Crise des injonctions de l’étranger: Les peuples Afrique, en passe de déjouer ce piège macabre permanent

Crise des injonctions de l’étranger: Les peuples Afrique, en passe de déjouer ce piège macabre permanent

Il ne se passe plus un jour sans qu’on ne nous mette à la une la réaction de nos chers et dociles présidents aux différentes injonctions étrangères: Compaoré dit non à Hollande, Ouattara répond à Hollande, Kabila dit non à John Kerry ou à Obama, Faure Gnassingbé veut passer en force, etc… Cette nouvelle parodie de limitation des mandats est une nième perfidie dans la valse des injonctions perverses que l’occident brandit pour distraire et tenir éloignés les Africains des problèmes qui les minent.

Il faut dire « NON » à ces injonctions et à leurs géniteurs et pourfendeurs. Pourquoi ? Faisons tout simplement le bilan : A la sortie de la deuxième guerre mondiale, l’Asie a directement refusé les injonctions des occidentaux (Japon, Vietnam) et aujourd’hui l’Asie présente un développement économique et social équilibré et honorable. L’Amérique du sud, a accepté les injonctions pendant quelques années. Mais, confrontée aux résultats désastreux de cette ruse, Elle a vite décidé (d’abord Cuba, suivi du Venezuela) dans son ensemble de rejoindre l’Asie dans le refus. Depuis cette décision, l’Amérique du Sud est entrain de retrouver des couleurs et bat tous les records dans l’émancipation des populations vers une vie plus digne. L’Afrique, quant à elle, est maintenue pieds et poings liés dans cette mesquinerie, par la volonté active de ses dirigeants (surtout francophones), et ceci, contre l’avis de ses populations.

Les peuples d’Afrique doivent « REFUSER » ces injonctions car la liste des injonctions que l’Afrique a accepté successivement depuis plus de 600 ans est longue et à son détriment. L’Afrique a accepté tour à tour: 500 ans d’esclavage pour bâtir l’Amérique et modeler le monde d’aujourd’hui, nous séparant de nos plus virulentes forces vives qui nous manquent aujourd’hui. La pseudo indépendance pour maintenir l’esclavage, avec l’injonction de ne pas avoir de monnaie, d’entreprise de transformation et d’armée. Le parti unique comme modèle de gouvernance pour neutraliser toute revendication citoyenne. Les ajustements structurels pour s’accaparer de toutes ses entreprises d’états et briser leur émergence. Le multipartisme pour noyer les revendications unitaires. L’adhésion à la TPI, une cours que les occidentaux n’approuvent pas eux-mêmes. Les PPTE, pour enlever les dernières manettes économiques aux opérateurs locaux Africains. Les dirigeants politiques des pays francophones présentent le PPTE (résultat des injonctions précédentes) comme un trophée de leur forfaiture et le brandissent comme une pièce essentielle d’achèvement de leur bilan exécrable, bref, c’est une sorte de prime d’humiliation pour l’Afrique. L’homosexualité qui va peut-être enfin répondre à l’épineux problème de contrôle des naissances. Et enfin la dernière injonction sur la limitation du nombre de mandats qui a cette spécificité perverse d’amener les Africains à remercier d’une part Obama et Hollande pour le pillage de l’Afrique qu’ils encouragent et d’autre part à se battre pour maintenir leur complices et dictateurs Africains au pouvoir.

Il est donc très facile de constater que ces injonctions ont emporté dans les abîmes des milliards d’Africains. Le piège de ces injonctions réside dans leur acceptation. Une fois accepté, si vous l’exécutez votre pays sera spolié avec des conséquences meurtrières sur la population. Si vous ne l’exécutez pas une guerre vous sera imposée et décimera la population. C’est donc un jeu pervers pour masquer une vraie guerre que l’Occident livre a l’Afrique. Nous avons tous en mémoire ces images des massacres d’une violence inouïe que subissent nos populations, surtout les plus paisibles qui, à travers leurs regards perdus, complètement tétanisé, ne comprennent pas pourquoi le ciel leur tombe sur la tête. Comment comprendre par exemple, pourquoi et comment une heureuse jeune femme enceinte d’un clan, se retrouve par un beau matin ensoleillé, aux coté de tant d’autres corps sans vie, dans une mare de sang, avec son fœtus placé sur sa poitrine dénudée. Voilà une image que je n’oublierai jamais et que je n’accepterais jamais. D’ailleurs pourquoi devons-nous accepter cela ? C’est exactement, en essayant de répondre à ces questions que les Africains comprennent de plus en plus le piège de la distraction et commencent à se pencher sérieusement sur les problèmes qui minent l’Afrique : Souveraineté militaire, territoriale et surtout monétaire. La misère et la déchéance morale de la société. La production des biens qu’ils ne consomment pas. La limitation de la consommation de l’énergie par le jeu des prix, de pénurie et de délestage. Les maladies de toutes sortes qui anéantissent les forces vives de l’avenir. Les services publics tels que les hôpitaux ou des prisons qui sont des mouroirs. Bref l’avenir même du continent qui est noyé dans tous ces drames

Ces injonctions sont finalement des armes à triple tranchants :

– Humiliation de tout un continent aux yeux du monde

– Occuper les Africains en les tenant loin des vraies questions qui minent leur continent

– Contribuer à l’affaiblissement, la désorganisation et a l’élimination des Africains.

