Déchets toxiques: Après le rapport de l’ONU, les victimes exigent 706 milliards de Fcfa à Trafigura

Déchets toxiques: Après le rapport de l’ONU, les victimes exigent 706 milliards de Fcfa à Trafigura

«Si l’Organisation des Nations unes (Onu) se prononce 12 ans après sur la catastrophe des déchets toxiques en Côte d’Ivoire, nous nous en réjouissons. C’est une très grande victoire psychologique pour les victimes. Car, le pollueur qui est Trafigura a voulu faire croire que les déchets déversements le 6 août 2006 dans toutes les communes du district d’Abidjan ne sont pas nocifs». Celui qui s’exprime ainsi est Claude Gohourou, le président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Cnvdtci). C’était le samedi 3 février 2018, lors de la conférence de presse qu’il a animée à la Maison de la presse au Plateau. Celle-ci fait suite à la publication d’un rapport sur les déchets toxiques par le Programme des nations pour l’environnement (Pnue).

Ce rapport commandité par le gouvernement ivoirien publié le jeudi 1er février 2018, souligne que les sites où les déchets toxiques ont été déversés par Trafigura ne présentent une contamination supérieure aux seuils établis par le gouvernement de la Côte d’Ivoire pour la dépollution. Néanmoins, le même rapport n’exclut pas le fait que les communautés qui vivent sur ces différents sites depuis environ onze ans soient affectés, vue leur exposition initiale aux déchets depuis 2006, date du déversement des déchets toxiques. Et le rapport de recommander, en guise de conclusion, la mise en place d’un vaste programme de suivi médical par le gouvernement ivoirien.

Pour Claude Gohourou, cette conclusion du rapport de l’organisme spécialisé des Nations unies suffit pour légitimer l’indemnisation qu’exigent depuis des années les 220.000 victimes en Côte d’Ivoire. Une indemnisation que Claude Gohourou qui devrait dépasser les quelque 5,100 millions de Fcfa réclamer par chaque et qui devrait eu les nouvelles révélations du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) être portée à 20 millions de Fcfa par victime, soit un montant global de 706 milliards de Fcfa, parce que, la Côte d’Ivoire a été victime par un crime économique, écologique, environnementale et humaine. Car, explique-t-il, «Lorsque nous disions que ce qui est arrivé en Côte d’Ivoire est un mal, beaucoup de nos concitoyens nous prenaient pour des fous. Aujourd’hui, l’Onu vient de réconforter notre position en confirmant la dangerosité de ces déchets et des nombreuses victimes ».

Néanmoins, le premier responsable de la Coordination des victimes de Côte d’Ivoire souhaite des clarifications sur ce qu’il lui paraît comme des zones d’ombres dans ce rapport. « Si aujourd’hui, le danger est loin, il faut clarifier sur un certain nombre d’éléments, notamment sur la nappe phréatique et l’état du sol car ces déchets sont là depuis onze ans », dit-il. Parlant de l’avenir des victimes de cette catastrophe, Claude Gohourou et ses siens exigent de l’Etat, une journée de commémoration chaque année, à la date du 19 septembre pour se souvenir de ce drame. Egalement, il annonce d’ici peu, l’équipement de deux centres de santé à Akouédo et Vridi, grâce à un don d’une organisation non gouvernementale Européenne et la construction d’un hôtel médical de 5000 m2 pour la prise en charge des malades. Autre élément annoncé, c’est la fin de la consolidation de la liste définitive des victimes à la date du 9 mars 2018.

J.A

Source: letempsinfos.com

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