Déclaration du FORSCI suite aux pertes

Déclaration du FORSCI suite aux pertes

Avec l’éclatement de la rébellion de 2002, la population civile a payé le plus lourd tribut des différents conflits armés qui ont endeuillé le pays.

Depuis cette rébellion, des attaques de tous genres sont perpétrés au mépris du Droit international humanitaire. C’est le cas, dans un passé récent, des massacres de Guitrozon, de Petit Duékoué, du génocide Wê du 28 mars 2011 à Duékoué, qui demeurent des souvenirs très douloureux. Au moment nous pensions être dans une relative accalmie, voilà qu’une mutinerie éclate au sein de notre armée du fait du non-paiement de primes à certains soldats.

Dans le souci de préserver la paix sociale déjà fragile, le Forum des Organisations de la Société civile de Côte d’Ivoire (FORSCI) exhorte les parties belligérantes à veiller scrupuleusement à la protection des civils. Car après quatre jours de soulèvements, le FORSCI dénombre, hélas comme dommages collatéraux, des pertes en vies humaines.

Comme constat désolant et très alarmant, le FORSCI note, entre autres victimes, les décès de Siriki COULIBALY, machiniste à la compagnie CTE, abattu par des hommes armés entre Bouaflé et Daloa, et celui du Dr Docteur N’GUESSAN qui vient de convoler en justes noces, il y a une semaine à peine !

Face à une telle situation, Le FORSCI :

– Présente ses sincères condoléances à toutes les familles éplorées ;

– Condamne ces violations des droits humains ;

– Exige le respect de règles internationales qui limitent les conséquences des conflits armés sur les populations et leurs biens, et qui protègent certains groupes de personnes particulièrement vulnérables ;

– Invite toutes les parties en conflit à un dialogue franc et sincère en vue de la préservation du climat social.

Fait à Abidjan le 15 mai 2017

Pour le FORSCI

GBALET Pulchérie

Présidente

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