Débat sur les violences conjugales: Causes, symptomes, conséquences et moyen d’y remédier (Dally Gogognon)

Débat sur les violences conjugales: Causes, symptomes, conséquences et moyen d’y remédier (Dally Gogognon)

A l ‘image de la délinquance juvénile, le démantèlement récurrent des unités familiales qui s’érige progressivement en mode de vie, affecte négativement l’image et l’intégration communautaire des Ivoiriens et Ivoiriennes de l’Angleterre. C’est l’occasion de saluer l’initiative qui permet de discuter publiquement ce fléau, afin de minimiser ses potentiels risques dans l’intérêt de notre communauté.

Par ailleurs la société dont on parle tant, n’est rien d’autre que l’ensemble des communautés, dont la base reste les familles nucléaires, c’est-à-dire chacun, son conjoint ou sa conjointe et ses enfants. Selon la psychologie, aussi bien que ces collectivités conjugales qui constituent la société humaine se porteront bien, mieux cela vaudra pour l’ensemble de la société. Or les dislocations des cellules familiales qui sont des faits très remarquables et très inquiétants au sein de la communauté Ivoirienne de l’Angleterre, non seulement fragilisent les familles, mais cette épreuve malheureusement très grandissante et sans coloration ethnique ou politique met indiscutablement à péril les collectivités familiales, leurs progénitures et l’ensemble de la communauté.

Le gouvernement Anglais étant conscient des multiples challenges communautaires, prévoit chaque année d’importantes sommes d’argent pour soutenir les communautés organisées à s’informer et à se former sur les potentiels défis communautaires pour minimiser leurs impacts immédiats à long et à terme, afin de promouvoir l’intégration et la stabilité communautaire, gage du développement réel de la société humaine dans son ensemble.

Qu’est-ce-que la violence conjugale ?

La violence conjugale survient lorsque l’un des conjoints utilise un comportement désagréable, désobligeant ou contraignant pour intimider et contrôler son conjoint ou sa conjointe. Peu importe la forme sous laquelle la violence conjugale se présente, dans tous les cas l’agresseur a pour but d’imposer ses désirs et de contrôler sa conjointe ou son conjoint. L’agresseur utilise souvent l’intimidation, la manipulation ou la force physique pour contrôler sa victime.

La violence sous toutes ses formes n’est pas acceptable. Toute relation doit être fondée sur le respect mutuel. Chacun doit se sentir respecté et surtout se sentir en sécurité dans la relation conjugale. Il est primordial de garder à l’esprit que personne n’a le droit d’être violent envers l’autre dans la relation conjugale et qu’il y a des organisations, des professionnels et diverses personnes qui peuvent aider. 

La violence domestique se présent sous différentes neuf formes ;

1- La violence verbale. 2- La violence psychologique. 3- La violence émotionnelle. 4- La violence physique. 5 – La violence spirituelle. 6 – La violence financière. 7- La violence sexuelle. 8- La violence culturelle. 9 – La négligence.

  1. La violence verbale

La violence verbale passe souvent inaperçue pour la victime et l’entourage car elle ne laisse pas de traces physiques. Malgré l’absence de coups physiques, le climat de peur est instauré intentionnellement et laisse des traces psychologiques. La violence verbale est aussi néfaste que n’importe quel type de violence selon des recherches psychologiques. La violence verbale se définie comme l’usage du langage écrit ou vocal avec l’intention de faire du mal.

Quelques exemples de violence verbale ; Insulter ou dénigrer constamment son conjoint ou sa conjointe. Menacer à son conjoint ou à sa conjointe. Hurler sur son conjoint ou sa conjointe. Les « tchrrrrr » et les autres tons associés constituent de la violence. Mentir à son conjoint ou à sa conjointe. Se moquer de son conjoint ou de sa conjointe. Surnommer négativement son conjoint ou sa conjointe. Rappeler le passer douloureux à son conjoint ou à sa conjointe. Faire de la rétention d’importantes informations. Parler sans retenue à son conjoint ou à sa conjointe. Faire savoir par le langage vocal répétitif à l’autre qu’il est moins important et qu’il contribue a rien dans la relation ect….

