De la main à la main revient

De la main à la main revient

Les militaires et gendarmes ivoiriens sont, en ce moment, sur le théâtre des opérations …administratives et parcourent le pays à la recherche de documents administratifs. Ils sont sur le pied de guerre pour fournir, toutes affaires cessantes, les extraits de naissance de leurs enfants, de leur femme et un certificat de présence au corps. A compter de la fin de ce mois de novembre 2014, le paiement de la main à la main (qu’on dit chez nous «main à main») de la solde reprend encore pour deux ou trois mois.

En septembre 2012, les militaires et gendarmes avaient reçu chacun des fiches de renseignement qu’ils devaient remplir et obligatoirement déposer au plus tard le 7 octobre de la même année, pour prétendre être payés. Sur ce document émanant du ministère de la Défense, chaque homme en uniforme devait indiquer son ethnie, sa religion, son domicile, préciser s’il se restaurait au camp militaire ou non. Il devait également dire s’il vivait dans une maison baillée, donner les contacts du propriétaire de la maison et son compte contribuable. Outre ces informations, chaque corps habillé devait aussi fournir quatre photocopies de son bulletin de solde, de sa carte professionnelle et préciser sa date d’entrée dans le corps, la date d’affectation et produire des copies de son certificat de présence au corps et dire sa spécialité.

Les nouvelles autorités, après leur prise du pouvoir dans les conditions que l’on sait, avaient initié cette opération pour procéder à un contrôle des effectifs des policiers, des gendarmes, des militaires, des douaniers et des marins. L’objectif de cette mesure était de s’enquérir des effectifs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et de ceux qui travaillent réellement. Le ministre délégué chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, l’avait justifiée en indiquant que cette mesure était prise pour contraindre les militaires déserteurs à rentrer au pays et obliger tous les militaires à reprendre le service.

Deux ans après, la même opération reprend au moment où, selon le quotidien Notre Voie, le général Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major général des Armées, a essuyé une bronca, le 7 novembre 2014, au 3è Bataillon de Bouaké.

 

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