Crise larvée au sein du RHDP-Plateau : Après les législatives 2016 Akossi Bendjo accusé de trahison

Crise larvée au sein du RHDP-Plateau : Après les législatives 2016 Akossi Bendjo accusé de trahison

Voici un article dont la Rédaction de EBURNIENEWS.NET a reçu copie et qui pourrait être frappé de censure par certains médias. Bien sûr à l’instigation de celui qui y est visé. Dans le soucis d’informer les lecteurs, nous avons décidé de le soumettre à votre appréciation, après avoir pris le soin de biffer le nom du rédacteur.

Les Législatives de 2016 qui ont vu la défaite du candidat du RHDP, Doh Victor, au Plateau, au profit de Jacques Ehouo, candidat « indépendant », auront eu le mérite de porter au grand jour, le double jeu du maire de la commune, Akossi Bendjo. Retour sur une insupportable tromperie dont les tenants du RDR, du MFA et de la ligne légaliste du PDCI-RDA, ne veulent pour rien au monde, faire passer par pertes et profits.

Dans la commune du Plateau, l’édifice du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est au bord de l’écroulement. Secoué par les ondes de choc d’une forte dissension entre ses membres, difficilement contenue pour ne pas être portée sur la place publique.Au cœur de la palabre et au centre des intimités, le maire Noël Akossi Bendjo, à la fois membre du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA et du Directoire du RHDP, dernièrement chargé de l’implantation des bases.Une partie de ses soutiens au PDCI et ses anciens alliés réunis au sein du RDR, MFA et UDPCI, ne lui pardonnent pas de les avoir roulés dans la farine, lors des campagnes législatives de décembre 2016. M. Bendjo est mis à l’index pour «duplicité avérée».

Il est accusé d’avoir réellement soutenu en cachette, son «neveu», Jacques Ehouo, vainqueur (45,16% des suffrages), à l’issue dudit scrutin, alors que le premier magistrat du Plateau faisait semblant, officiellement, de battre campagne pour Doh Victor, le candidat de l’alliance des Houphouétistes.«Des faits et témoignages existent que M. Bendjo a, en réalité, travaillé à l’échec du candidat du Rhdp. Il a mis en place, une organisation concurrente, déloyale, selon un plan et une coordination, dotés d’un budget dont l’origine publique, peut parfaitement être traçable. Si M. Bendjo n’était pas le coordonnateur du RHDP chargé de l’implantation des bases, les choses en seraient restées là. Mais l’homme en qui nous avions confiance, nous a plantés un couteau dans le dos. Il nous a trahis. Il a trahi le Pdci, le Rdr, l’Udpci, le Mfa, bref, le Rhdp. Il doit de ce fait, être dénoncé et sanctionné » fulmine Georges B. ancien membre du staff de campagne de l’ex-candidat du RHDP aux législatives du Plateau.« Pendant que M. Bendjo faisait le « service minimum » pour le candidat officiel du RHDP, il fourbissait dans l’ombre, son plan B, avec l’aide d’un groupuscule de militants du PDCI, qui émarge mensuellement au budget de la mairie, se disant déçus de la mandature de Zoumana Bakayoko, le député sorti.

Noel Akossi Bendjo a poussé dans le dos, son «neveu et très proche collaborateur» a renchéri une autre source anonyme, proche de Djoro Akré Didier, candidat indépendant Malheureux auxdites législatives, avant d’enfoncer le clou : «C’est la principale raison pour laquelle, Didier s’est présenté à cette compétition électorale. En effet, toute la Commune sait que M. Bendjo n’est mû que par les intérêts de son clan, ceux de son système. Avec lui, le Plateau est devenu un patrimoine familial, « sa chose». Depuis longtemps, il a cessé d’œuvrer pour la cité. Au PDCI, il a tissé un réseau avec certains hauts responsables, qui lui garantissent son maintien. Il ne s’occupe que de sa position, de ses affaires»Joint au téléphone pour connaître la position de M. Bendjo sur de telles informations, un membre du cabinet du maire, qui a requis l’anonymat, a rejeté en bloc toutes ces accusations en traitant leurs auteurs de «mauvais perdants et d’incapables notoires».Pourtant, ces graves reproches prennent sens quand on les confronte à certains constats faits dans le «back office» du nouveau député, perçu désormais comme la pomme de discorde entre les alliés d’hier.

Le protégé et fer de lance

Il est un fait incontestable. Le visage de Jacques Ehouo alias Jacques Bauer, du nom du célèbre héros de la légendaire série télé américaine « 24 heures Chrono », est familier des habitants du Plateau. C’est que depuis 2001, date de l’élection de Bendjo en tant que Maire, Jacques Ehouo est dans presque tous les gros coups du coin.

Présenté à raison comme « le bon petit » du Boss, ou encore «son neveu», Jacques est, en vérité, le fils biologique du Professeur Ehouo, un ami intime et de longue date de Bendjo. Quand le fils Ehouo achève ses études à l’étranger, il rentre au pays avec un diplôme d’ingénieur en biochimie et se met au service du Maire. Jacques est comme un «fils adoptif» pour Bendjo, mais il en est surtout devenu l’homme des missions stratégiques et casse-gueule.