  1. La violence psychologique

La violence psychologique entraîne une baisse de l’estime de soi de la victime et renforce le cycle de la violence au sein du couple matrimonial. L’estime de soi est une ressource primordiale pour permettre à la victime de sortir du contexte violent, alors le détruire permet de fragiliser le conjoint ou la conjointe mentalement afin d’exercer l’abus aussi longtemps que possible. La violence psychologique se définie par l’usage de la menace pour causer la peur afin de contrôler l’autre.

Quelques exemples de violence psychologique ; L’intimidation. L’humiliation. Le chantage. Menacer de faire du mal à l’autre ou à sa famille s’il vous quitte. Menacer de vous tuer pour maintenir le control sur l’autre. Menacer d’abandonnement. Le harcèlement mental. Refuser de préparer ou de donner à manger au conjoint ou à la conjointe. Destruction des biens. l‘imposition de ses opinions au conjoint ou à la conjointe. L’agression verbale. L’isolement social. Empêcher l’autre de s’instruire. Traiter l’autre comme un enfant. Ne pas écouter l’autre. Négliger ses besoins. Ne pas prendre en considération l’opinion de l’autre. Quitter le domicile conjugal. Mettre les bagages de l’autre au-dehors. Faire ce que l’autre n’aime pas.

  1. La violence émotionnelle

La violence émotionnelle s’établie lorsque le conjoint ou la conjointe dit ou fait quelque chose, afin que l’autre se sente stupide, ridicule ou inutile. Par exemple ; L’absence de communication rationnelle. Imposer à l’autre son point de vue, ses gouts et désirs. Refus d’écouter ou de valoriser l’opinion de l’autre. Accuser l’autre de tous les maux. L’humiliation. La domination. La dévalorisation. Le rabaissement. Rendre l’autre coupable à chaque fois. L’usage du silence. La jalousie. Menacer de faire déporter l’autre. Menacer de se faire mal si l’autre ne coopère pas. L’intimidation afin de contrôler l’autre. L’usage de surnoms négatifs. Critiquer l’autre constamment. Mettre l’autre mal à l’aise. Ne pas compatir à ses problèmes. Ne rien apprécier.

  1. La violence physique

La violence physique qui est la plus perçue se définie quand l’autre fait usage des parties de son corps ou d’objets pour apporter atteinte à l’intégrité physique de son conjoint ou de sa conjointe pour exercer le contrôle absolu. Par exemple ; Taper constamment. Pousser. Tirer les cheveux et les autres membres du corps de son conjoint ou de sa conjointe. Mordre. Poignarder. Fusiller. Exposition punitive au soleil, sous la pluie. Droguer. Refuser les médicaments à l’autre. L’usage de substances additives pour contrôler l’autre. Obliger l’autre à faire des choses auxquelles elle ne consent pas ect…

  1. La violence spirituelle

La violence spirituelle ou religieuse s’établie quand l’un des conjoints se sert de l’attachement religieux de l’autre pour le manipuler, le dominer ou pour le contrôler. Par exemple ; Se moquer de l’autre à cause de sa religion et de ses pratiques culturelles. Empêcher l’autre de pratiquer sa religion ou ses pratique culturelles a la maison ou ailleurs. Forcer l’autre dans une autre religion. Obliger l’autre dans des pratiques spirituelles contraires à son éducation de base ou à sa nature ect…

  1. La violence financière

La violence financière s’établie quand la victime dans la relation est privée de tout accès aux ressources financières du couple. Cela l’empêche de maitriser le budget quotidien, et cela s’oppose à une prise d’indépendance le jour où la victime décide de quitter la relation maritale. Ne laissant pas de traces apparentes, cette forme de violence est plus facilement masquée que la violence physique. La violence financière prend forme quand vos ressources financières sont utilisées, gaspillées ou contrôlées sans votre consentement par votre conjoint ou conjointe. Par exemple ; Empêcher l’autre d’avoir un compte d’épargne. Lui retirer ses cartes de banque s’il dispose d’un compte bancaire. L’empêcher d’avoir accès à son argent. Ouvrir ses courriers sans son accord. Lire ses courriers sans son accord. Cacher ses courriers y compris ses relevés bancaires. Détruire ses courriers. Faire usage de son argent sans son consentement. Vendre les possessions familiales sans l’accord de l’autre. Choisir les choses que l’autre doit acheter avec son argent. Limiter sans son accord les dépenses de l’autre avec son argent. Utiliser l’argent du conjoint sans son consentement. Ne pas contribuer au payement des factures. Refus de contribuer aux dépenses de la maisonnée. Exiger des cadeaux de la part du conjoint sans en faire autant ect…

