Crise des jeunes leaders au RHDP: Apres Touré Mamadou, cadre du RDR, un militant du PDCI attaque le député de Port-Bouet

Crise des jeunes leaders au RHDP: Apres Touré Mamadou, cadre du RDR, un militant du PDCI attaque le député de Port-Bouet

Après avoir provoqué une tempête dans un verre d’eau, lors du dernier Congrès du PDCI-RDA, en sillonnant les principales capitales du monde avec un même discours à la bouche où l’outrance le disputait à l’impertinence, en particulier contre Président Henri Konan Bédié, on avait espéré, raisonnablement, que la déculottée qu’il a subie alors l’aurait amené à mettre un peu de calme dans son âme et d’ordre dans son esprit.

Mais, est-ce encore possible de changer à cet âge, qu’il ne porte pas, quand tous les traits de caractère de trapéziste de haut vol, de mercenaire sans foi ni loi, d’envieux pathologique et d’écorché vif se sont cristallisés ? Peu probable.

D’autant moins, que ceux qui le connaissent affirment que Kouadio Konan Bertin alias «KKB», avec ce profil qui sied à l’emploi, est en mission… A preuve, pris sur le vif, en pleins délires psychopathiques contre le Président de la République, KKB tente, désespérément, de trouver refuge au PDCI, en s’y précipitant par la fenêtre, quand la porte lui est grandement ouverte pour qu’il s’en aille.

« Je travaille pour le retour de mon parti ( ?!?) au pouvoir (…). Je veux que le RDR me colle la paix tout simplement (…). Le PDCI-RDA face au RDR, le RDR retournera au bercail et ils le savent bien (…). Les gens sont obligés d’attaquer, d’insulter, c’est parce qu’ils savent qu’il va se passer quelque chose (…)». Tels sont les propos jetés en l’air, dans sa fuite, à des journalistes à ses trousses, par le presque quinquagénaire ex-Président de la Jeunesse du PDCI, KKB.

C’était en réaction à la réponse argumentée, documentée et percutante que la Jeunesse du RHDP, par la voix du brillantissime Conseiller à la Présidence de la République, Touré Mamadou, lui avait adressée, suite à ses dernières bouffées de souffre exhalées sur le Président de la République.

A les lire et entendre leur résonance, ces propos prêteraient plutôt à s’esclaffer de rire, s’ils ne traduisaient pas le désarroi de quelqu’un qui tente, dans la panique, de se soustraire à la clameur publique qui monte à sa suite.

Sinon, quoi de plus normal qu’un militant de parti politique digne de cette qualité «travaille pour le retour de son parti ( ?!) au pouvoir» et qu’il pronostique que celui-ci face au RDR, le RDR retournera au bercail (…)». Mais, KKB est-il encore un militant du PDCI-RDA ? Il est permis d’en douter, pour deux raisons, au moins.

Première raison, le parti dont KKB se dit militant partage actuellement la gestion du pouvoir d’Etat avec le RDR et deux autres partis, au sein de l’Alliance du RHDP. Comment, dans ces conditions, peut-il s’attaquer à l’un des membres de cette alliance, sans remettre en cause son appartenance au parti auquel il dit appartenir ?

Deuxième raison, on sait que la Direction légitime de tout parti politique est garante, comme on dit pour faire sachant ou savant, des choix stratégiques et tactiques opérés par celui-ci. Il n’est pas nécessaire d’insister sur le fait que la mise en œuvre de ces choix requiert la discipline stricte, qui fait des militants des militaires, après le débat démocratique interne. Là encore, comment KKB peut-il continuer à revendiquer son appartenance à un parti auquel il est constamment en opposition frontale et radicale, depuis, à travers la remise en cause de ses choix et de la légitimité de sa Direction ?

A moins de considérer, en lui accordant le bénéfice du doute, que la posture adoptée dans son combat contre tous, pour le retour de son parti au pouvoir, consiste à casser le RHDP. Ce qui ne manquerait pas de logique.