Je me joins donc au peuples d’Afrique pour dire NON à ces injonctions et pour accuser les chefs d’états des pays Africains ou ces actes se sont passés, et même les plus téméraires et toute leur bande, d’avoir manqué d’unité, de ruse, d’anticipation et de diplomatie et de participer d’une manière consciente et active pour la plus part des cas aux massacres de leur propre populations. Le piège du dernier chapitre de ces injonctions est vraiment pervers. Cette perversité réside dans ce phénomène nouveau qui consiste à faire apparaitre le dictateur et préfet en place comme un souverainiste qui sauvegarde l’intérêt et la fierté nationale, poussant du même coup les populations dans les bras de leur bourreau d’hier qui va en profiter pour mieux servir son maitre, l’occident. C’est ainsi que nous voyons sur certains media, même les plus panafricanistes, une floraison d’homme d’états qui ont maintenu leur population dans la misère absolue pendant plus de 30 ans, apparaître comme des garants de la paix, de la souveraineté et de la fierté nationale dans leur pays qui sont des prisons à ciel ouvert ou des gigantesques mouroirs. Nous REFUSONS cette n nième arnaque. Que les effets de certaines injonctions coïncident avec l’intérêt des peuples Africains, c’est possible, nous l’espérons et nous le souhaitons d’ailleurs. Mais de là à nous faire croire que :

Le prince Kabila peut devenir un héros national parce qu’il dit NON à John Kerry. Lui, qui, en deux mandats, n’a pas pu mettre tous les Congolais autour d’une table, qui n’a pas pu protéger des Congolais qui meurent encore en masse, et qui ne tient son siège que de Washington.

– Le roi Biya, est devenu du jour au lendemain un souverainiste. L’homme Lion, semble-t-il, a plus de 80 ans, se serait muté en terreur des occidentaux dans le golfe de Guinée. Lui, qui a modifié la constitution, contre l’avis de ses citoyens, pour se maintenir au pouvoir, et qui ne trouve pas nécessaire qu’il y ait un conseil des ministres dans un pays qu’il a plongé miraculeusement dans une misère et qui se meure.

– Le prince Ali Bongo, qui fait maintenant appel à la population Gabonaise pour soutenir la république, en a vraiment à cirer. Cet homme, une fois placé au pouvoir par la France a vite fait de rappeler au Gabonais que le Gabon était un royaume que, lui le bon musulman, mettait de facto au service de la Franc maçonnerie. Eh bien bonne chance ! Car, après tout, nous les Africains sommes humanistes et généreux.

Le gouverneur Ouattara a inconsciemment perdu sa boussole. Ce furieux et bon serviteur de la France est en passe de détrôner Mandela car il aurait dit cash « Je n’ai pas de leçons à recevoir de François Hollande ». D’après les journaux, cette sortie, sans le soutien du peuple Ivoirien, l’aurait obligé à se rendre sans délais, c’est-à-dire, le lendemain à l’Elysée pour, dit-on, une séance de prière pour le bien être de l’Afrique. C’est vraiment le cas le plus énigmatique, car l’homme a été ramené de force par la France pour ses qualités de Terminator de l’Afrique (il propose d’ailleurs de dévaluer à nouveau le CFA). Et pour entrer au palais, il a enjambé le corps de millier d’Ivoiriens tués par l’armée Française.

Arrêtons d’égrainer cette liste qui illustre que ce n’est pas cette histoire des limitations de mandat qui va aider les Africains dans leur développement car nous savons tous que toute personne à la place de Biya, de Kabila, de Bongo, etc… Ne fera pas mieux s’il n’a pas en premier lieu le suffrage du peuple, et ensuite, le contrôle de sa monnaie, de son territoire et de son économie. A propos voici deux injonctions qui seront les bienvenues de la part des donneurs de leçons :

– Tous les chefs d’état Africains doivent sortir du CFA dans les six mois qui suivent.

– Interdiction de voler, j’allais dire confisquer, pardon acheter les terres des Africains.

Je profite de cette tribune pour remercier :

– Le sens national et la bravoure de certains chefs des armées, qui, par leur amour pour la patrie, ont permis d’éviter des bains de sang inutiles, nous épargnant de ces spectacles apocalyptiques, sous le regard hébété et dépité de ces assoiffés de sang qui se réjouissaient déjà, rien qu’à l’idée des carnages qu’ils avaient si bien échafaudés.

–  Les vrais medias panafricanistes et forces de la société civile qui forment et informent nos citoyens de ces mascarades. Je voudrais surtout les soutenir pour leur message permanent en directions de nos dirigeants, exhortant ces derniers à se référer à leur population qui devrait être leur seule préoccupation et qui est en réalité leur seule protection.

Nous avons assez dérouillé comme ça et le visage candide, souriant et naturel de nos mamans, de nos enfants et de nos jeunes est une véritable source inépuisable de bénédictions pour vous, valeureux combattants de la fierté des Africains. Vous serez et demeurerez nos vrais héros.

Je vais terminer cette tribune en disant que les occidentaux peuvent avoir une coopération 1000 fois plus fructueuse avec l’Afrique et les hommes d’affaires peuvent gagner 1000 fois plus d’argent en Afrique sans être obligé, par plaisir ou par ignominie, d’imposer un ouragan de violence, de brutalité, de misères physiques, morales et des souffrances inouïes et INUTILES aux peuples noirs.

Douala Ngando

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.