  1. La violence sexuelle

La violence sexuelle est établie quand l’on dénie sans raisons valables l’acte sexuel à l’autre ou quand le conjoint ou la conjointe est forcé (e) dans des activités sexuelles. Par exemple ; L’usage du sexe comme une arme psychologique. L’usage du sexe pour intimider l’autre. L’usage du sexe pour faire du chantage. Le phantasme sexuel. Denier l’action sexuelle a son époux ou à son épouse de façon régulière et sans justificatif. L’exhibition. L’infidélité. Faire des commentaires sexuels inopportuns. Retenir l’envie sexuelle. Refuser d’améliorer l’acte sexuel pour en tirer les bénéfices réciproques. La prostitution forcée du conjoint ou de la conjointe. Denier l’éducation ou la formation sexuelle à l’autre.

  1. La violence culturelle

La violence culturelle est établie quand l’un des conjoints est abusé ou est victime de ses pratiques culturelles par l’autre. Par exemple ; Appeler la police contre le conjoint ou la conjointe. Mettre les bagages du conjoint au-dehors. Interdire l’accès à la maison au conjoint pour cause de rentrer tard. L’infidélité. Cuisiner de force ou de grés ce que l’autre ne mange pas. Circoncision génitale. L’absence de violence physique. Viol. L’esclavage sexuelle. La sorcellerie ect…

  1. La négligence

La négligence est une forme de violence qui s’établie dans la relation conjugale quand l’un refuse d’apporter l’assistance nécessaire à l’autre.

Par exemple ; Le refus non justifier d’aider le conjoint ou la conjointe. Le refus d’apprécier l’autre. Refus de masser l’autre. Refus de préparer. Refus de chauffer ou de servir la nourriture de l’autre. Refus de faire couler l’eau ou empêcher le conjoint ou la conjointe de se laver. Cacher la nourriture au conjoint ou à la conjointe. Refus de visiter le conjoint ou la conjointe interné(e) à l’hôpital. Refus de lire ou d’expliquer le courrier à l’autre. Refuse d’accompagner l’autre chez le médecin de famille, au marché, pour visiter des amis communs. Refuser de pourvoir pour l’autre ect…

LES CAUSES DE LA VIOLENCE CONJUGALE

L’OMS (l’organisation mondiale de la sante) faisant apparemment la part belle à l’épouse dans la relation, a réussi à lister une série d’événements responsables de la violence conjugale, quel que soit le pays concerné, en voie de développement, ou développés. En voici quelques exemples : Ne pas obéir à l’homme. Lui répondre sans respect. Ne pas avoir préparé le repas à temps. Ne pas bien s’occuper des enfants ou du foyer. Interroger l’homme sur des questions d’argent ou au sujet de petites amies. Aller quelque part sans l’autorisation de l’homme. Refuser de coucher avec l’homme. L’homme soupçonne la femme d’infidélité.

Cependant Il existe, selon certaines études, des facteurs de risque à la violence conjugale. La pauvreté familiale pendant l’enfance et l’adolescence, de mauvais résultats scolaires et une délinquance agressive à l’âge de 15 ans est un facteur de risque, mais ce n’est pas le seul. Les antécédents de violences familiales dont la consommation de substances additives (alcool, drogues) et les troubles de la personnalité sont d’autres facteurs de potentiels risques.

LES AUTRES POTENTIELLES CAUSES DE LA VIOLENCE CONJUGALE

La violence conjugale a des racines sociales et historiques profondes. La violence conjugale est une construction sociale car la société et ses institutions véhiculent des valeurs qui favorisent son émergence. Selon certaines études, le conflit conjugal se perpétue par l’entremise de la socialisation machiste. Par exemple Les garçons apprennent à être forts et autonomes, à recevoir les privilèges, à ne pas tolérer les frustrations, à préserver leur ego, etc. Les filles apprennent à prendre soin des autres, à se dévouer, à se sentir responsables du bonheur d’autrui, à être compréhensives, à donner sans rien demander en retour, etc. Sur le plan individuel, la violence conjugale naît du désir de contrôler une personne que l’on refuse de voir comme son égale. La violence est rentable pour l’agresseur quand il y a recours pour atteindre ses objectifs. Il a habituellement gain de cause, ce qui provoque un renforcement quasi immédiat de son utilisation.

