Danse de sorciers et bal d’hypocrites à Bassam: Les djihadistes ont tué 25, Ouattara et ses parrains français ont tué combien pour s’emparer du pouvoir ? (Par Me. Namory Dosso)

Danse de sorciers et bal d’hypocrites à Bassam: Les djihadistes ont tué 25, Ouattara et ses parrains français ont tué combien pour s’emparer du pouvoir ? (Par Me. Namory Dosso)

Pour commencer, nous nous inclinons et nous saluons la mémoire des ivoiriens encore une fois tombés sous les balles lâches et assassines d’assaillants venus du néant, qui ont pris d’assaut la ville de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire le dimanche 13 Mars, 2016. Notre cœur fut déchiré et nous fûmes profondément attristés de voir nos compatriotes tomber une nouvelle fois, encore, sous les balles d’assaillants à qui ils ne doivent rien, et à qui ils n’ont fait aucun mal.

Notre âme pleura de nouveau et de plus belle, comme elle pleure sans repos et sans répit depuis que le pacte sacré du non-versement du sang humain sur le sol ivoirien a été brisé, au nom d’ambitions politiques mégalomaniaques, démesurées et à la rigueur frisant la folie.  Le sang coule, et il coulera à flot jusqu’à ce que ce pacte sacré soit re-scellé.

Or ce ne serait jamais possible avec ces gens au pouvoir qui l’avaient initialement brisé. Ce ne serait jamais possible avec des sanguinaires au pouvoir. Car des gens qui versent le sang pour prendre le pouvoir ne peuvent pas empêcher le sang de couler, pas plus qu’un proxénète professionnel ne saurait être efficace à un poste de conseiller municipal chargé de la lutte contre la prostitution.

Si vous nommez un proxénète professionnel comme conseiller municipal chargé de la lutte contre la prostitution dans votre commune, il y a aura plus de prostituées que de lycéennes chez vous. C’est de la logique élémentaire qui ne nécessite aucunement, ni un doctorat en Philosophie Nucléaire, ni une intervention chirurgicale au cerveau pour comprendre. Et c’est exactement la situation que nous avons en ce moment chez nous en Côte d’Ivoire : on dénonce et on veut mettre fin à la boucherie avec des bouchers au pouvoir. Ça  n’a pas de sens, sinon c’est contraire au bon sens.

Ce triste ballet de la mort, pour nos compatriotes, a été ouvert le 19 Septembre 2002 sous la direction du pouvoir actuel. Depuis, nos larmes ne cessent de couler comme une rivière assiégée par un nombre indéterminable de génies de malheur. Les femmes ne cessent de se lamenter et les coqs ne cessent de chanter la mort dans les cérémonies funèbres à l’occasion des obsèques des époux, des enfants et des vieillards.

Mon pays la Côte d’Ivoire saigne et est continuellement en deuil depuis le 19 Septembre 2002, l’un des plus longs de ce nouveau siècle en cours. Et les grincements des dents à force de douleur profonde n’ont connu une fin depuis cette nuit des démons du 19 Septembre 2002, agissant pour le compte de l’homme actuellement assis par effraction sur le trône suprême de notre République et ses parrains, les colons endurcis et incurables de France. Que l’âme des ivoiriens, tous ces innocents ivoiriens tombés depuis Septembre 2002 à ce jour, repose en paix et trouve enfin justice.

Chaque fois qu’il se produit un évènement tragique comme l’attaque de Grand-Bassam, les medias et l’ordre politique international à la base et responsables au fond de tout ce chaos dans le monde, ont déjà établi les règles à suivre et la conduite à tenir. Nous sommes tous supposés avoir la même réaction. Nous sommes tous supposés avoir une réaction à la rigueur « robotique ». On doit s’indigner. On doit condamner. Et on ne doit pas réfléchir ou poser des questions.

Réfléchir, poser des questions ou avoir toute autre réaction contraire à l’indignation et à la condamnation attendues de façon automatique et robotique est devenu politiquement incorrect partout dans le monde. Tout ceci sert bien les intérêts de ceux qui ont sciemment et savamment provoqué et qui aujourd’hui vivent de la prétendue guerre contre le terrorisme. Comme les vautours vivent des carcasses, donc de la mauvaise fortune et du malheur des autres. Plus que jamais, la terre entière est devenue une véritable jungle pour les hommes, surtout les plus faibles face aux plus forts. La théorie évolutionniste de la survie des espèces est pleinement en marche.

La guerre contre le terrorisme est devenue du pain béni et comme un don du ciel. Particulièrement pour les pays en faillite économique et financière comme la France qui s’en servent à merveille dans les efforts de recolonisation de l’Afrique. Subitement il y a partout aujourd’hui des djihadistes en Afrique là où on n’en avait auparavant jamais entendu parler. Alors que le Djihad est aussi vieux que le monde. Et les « fous d’Allah » font la guerre à leurs ennemis occidentaux depuis aussi longtemps qu’ils ont accepté comme vérité divine les révélations prophétiques sur « le Paradis et les 14 Vierges ».