Très vite, «le bon petit» prend ses marques, crée Neg-Com, une fumeuse société de communication, sise à la rue Paris village, qu’il dirige, au lendemain de la victoire du Maire. Il agit aussi dans l’ombre. Il gère par exemple le défunt journal, « L’Aurore» crée en 2000 et dirigé à l’époque, par un certain Venance Konan, pour soutenir l’ambition des rénovateurs du PDCI, contre la vieille garde incarnée par Henri Konan Bédié…

Cette Mission, Ehouo pardon, Jacques Bauer la remplit efficacement, jusqu’à la fermeture du canard, au compte de Noel Akossi Bendjo, le véritable commanditaire et financier.

Au fil des ans, Jacques se voit confier la mise en œuvre de plusieurs projets lucratifs, il prend de la graine et s’épaissit. Autour de 2006, il est promu grand patron de la gestion de la manne publicitaire du Plateau. Un poste stratégique au contenu juteux et extrêmement convoité.

Evaluée à plus d’un milliard de FCFA de chiffres d’affaires annuels, cette manne publicitaire serait, en réalité, une vraie caisse noire, échappant au budget officiel. Certains détracteurs affirment que seulement une trentaine de millions de ce pactole serait versée annuellement, dans l’assiette communale…

Dopé par la confiance «sauvage et illimitée» de son mentor, Jacques Bauer explore de nouveaux horizons. Il installe ses propres ONG dont Green Act et Plateau Vision Plurielle, à but social, en profite pour tisser un lien avec les populations, notamment, les jeunes, les CDQ (chefs de quartiers) et les femmes. Dans le secret espoir d’en faire une rampe de lancement pour son ambition politique. Car dans la tête du jeune biochimiste, si Bendjo constitue le présent du Plateau, lui Jacques se voit comme son futur.

En 2011, il acquiert, dans des conditions opaques, La Case d‘Ebène, un restaurant chic située sur la rue Paris-village, en face de La Croisette, d’une valeur vénale d’une centaine de millions de FCFA.

Dans ce restaurant haut de gamme, une partie de la Jet-set Abidjanaise et communale vient régulièrement se sustenter mais aussi parader.
Dans la foulée de cette fulgurante ascension sociale, il crée en 2014 une usine à glaces alimentaires (7 tonnes) d’un coût de 150 millions de FCFA…
Autant de positions avantageuses, qui ont permis au nouveau député, de se tailler la part du lion dans l’occupation des espaces publicitaires, pendant la campagne du 10 au 16 décembre 2016.

Des faits accablants

Membre du bureau politique du PDCI-RDA, Jacques Ehouo avait fait acte de candidature au parrainage du PDCI-RDA et avait signé la déclaration sur l’honneur. Close qui lui interdisait de se présenter « en indépendant » à cette élection s’il n’était pas retenu par son parti. Le PDCI et le RDR, tous deux membres du RHDP ayant désigné Doh Victor comme porte flambeau de la coalition au pouvoir, il serait alors illusoire d’imaginer le «petit» de Bendjo, réussir «sa rébellion», s’il n’était pas assuré d’une «base-arrière», d’un apport logistique, d’un appui financier et d’un soutien politique.

Au contraire de la plupart des candidats indépendants qui ont fait l’objet de sanctions diverses, à la suite des rodomontades du chef de l’Etat, Jacques Ehouo, fort du parapluie atomique de Bendjo, est resté droit dans ses bottes, serein et imperturbable, sûr de son affaire.

Pour réaliser «le crime parfait», M Bendjo «a mis» son dispositif officiel de Mairie à la remorque de sa doublure. A preuve, la contribution déterminante de Mme Ndoumi Cécile épouse Kokola, couturière de son état, suppléante de Ehouo.

Présidente des femmes du PDCI-RDA-Plateau, cette brave dame est surtout Présidente des Femmes du RHDP de la même cité. Entrepreneure à ses heures perdues, elle dirige une entreprise privée en contrat avec la municipalité. Elle est donc une pièce maitresse dans l’organisation administrative et politique de M. Bendjo.

Dans le même staff de campagne de Jacques Ehouo, a activement siégé une autre dame, Mme Aleba Viviane, actuelle sous-directrice des services socio-culturels à la mairie du Plateau.

Encore, M. N’cho Ange Evrard, sous directeur des services de l’environnement ainsi que M. Diomandé Montché, sous directeur chargé des services informatiques, engagés, au vu et au su de tous, aux côtés du candidat « rebelle » au PDCI-RDA. Sans être inquiétés par leur hiérarchie.

Avec la victoire de Jacques Ehouo, Noël Akossi Bendjo qui se prépare à rempiler à la mairie, a démontré à ses adversaires, qu’il demeure le maître du jeu au Plateau. Il peut donc se vanter d’avoir gagné une bataille stratégique, mais pourra-t-il gagner la guerre ? Rien n’est sûr.

Eburnienews.net

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