L’alcool, la drogue et le stress peuvent favoriser l’expression de la violence, mais ce ne sont en rien des causes de la violence.

Certains événements peuvent déclencher une agression : la conjointe réplique, refuse d’avoir des relations sexuelles, ne s’occupe pas bien du foyer, va quelque part sans autorisation, questionne la fidélité du conjoint, etc. Ces événements ne sont toutefois pas à l’origine de la violence, ce sont des prétextes invoqués par l’agresseur pour justifier la violence.

D’autres facteurs déterminants de la part du conjoint ou de la conjointe qui peuvent être source constante de discorde, de dégout, de déception ou d’écœurement pouvant mettre la vie conjugale a risques existent, notamment ; La précipitation dans la relation conjugale. L’extravagance comme style de vie. L’activité sexuelle excessive, irrégulière ou inexistante. L’incapacité sexuelle. La stérilité. L’infidélité. La négligence physique et ou charnelle. L’écart très avancé de l’âge de l’époux ou de l’épouse. L’incapacité d’apprendre un métier. La lâcheté. L’irresponsabilité. L’incapacité de travailler. Le manque d’emploi. L’abus de substance additives (alcool, drogues). L’incapacité ou le refus de contribuer aux dépenses de la maison. Le gaspillage des ressources de la famille. Le mensonge. La mendicité. Le manque de respect et de civilité. L’ignorance. L’incapacité de veiller sur les enfants. L’insalubrité. Les mauvaises manières. Les mauvaises fréquentations. Les relations douteuses. Ne pas savoir préparer (l’excès de sel ou de piment). Préparer toujours la même nourriture. Etre avare. La méchanceté. Etre négligeant. La paresse. Le banditisme. La pauvreté. La jalousie. La maladie non identifiée au préalable au conjoint ou à la conjointe. La vanité. Les influences amicales. Les codes sur le téléphone mobile. Les communications suspicieuses au téléphone. Les influences parentales. La maltraitance des enfants issues de l’un du couple avant l’union. Les avantages économiques et sociales liées au statut de parent isolé. Le gain facile. L’obsession sexuelle. L’arrogance. Le vol. Le viol. La cherté de la vie. L’obsession religieuse ect…

Le facteur hormonal (dopamine) au niveau de la violence conjugale

Le déséquilibre hormonal contribue à la résurrection de la colère et de la violence. La dopamine est une hormone appelée neurotransmetteur qui permet la communication magnétique entre le cerveau et les autres organes du corps. Cette hormone prend sa source au niveau des organes du cerveau et elle est essentiellement responsable d’un certain nombre de fonctions notamment ; les mouvements, la conservation de la mémoire, le plaisir, le sommeil, le comportement, l’attention, l’acquisition du savoir, les humeurs, les douleurs et autres. Des recherches psychologiques démontrent que la surproduction, l’absence ou la réduction considérable de cette hormone est préjudiciable ou fatal au fonctionnement sensé de l’être. Il est prouvé au niveau de l’être violent ou coléreux le déséquilibre de ce neurotransmetteur.

Le facteur génétique au niveau de la violence conjugale

Le comportement étant génétiquement transmissible, « tel père, tel fils, telle mère, telle fille » il est établi que l’enfant issu d’un parent violent est prédisposé à la violence et peut en avoir recourt facilement si nécessaire. 

