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Décharge d’Akouédo : La population d’Akouédo interpelle Ouattara

Décharge d’Akouédo : La population d’Akouédo interpelle Ouattara

La décharge d’Akouédo, à l’est d’Abidjan sera définitivement fermée avait annoncé la ministre Anna Ouloto, ministre de la Salubrité, de l’environnement et du développement durable et porte-parole adjointe du gouvernement. Cette annonce faite depuis le mois de février 2017 suscite toujours quelques interrogations des populations du village d’Akouédo. La population par la voix du comité d’éveil, de vigilance et d’hygiène (Cevh) du village a animé une conférence de presse, le vendredi 15 décembre 2017 dernier pour annoncer la fermeture de cette décharge d’ici fin décembre 2017.

Pour ce comité depuis environ 50 ans, la décharge d’Akouédo accueille la totalité des déchets produits dans le district d’Abidjan.  «Entre inquiétude des populations et gestion du site, l’équation reste encore à résoudre. Les populations vivant autour de ce grand dépotoir sont à maintes reprises montées au créneau pour exprimer à l’État leurs difficiles conditions de vie. Avec plus d’un million de tonnes de déchets par an, selon des études menées par le ministère de la Santé et de l’hygiène publique, l’environnement de cette décharge est totalement pollué. Elle représente en effet un risque non seulement pour la santé publique, mais également pour l’écosystème lagunaire et la nappe phréatique d’Abidjan. Jusqu’à présent, aucune décision concrète n’a été prise pour sa délocalisation» a indiqué le comité d’éveil.

Avant d’ajouté «en 2015, la décharge d’Akouédo avait été fermée suite à un litige foncier dans le village. Finalement, après plusieurs jours de négociations entre le gouvernement et les populations, elle avait pu rouvrir ses portes. Cette situation malheureuse avait engendré en plusieurs endroits du district d’Abidjan des dépôts anarchiques d’ordures ménagères et d’autres déchets, l’on parlait de catastrophe sur le plan hygiénique donc des risques de contamination étaient entrevues et Abidjan avait peur en ce moment mais pendant que Abidjan avait peur à cause donc des dépôts anarchiques que dit d’Akouédo qui en reçoivent ses déchets ?» s’interroge le Cevh.

Mise en service en 1965, la capacité de la décharge est depuis des lustres dépassée et n’arrive pas à répondre aux normes en matière de gestion des ordures ménagères. «En février 2017, lors de la rencontre avec la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, la ministre de la Salubrité, de l’environnement et du développement durable Mme Ouloto avait lancé «cette année 2017 est une année de résultats. Je peux vous garantir que la décharge sera fermée». Nous prenons la Ministre, nous sommes en décembre 2017, nous disons que la décharge doit être fermée. Nous prenons simplement aux mots le membre du gouvernement, la décharge doit être fermée si tel est nos dires et respectons nos engagements, la décharge doit être fermée. Oui à la fermeture mais quant est-il de la réhabilitation parce que un tel dépotoir fermé doit être réhabilité et nous apprenons ici et la que des décaissements de forte somme d’argent sont faites. Si au niveau de la gestion, il y a eu fiasco, au niveau de la réhabilitation, nous restons vigilants. Le stade de la gestion a été décrié à Akouédo. Nous sommes au stade de la réhabilitation et nous veillons au grain. Qui dit réhabilitation dit offres d’emplois. C’est cela que les jeunes attendent», a ajouté le comité d’éveil, de vigilance et d’hygiène (Cevh) qui était composé de Niango Koutouan Evariste, Aguédé Yves-Paulin, Adjedan Eulie, Danho Amon Bienvenu et Djéké Emmanuel.

Pour terminer, le comité d’éveil a ajouté «on ne peut pas réhabiliter la décharge d’Akouédo sans tenir compte des aspirations des habitants. Il faut rattraper les écarts qu’il y a eu sur la gestion des déchets. Nous entendons par écarts, le non traitement des déchets toxiques, de l’assemblage des déchets médicaux et les ordures ménagères, sans oublier la prise en charge des malades éventuels qui pourraient découler de ces déchets’’, a-t-il conclu Niango Koutouan Evariste, président du Cevh.

 Enise Kamagaté

Source: letempsinfos.com

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