Déclaration de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) relative aux événements survenus à l’occasion de son meeting du 15 août 2015 à Korhogo

Déclaration de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) relative aux événements survenus à l’occasion de son meeting du 15 août 2015 à Korhogo

Au lendemain de sa création, le 15 mai 2015, la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) a organisé plusieurs manifestations  publiques dans le cadre de ses activités  de sensibilisation et de mobilisation.

Ainsi, elle a tenu les 20 et 27 juin 2015 les meetings de Yopougon et de Koumassi, qui se sont déroulés avec succès, sans violence, encadrés par les forces de l’ordre.

Faisant suite à la forte  demande des populations de  l’intérieur du pays de participer à ses manifestations, la CNC a décidé de tenir à l’échéance du 15 août 2015,  quatre rencontres publiques dans les localités d’Abengourou, Man, San Pedro et Korhogo.

Alors que ces activités ont toutes fait l’objet d’autorisations  auprès des autorités et des services compétents, force a été de constater que seulement trois des manifestations à savoir celles de Man, San Pedro et Abengourou  ont connu un déroulement normal.

Le meeting de Korhogo prévu à la place de la paix a, contre toute attente  enregistré de violentes perturbations avant d’être annulé pour cause d’insécurité.

 Que s’est-il réellement passé ? 

Les faits

Très tôt le matin du samedi 15 août, entre 6 H et 7 H 30, pendant que les membres du comité d’organisation de la CNC  installaient leur dispositif, ils ont été violemment pris à partie par un groupe de jeunes gens surexcités dont certains portaient des armes. Le bilan de cette attaque surprise fait état de huit blessés, d’importants dégâts matériels ainsi que  le vol d’équipements sonores.

Ces faits ont eu lieu devant des forces de l’ordre impuissantes, visiblement sans moyens d’intervention.

Sur le vif, les raisons  invoquées pas les agresseurs font état de ce  que la CNC n’aurait reçu aucune autorisation pour son meeting et ne  se serait acquittée d’aucune taxe municipale pour occuper «la place de la Paix », qui par ailleurs, est une place publique.

Des arguments qui sont sans fondement d’autant que la mairie de Korhogo a bel et bien autorisé la manifestation de la CNC, sans frais. Comme l’atteste la décision  n° 41 / MKGO /CAB/ SA/15 du 13 août 2015 signée par monsieur Sigata SILUE  2eme  adjoint au maire.

C’est pourquoi, la Coalition Nationale pour le Changement s’indigne de telles pratiques, contraires  aux principes de la République et aux valeurs de la démocratie.

Par conséquent, la CNC condamne avec énergie les actes perpétrés à l’encontre de ses représentants, dénonce les auteurs de ces violences ainsi que leurs commanditaires  et appelle les autorités à faire toute la lumière sur ces graves violations des droits de l’homme, et de la liberté d’expression et de manifestation.

En attendant, la CNC a décidé de porter plainte contre X.

Ceci étant, les récents évènements de Korhogo sont comme prémonitoires. Ils nous rappellent, à peu ^près dans la même période et dans le même Nord, l’incendie et les saccages des résidences du directeur national de campagne du Président Gbagbo, Issa Malick Coulibaly, et de son porte-parole, Gervais Coulibaly.

Un tel contexte où l’insécurité connait une recrudescence, où les libertés de circuler et de s’exprimer sont violées en permanence, où les  zones de Non Droit sur le territoire national  se multiplient dangereusement, achève de convaincre que les conditions, notamment sécuritaires, sont loin d’être réunies pour l’organisation dans deux mois, d’une présidentielle  démocratique, libre, ouverte et apaisée, comme l’a récemment promis au monde le Chef de l’Etat à sa sortie de l’Elysée.

Il convient de noter que Monsieur Amadou Gon Coulibaly Maire de Korhogo, Ministre d’Etat et Secrétaire Général de la Présidence de la République, se trouvait dans la ville au moment des faits.

C’est pourquoi la Coalition Nationale pour le Changement  prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les dangers réels que fait planer le régime Ouattara sur la présidentielle de 2015, et sa responsabilité entière dans la dégradation du climat de  paix en Côte d’Ivoire.

En effet, la CNC indique que depuis le 15 mai 2015, elle n’a de cesse d’appeler le Chef de l’Etat à un dialogue franc sur les conditions consensuelles pour une élection présidentielle  sans contestations et sans violence afin d’éviter à notre pays, une aventure électorale aux conséquences imprévisibles. Ces appels sont restés jusqu’à présent sans suite et traités avec mépris.

La CNC tient à mettre solennellement en garde le pouvoir et le RDR en particulier contre les menaces proférées à tout vent contre les leaders et les membres de l’opposition, y compris des menaces de mort, les agressions physiques et verbales, bref ! L’insécurité ambiante entretenue à dessein.

Il convient d’affirmer que trop, c’est trop. Le peuple de Côte d’Ivoire est fatigué de la violence, de la guerre, de l’insécurité et aspire à la paix en vue du développement de son pays.

Tout comme le peuple, la Coalition Nationale pour le Chargement aspire elle aussi à la paix. C’est pourquoi malgré les humiliations et le mépris dont est victime de la part du pouvoir, elle continue de dire : « asseyons-nous et discutons ».

Elle tient à dire qu’il est encore temps et :

    • Réitère au Président de la République, Monsieur Alassane Ouattara sa demande pour un cadre urgent de discussions autour des conditions de la présidentielle à venir.
    • Insiste pour dire que les conditions édictées dans sa charte, notamment la composition de la CEI, la liste électorale, le code électoral, la sécurité etc… demeurent la garantie d’une élection libre, juste, transparente et apaisée.
    • Demande aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens, à ses militantes et militants de rester mobilisés dans l’attente de ses prochains mots d’ordre pour que le changement s’opère véritablement en Côte d’Ivoire.

Je vous remercie

Fait à Abidjan, le 18 Août 2015.

Pour la Coalition Nationale pour le Changement (CNC)

Le Vice-président et Porte-parole Principal

Jean Jacques BECHIO

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.