Les signes de la violence conjugale

Au départ de la relation conjugale, tout se passe bien, le couple est partout ensemble bien habillé et les enfants bien entretenus. Comme toute maladie physique ou psychique, la violence conjugale a des signes qui peuvent alerter l’entourage. Il s’agit entre autres ; Les cris, discussion ou disputes régulières nocturnes. Les discussions à haute voix à tout moment et constamment. La rareté ou l’arrêt de l’usage du nom de caresse du conjoint ou de la conjointe. L’isolement. Les taches de sang sur les habits. L’absence de communication. Plus d’appel à partir du boulot, du voyage. La promenade sans le conjoint ou la conjointe pour des raisons non justifiées. Voyager tout le temps seule. Manger régulièrement seule à table. Aller régulièrement au parc seule. Sortir tout le temps seule ou avec les enfants sans le conjoint ou la conjointe. Faire régulièrement le marcher seule. Envoyer les enfants chez le médecin de famille seule tout le temps. Déposer ou chercher régulièrement seule les enfants à l’école. La décoration médiocre ou sans vie de la maison. Etre tout le temps seule dans le jardin. Avoir des marques, des cicatrices sur le corps. Se vêtir avec des habits sales ou raccommodés. Porter constamment des lunettes noires. Annuler votre shift de boulot à la dernière minute de façon répétitive. Etre pensif ou pensive. La perte de poids soudaine continuelle. L’insomnie continuelle. Le manque d’appétit continuel. Le stress. Aller tout le temps chez les parents ou chez les amis. La dépression. L’obésité. La boulimie. L’anorexie. L’absence ou la diminution de l’envie sexuelle ect…

Les conséquences de la violence conjugale

Les conséquences de la violence conjugale sont immenses et peuvent aboutir à la séparation. Cependant ce qu’il faut retenir est que la discussion, les disputes, les désagréments, les contradictions et les autres formes de la violence font parties des challenges auxquelles l’on est exposés tout le temps au travail, a l’école, dans les associations politiques ou non politiques de même que dans les unités conjugales. C’est donc la fréquence et l’incapacité de circonscrire la violence dans sa diversité qui devient préoccupant et peut dans le cadre de l’unité familiale causer des dommages circonstanciels, douloureux ou irréversibles tels que ; La perte de l’amour ou de l’estime du partenaire. La réduction ou l’arrêt des relations sexuelles. Les discussions répétitives. Les disputes régulières. L’isolement. L’absence de communication. Affamer l’autre. La perte de confiance en soi. Les retards répétés au travail. La perte du boulot. La pauvreté. L’état de vulnérabilité. L’exploitation sexuelle accrue. L’angoisse de la séparation. L’état de vulnérabilité « exposer à l’exploitation et a toutes sortes d’abus ». Le risque de vivre seule. L’exposition aux maladies psychotiques (schizophrénie, désordre de la personnalité). L’exposition aux maladies psycho-sommatives (stress, dépression, anxiété, phobie). L’insuccès des enfants à l’école les exposant a la délinquance juvénile. La séparation. Le divorce. Le statut de parent isolé. L’abstinence sexuelle. L’abus de substances additives. Le suicide. La mort accidentelle. Le meurtre ect…

Comment mettre fin à la violence conjugale

La violence conjugale est une épreuve rependue qui s’interprète selon les cultures. Cependant la violence continuelle nuit au intérêts physiques, psychiques et sociaux de la famille et peut avoir de sérieux impactes sur l’époux ou l’épouse de même que les enfants comme mentionné a l’étape des conséquences. La violence conjugale peut aussi dans certains cas influencer négativement les relations avec les voisins. Il est donc impérieux de trouver les ressources nécessaires internes ou externes au couple, afin de ramener la confiance au sein de l’unité familiale. Ci-dessous quelques exemples qui peuvent redynamiser la relation conjugale ;

Communiquer régulièrement. Ne pas laisser perdurer les problèmes au sein du couple. Echanger avec franchise. Confesser ou reconnaitre sincèrement ses fautes ou sa part de responsabilité. Se tolérer franchement et mutuellement. Recourir aux structures spécialisées telles que les psychologues de familles. Demander de l’aide aux agents des services sociaux. Demander conseils aux amis expérimentés. Demander conseil aux parents qui peuvent être sincères avec vous. Eviter les conseils douteux. Eviter d’associer à vos problèmes les personnes qui sont responsables de l’chèque de leur relation conjugale. Aller en congé ensemble. S’aider mutuellement. Avoir un compte d’épargne en commun et avoir des projets ensemble. Etablir la transparence dans la gestion quotidienne. Contribuer aux dépenses de la maisonnée quel que soit son revenu. Se séparer si nécessaire dans l’intérêt de chacun et des enfants.

Les signes primaires ou les panneaux d’indication de la violence au début de la rencontre qui va aboutir à une relation conjugale.

