession du FPI au pouvoir en 2000. Aujourd’hui il a choisi le camp Ouattara et il s’est éloigné du combat du parti et de son père-fondateur en prison qui a besoin de sa chose, ne serait-ce que temporairement, pour recadrer la lutte politique et ses nobles objectifs et idéaux républicains. C’est donc en conséquence tout logiquement que tous lui demandent à cet « écolier-pompeur » de partir et aller créer son propre parti politique qu’il mettra volontiers et à volonté à la disposition d’Alassane Ouattara, le RDR et l’Élysée en France. En réponse il a sorti le jeu et les méthodes de ses patrons du RDR : le banditisme et le brigandage politique. Cet homme est l’image de l’indécence et le chef-d’œuvre parfait de l’art moderne qui dépeint l’ignominie et le dégoût. Comme les jeunes disent dans les rues à Abidjan : « Il est assis sur FPI-là on dirait c’est pour son papa ».

Mais entre nous les amis, Affi N’Guessan est un poltron et une couille molle. D’où tire-t-il ce courage soudain contre son propre parti, cet ancien premier ministre de la république trouillard qu’un petit chef rebelle a fait pomper dans des vidéos qui circulaient partout sur Internet comme un enfant ??? Même Soro Guillaume se moquait de lui récemment. Quand on a été premier ministre, on a mis la barre trop haute et on ne la laisse plus baisser. Et il y a surtout un seuil en dessous de la barre qu’on ne peut plus se permettre de franchir – il y a des accusés qui ont dit au juge de Adolf Hitler d’aller chier, un juge qui partageait la mort même aux accusés les plus gentils comme des friandises à fortiori ceux qui l’envoyaient se faire foutre.

C’est dans l’épreuve et l’adversité qu’on voit les hommes, les vrais, les teigneux, les courageux, les coriaces, ceux qui ont des couilles en or et dont les noms sont inscrits dans le livre d’or de l’histoire, comme mon héros le vaillant Général Dogbo Blé Bruno. On a vu la France et l’ONU bombarder la résidence du Président Gbagbo nuit et jour pendant des semaines, mais il n’a pas fui alors qu’il pouvait. Un petit chef rebelle a effrayé Affi N’Guessan au Nord et l’homme qui se joue aujourd’hui les durs s’est mis à pomper comme un écolier devant les caméras – un ancien premier ministre ; c’est à peine croyable. Si le chef rebelle veut te tuer, qu’il te tue, et la république va se souvenir de ton sacrifice et t’inhumer avec tous les honneurs. Mais alors pas question de se faire filmer en train de pomper comme un apprenti-gbaka.

Qu’aurait fait Affi N’Guessan s’il était à la résidence du Président Gbagbo pendant les bombardements franco-onusiens ? Aurait-il fait pipi sur lui ? Aurait-il déféqué ? Il aurait sans doute peté les plombs. Aujourd’hui, au lieu de garder de toi l’image honorable d’un ancien premier ministre de la nation, on ne revoit que le timoré qui pompait devant un chef de la rébellion. Quand un ancien dignitaire de la république baisse la culotte devant des hors-la-loi que tous étaient censés combattre, que devraient faire des citoyens ordinaires ??? Fuir ou capituler assurément ‼ Et ils n’auraient pas tort ; tous comprendraient et personne ne leur en voudrait.

Nous les africains, nous nous comportons souvent de façon déshonorable. Chez les Arabes ou les Latinos, Affi N’Guessan serait politiquement fini. Après les images vidéos qui ont circulé partout où on l’a vu en train de pomper comme un écolier puni par son maître, plus personne ne le suivrait car ailleurs les gens suivent les dirigeants et leaders courageux, pas ceux qui retrouvent subitement leur courage après avoir vendu la lutte commune. Un ancien premier ministre qui fut incapable de tenir tête à un petit chef rebelle ne peut pas faire autant de zèle envers et contre ses anciens camarades de parti s’il n’a pas rejoint le camp de la rébellion au pouvoir qui lui a garanti sa protection. Personnellement je ne peux jamais suivre un tel homme.

En ce qui me concerne, j’ai décidé de me retirer et regarder à distance dorénavant comme tout le monde parce-que dans n’importe quel autre parti politique au monde où les dirigeants en liberté ont encore la tête sur les épaules, ils auraient demis de ses fonctions et excommunié du parti Affi N’Guessan et sa clique depuis bien longtemps au lieu de s’accrocher niaisement à leurs textes, donnant l’impression d’être tous des complices d’Affi. La décision du FPI de s’accommoder de l’imposture et du pharisaïsme d’Affi N’Guessan est illogique, irrationnelle. Elle ne s’explique tout simplement pas. Alors je ne continuerais pas à écrire pour défendre un parti qui opère et fonctionne à contre-courant et dans l’antithèse de la raison et du bon sens politique.

Je continuerais par contre à écrire de temps en temps sur des sujets ponctuels d’actualité et pour dénoncer la dictature et la barbarie au pouvoir en Côte d’Ivoire, pour décrier et exposer la Cour Pénale Internationale, véritable outil politique au service des anciens négriers occidentaux qui inculpe et emprisonne des innocents alors que des génocidaires sont au pouvoir en Côte d’Ivoire, pour réclamer la liberté d’expression confisquée par le régime d’Alassane Dramane Ouattara avec la complicité active ou passive de la France coloniale et l’ONU son instrument politique pour les efforts de recolonisation de l’Afrique. Nous continuerons à écrire, instruire, enseigner et éclairer jusqu’à ce que la Côte d’Ivoire soit libérée de la tyrannie et de l’occupation française. Jusqu’à ce que l’Afrique soit libre et débarrassée de la présence étouffante et l’influence nocive de l’impérialisme égoïste, barbare et inhumain. Jusqu’à ce que l’Afrique soit complètement débarrassée des résidus de la mentalité de la pensée coloniale.

Maitre Namory Fatogoma Dosso

Email : Maitre.Dosso.MD@gmail.com

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