Mais alors, ne pouvant agir pour son compte personnel, ni être en mission pour le compte de la Direction légitime de ce parti, il apparaît, avec évidence, qu’il est le cheval de Troie d’une dissidence interne minoritaire, en position de repli tactique dans l’ombre, qui cherche à exister et à gagner du terrain. Mission impossible, deux fois.

D’abord, l’alliance du RHDP est coulée dans du marbre, cette alliance, qui donne aujourd’hui de la dignité à KKB, à travers son mandat de député, en lui permettant d’exercer, pour la première fois de sa vie, une activité génératrice de revenus, quand bien même son train de vie a toujours juré avec toute logique économique. Elle repose, d’une part sur le diagnostic sévère de plus d’une décennie d’incompréhensions, de malentendus et de querelles intestines qui ont manqué, de peu, d’emporter l’héritage laissé par le Père de la Nation, et d’autre part sur la repentance, le pardon et la confiance retrouvée.

Ensuite, on sait que la dissidence ne pèse pas plus de 6% des militants du PDCI-RDA. Espère-t-elle, sans doute, pouvoir remonter ce handicap, en mobilisant les bases de leur parti et au-delà, autour des thématiques dangereuses ressassées régulièrement par KKB, telles que l’identité nationale, la question foncière, la rébellion, la crise post-électorale, la justice dite des vainqueurs… Rien n’est moins sûr, quand on sait, par ailleurs, que la dissidence a pour mentor Charles Konan Banny, un looser qui n’a rien appris, ni rien oublié.

C’est pourquoi, la seule clé de lecture qui reste, pour comprendre le sens du «combat» politique de KKB est la cupidité, comme en témoignent les révélations époustouflantes faites par Touré Mamadou.

KKB est taillé dans la même cire que Charles Blé Goudé. Tous les deux, agités, anti-modèles, forts en gueule, portés sur le gain facile, abonnés à tous les râteliers et ayant pour seul Maître l’argent, leur engagement politique et leur fidélité à une cause, quelle qu’elle soit, sont toujours fonction du montant de la prime encaissée.

N’est-ce pas pour cette raison que KKB et Charles Blé Goudé s’entendaient si bien comme deux larrons en foire, hors des regards indiscrets. Ils se sont toujours porté, mutuellement, secours et assistance, politiques et matériels.

D’où l’accès de colère de Charles Blé Goudé, lors de son débat télévisé face à KKB, dans le cadre de la campagne du second tour de la Présidentielle de 2010, face à ce qu’il a pu considérer comme un manquement, de la part de son allié, à la parole donnée après qu’il ait empoché la coquette somme de 45 000 000 de FCFA pour obtenir du Président Henri Konan Bédié, alors à Daoukro, une consigne de vote, même tacite, contre le candidat du RHDP, Alassane Ouattara. C’est également pourquoi KKB fait actuellement partie de la défense de Charles Blé Goudé, face aux Juges de la CPI.

Qu’ils sachent donc, ceux qui croient le tenir par la bourse, que c’est bien KKB qui les tient, politiquement, pour la bourse, qu’il est prêt à aller chercher, même dans le feu. Mais après tout, la femme de Sganarelle ne disait-elle pas à ses voisins : «Et s’il me plaît à moi d’être battue par mon mari.» Le mercenariat politique encagoulé de KKB ne regarde que lui et ses victimes consentantes.

Sauf à ajouter, pour conclure, que KKB veut apprendre au vieux singe à faire la grimace, en demandant au RDR de lui coller la paix, pour se soustraire au regard inquisiteur de l’opinion publique après les révélations troublantes sur sa complicité active avec l’ancien régime dans les crimes qui ont endeuillé en 2004 et lors de la crise post-électorale. Sinon, il sait bien que le RDR, où il compte beaucoup d’amis, malgré tout,-et oui, même les criminels pathologiques ont des parents et des amis- ne le prendra jamais pour cible, tant qu’il se tiendra hors de son viseur.

Koffi Jean-Marc Dougboyou
Enseignant à la retraite
Militant du PDCI-RDA
Militant du RHDP

jeanmarcdougboyou@gmail.com

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