Selon des études psychologiques, les manipulateurs ont des comportements qui permettent de les repérer très tôt dans une relation. La victime potentielle peut alors choisir de poser immédiatement des limites ou de quitter la relation. Mais combien de personnes se posent réellement la question de savoir si la personne rencontrée peut être une bonne épouse ou un bon époux avant de s’engager a font dans la relation ?

On trouve les caractéristiques ou les signes de la fausse personnalité tant chez les hommes que chez les femmes ; cependant, certaines d’entre elles sont plus spécifiquement masculines. Néanmoins certains de ces traits ci-dessous peuvent être présents chez des individus qui ne sont pas forcément des manipulateurs ou des personnes à risques dans le foyer conjugal. C’est le cumul des comportements qui doit alarmer.

Une étude psychologique révèle 15 signes qui peuvent alerter au départ de la relation sur la personnalité du futur conjoint conjugale : 

  1. le manipulateur parle de façon peu respectueuse de ses anciennes conjointes.

Il faut être particulièrement attentif aux personnes qui parlent de leurs ex en des termes dégradants, ou hautains, ou qui disent avoir été elles-mêmes victimes de violence psychologique. Méfiez-vous si l’individu vous affirme que sa conjointe précédente l’a accusé à tort de violence psychologique ou verbale : la plupart des rapports faisant état de violence de ce type sont exacts. Soyez particulièrement vigilante s’il vous déclare que vous n’êtes en rien similaire à ses ex, que vous êtes la première personne à le traiter correctement et que les autres n’ont jamais su le comprendre.

  1. le manipulateur vous manque de respect.

Le manque de respect est à la base de la violence psychologique. Si un individu vous rabaisse, se moque de vous et de vos opinions, vous humilie en présence d’autrui, est tranchant et sarcastique, soyez sur vos gardes, surtout s’il s’agit de comportements récurrents.

  1. le manipulateur vous rend des services dont vous ne voulez pas ou il fait preuve d’une générosité qui vous met mal à l’aise.>.

En utilisant cette stratégie, le manipulateur cherche à faire en sorte que vous vous sentiez redevable envers lui. Si vous commencez à lui reprocher de vous traiter de manière inacceptable, il évoquera cette « dette » pour semer la confusion dans votre esprit.

  1. le manipulateur veut tout maîtriser.

Dans un premier temps, le manipulateur peut paraître agréable d’être avec un individu qui prend tout en charge. Son besoin de pouvoir se présente au départ d’une façon subtile qui n’évoque en rien la violence verbale ou psychologique. Il fait de petites remarques sur votre façon de vous habiller (trop ou pas assez sexy), sur votre famille, sur vos amis. Il vous encourage à passer plus de temps avec lui, à arrêter de travailler ou à trouver un emploi plus payant. Il vous donne de plus en plus de conseils sur la manière dont vous devriez mener votre vie et manifeste une certaine impatience quand vous ne les suivez pas. Il n’apprécie pas que vous ayez d’autres opinions que lui sur la politique, le couple, la musique et autres… 

  1. le manipulateur est toujours possessif.

La jalousie est un des signes annonciateurs les plus probants : elle précède la violence psychologique, puis l’accompagne. Le manipulateur, homme ou femme, fait passer son caractère possessif pour de l’amour. Il dira : « Je suis désolé d’avoir aussi mal pris le fait que tu parles à ton ex, mais je n’ai jamais aimé personne autant que toi ». « Je ne peux pas supporter l’idée que tu sois avec quelqu’un d’autre. » Il vous appellera plusieurs fois par jour pour savoir ce que vous faites et où vous êtes ; il insistera pour que vous passiez tout votre temps libre avec lui. Ses sentiments pour vous sont sans doute très forts, mais ce n’est pas pour cette raison qu’il veut être en contact constant avec vous : s’il vous surveille de près, c’est essentiellement pour s’assurer que vous êtes bien sa propriété. Ces comportements ne sont pas des preuves d’amour, mais des preuves de possessivité.

Il ne faut pas confondre sentiments de jalousie et comportements jaloux. Un manipulateur qui manque de confiance en lui va s’inquiéter de vous voir interagir avec d’autres hommes (ou d’autres femmes dans le cas d’une manipulatrice), surtout s’il s’agit de vos anciens partenaires. Il aura besoin d’être rassuré. S’il exige que vous abandonniez une grande partie de votre liberté pour calmer sa jalousie, c’est que son besoin de pouvoir est en train de s’installer dans votre relation. Votre vie sociale et vos rapports avec autrui ne devraient pas avoir à changer pour compenser le manque de confiance d’un autre.