Mieux, en cas d’attaques terroristes, le nouveau politiquement correct international veut qu’on se montre « solidaire » du gouvernement en place, même s’il est lui-même issu du terrorisme. Même si dans le fond c’en est un que nous trouvons moralement répugnant et répréhensible. On ne doit pas se poser des questions de fond et de sens sur le pourquoi de ces attaques, et comment les prévenir ou les éviter à l’avenir. On remarque que depuis les regrettables et condamnables attaques contre nos concitoyens à Grand-Bassam, le pouvoir moribond et aux abois d’Alassane Ouattara, issu lui-même du terrorisme international, est aux anges. Ouattara en est si heureux qu’il marche sans sa canne et sourit à tout bout de champ à gorge déployée. Et pour cause.

Depuis que des inconnus ont massacré des ivoiriens à Grand-Bassam, Ouattara qui était en très grande difficulté du fait de toutes les révélations, autrefois interdites, qui sont exposées au grand jour au procès de son ennemi juré à  la prison coloniale de la Haye, c’est le bal des hypocrites et la danse des sorciers qui défilent dans son palais d’Abidjan. Solidarité entre victimes du terrorisme oblige.

Amis comme ennemis, y compris ceux qui prient pour sa chute et son malheur, tous défilent à Abidjan pour venir verser des larmes de crocodile. C’est la danse des sorciers et le bal des hypocrites de la Françafrique. Mais chacun sait au fond pourquoi il vient dire « Yako ». Même ceux qui considèrent Ouattara lui-même un terroriste viennent. Tout est facile à comprendre quand on voit venir aussi un véritable bandit comme Nicolas Sarkozy qui est proche des trafiquants de cocaïne. Ou des représentants du gouvernement français pour qui le terrorisme n’est rien d’autre qu’un instrument supplémentaire dans l’arsenal des armes, et des voies et moyens pour pérenniser la colonisation et l’exploitation économique de l’Afrique.

C’est dans cette logique absurde que s’est muré l’Occident. Et c’est pourquoi leur prétendue « guerre contre le terrorisme » est un théâtre. C’est une grosse arnaque. Ils combattent le terrorisme comme quelqu’un qui suit un traitement antipaludéen en cultivant et en dormant avec des anophèles femelles dans sa maison. Si vous cultivez dans votre château des anophèles femmes et dormez avec tous les soirs, vous allez mourir du paludisme. Vous n’en guérirez jamais. C’est exactement ce qui arrive à l’Occident dans sa prétendue lutte contre le terrorisme. Ils sont en train de perdre cette bataille.

Pour mieux combattre et éradiquer le fléau en Afrique, il faudra adopter une autre stratégie. Il faudra éviter de suivre bêtement le « politiquement correct occidental » qui veut qu’on condamne par réaction automatique et robotique. Et qu’on se solidarise soudainement même avec un gouvernement composé lui-même de bandits/terroristes et qu’on trouve moralement déplorable. On ne devient pas une grande nation en suivant sans poser de questions. Les nations de demain sont celles qui remettront en cause beaucoup des doctrines politiques établies qui, apparemment, ont été conçues pour le bénéfice d’une minorité de nations au détriment de la grande majorité.

Tout en condamnant fermement les attaques terroristes de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire et en réaffirmant notre soutien et notre profonde compassion aux familles des victimes, nous réaffirmons aussi et par la même occasion notre opposition de principe au terrorisme. Dans toutes ses formes. Il n’y a pas de bons terroristes, et il n’y en a pas des mauvais. Nous ne faisons aucune différence ou distinction entre terroristes et rebelles.

Rebelles = terroristes et terroristes = rebelles. Dans les deux groupes, ce sont des gens indignes de leur appartenance à la race humaine. Car ils commettent des actes d’une barbarie si extrême et si choquante qu’ils les déshumanisent entièrement. Le monde doit les dénoncer et les combattre avec la même ferveur et passion.

Et tant que l’Occident fera la différence entre les rebelles qu’il arme pour commettre des massacres en Afrique et les djihadistes qui frappent sur le sol européen, en faisant l’apologie des rebelles africains, les gros efforts budgétaires, économiques, financiers, politiques et militaires consentis dans la prétendue guerre contre le terrorisme ne seront qu’un vaste gâchis d’importantes ressources qui auraient pu servir ailleurs.

En tout état de cause, les terroristes de Grand-Bassam on fait une vingtaine ou une trentaine de victimes en gros. Le 29 Mars 2011, en une seule journée, les rebelles de Ouattara ont tué plus de mille Wê et Guéré à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Dans la même période, les soldats français et onusiens ont tué régulièrement chaque jour des milliers de civils ivoiriens dans Abidjan et sa périphérie afin d’enlever le Président Gbagbo et installer Alassane Ouattara au pouvoir de force. Le chiffre de 3000 morts est un gros mensonge pestilentiel de l’ONU ; ils ont tué beaucoup plus et le vrai chiffre leur fait aujourd’hui peur à eux-mêmes.

Qui dit mieux ? Alors c’est quoi ou c’est qui les vrais terroristes dans ce monde ? Ceux qui se suicident en faisant quelques dizaines de victimes avec une kalachnikov ? Ou ceux qui planifient à l’avance des stratégies de guerre avec des armes non seulement lourdes mais super sophistiquées pour massacrer des milliers de civils pendant des années afin d’installer un homme au pouvoir qui a des ennuis constitutionnels qu’il n’arrive pas à surmonter comme il y en a en Occident et partout dans le monde pour exclure des candidats ?

Répondez à cette question si vous pouvez chers amis.

Me. Namory F. Dosso

Maitre.Dosso.MD@gmail.com

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