Il peut y avoir quelque chose de flatteur dans la jalousie : c’est agréable de savoir que quelqu’un est follement amoureux de vous. Toutefois, on peut être fou de quelqu’un sans pour autant être excessivement jaloux. Les conduites possessives de votre conjoint signalent qu’il ne vous aime pas en tant qu’être humain distinct, mais plutôt en tant que trophée. Avec le temps, vous finirez par vous sentir étouffée par cette vigilance constante.

  1. Rien n’est jamais de la faute du manipulateur

La plupart du temps, le manipulateur trouve le moyen d’attribuer à quelqu’un la responsabilité de ce qui ne va pas bien dans sa vie. Il a aussi tendance à faire des promesses qu’il ne tient pas ; il trouvera mille excuses pour justifier le fait de vous avoir déçue ou de s’être comporté de façon inacceptable.

  1. le manipulateur est toujours égocentrique

Pendant les premiers mois, voire les premières années, d’une relation, on ne s’aperçoit pas toujours qu’une personne est centrée sur elle-même. Cependant, il existe des signes préliminaires : voyez si c’est presque toujours elle qui parle le plus, si elle vous écoute peu quand vous vous exprimez, si elle ramène souvent la conversation à elle et si elle prend peu vos besoins en considération. L’égocentrisme est un trait de personnalité qui résiste considérablement au changement. Soyez vigilante !

  1. le manipulateur consomme des drogues ou de l’alcool en cachette

Soyez particulièrement vigilante s’il vous pousse à prendre de la drogue ou de l’alcool avec lui. Cela ne signifie pas forcément que votre partenaire soit violent, mais la brutalité est fréquemment associée à l’usage de substances psychotropes.

  1. le manipulateur vous soumet à une grande pression pour ce qui est des relations sexuelles

C’est un signe avant-coureur ou primaire qu’il ne faut pas négliger, surtout dans le cas d’un adolescent ou d’un homme jeune. Le fait de ne pas respecter vos souhaits dans ce domaine est le signe indéniable d’un manque de respect qui peut par la suite mener à la violence.

  1. le manipulateur veut s’engager trop vite dans la relation

Comme beaucoup d’hommes refusent de s’engager rapidement dans une relation, vous pourriez vous sentir soulagée que votre conjoint n’ait pas peur de parler de mariage et d’enfants. Faites attention : s’il vous pousse à vous investir sans avoir pris le temps de bien vous connaître, cela pourrait vouloir dire qu’il cherche à faire de vous sa « chose ». Encouragez-le à faire preuve de patience. S’il ne respecte pas votre souhait, il y a anguille sous roche.

  1. le manipulateur cherche à vous intimider lorsqu’il est en colère

L’intimidation, même si elle ne paraît pas intentionnelle, est annonciatrice de violence psychologique et verbale. La violence physique risque de suivre.

  1. le manipulateur a des doubles standards

Méfiez-vous d’une personne qui n’applique pas à elle-même ce qu’elle attend des autres. Les doubles standards sont un aspect très important de la vie d’un manipulateur. 

  1. l’attitude du manipulateur envers les femmes est négative

Au début d’une relation, il se peut qu’un homme vous dise qu’il vous voit comme très différente des autres femmes. Il ne fera pas cette distinction longtemps. Les stéréotypes d’un homme sur les femmes et sur leur rôle dans la société peuvent conduire à la violence dans le couple. Soyez prudente !

  1. le manipulateur vous traite différemment en présence d’autres personnes

Les manipulateurs mettent un point d’honneur à traiter leur partenaire avec beaucoup d’égards en présence d’autrui. Ils réservent leurs comportements violents à la sphère privée.

  1. le manipulateur est toujours attiré par la vulnérabilité de sa partenaire

Il sait désormais que sa partenaire accepte tout et ne peut te défendre et dépends entièrement de lui, alors il a désormais en face de lui et à sa disposition de façon permanent ou le plus longtemps possible une personne à tourner à rond, afin d’abuser d’elle avec sa passion dissimulée.

Dally Gogognon

BA (Hons) MSc en Psychologie

jmarco33@hotmail.com

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