Déclaration du FPI rélative à la conversation téléphonique entre Soro Guillaume et le Général Djibril Bassolé

Déclaration du FPI rélative à la conversation téléphonique entre Soro Guillaume et le Général Djibril Bassolé

I / Les FAITS

Le vendredi 13 novembre 2015, la presse nationale dans la quasi-totalité de ses parutions, a rapporté l’intégralité d’une conversation téléphonique qui a eu lieu entre Monsieur Guillaume SORO et le Général DJBRIL BASSOLE, respectivement président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et ex-Ministre des Affaires Etrangères du dictateur déchu Blaise COMPAORE, dans le cadre du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 au Burkina Faso.

Voici un extrait des propos ahurissants tenus par Monsieur Guillaume SORO, sur le lâche assassinat de notre camarade, le Ministre d’Etat Désiré TAGRO :

« …Il y a quelqu’un là-bas chez vous que je regarde. Il y a deux personnes que je ne peux pas tolérer. En tout cas, quand on va finir tout ça, tu dois accepter que moi je règle les cas d’Ousmane DIALLO et de Chérif SY. Non! non! non! ça je ne peux pas laisser. Non ! BASSOLE, ces gens là ne peuvent pas vivre et puis le Burkina sera tranquille. Moi, je te dis, BASSOLE, quelle que soit ta bonne volonté ces gens que je viens de citer ne peuvent pas vivre et puis le Burkina va être tranquille. Est-ce que toi tu imagines que nous on aurait pu faire ce qu’on est entrain de faire si TAGRO et IB étaient vivants, c’est-à-dire que tous les jours, IB allait chercher à faire un coup d’Etat… » Page 7, « Le Temps » N°3632 du Vendredi 13 novembre 2015.

II / NOTRE ANALYSE

Aujourd’hui, Monsieur Guillaume SORO crie au loup alors qu’il est lui-même le loup. En effet, sans aucune preuve palpable et tangible, il accuse le FPI d’être à la base de la fuite de la conversation téléphonique, alors qu’il sait pertinemment quand, qui, comment, où et à quel dessein ces fuites ont été organisées.

Le peuple de Côte d’Ivoire connaît le FPI et le FPI connaît le peuple de Côte d’Ivoire. Le peuple de Côte d’Ivoire connaît le parcours du FPI, son sens élevé de l’éthique, des valeurs républicaines, ses méthodes d’actions, la vision de son leader, le Président Laurent Gbagbo, pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique.

Aussi, face à de telles accusations qui n’ont qu’un seul objectif, celui de détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale, le FPI, fort de la confiance et de la symbiose avec le peuple de Côte d’Ivoire aurait pu prendre de la hauteur et ne pas réagir. Mais il faut réagir en apportant un cinglant démenti aux affabulations de ces diseurs de mensonges. En réalité, ce n’est pas la question des fuites qui est le problème mais plutôt le contenu ahurissant de cette conversation téléphonique.

Monsieur Guillaume SORO avoue dans cette conversation téléphonique que lui et son camp au pouvoir en Côte d’Ivoire depuis le coup d’Etat du 11 avril 2011, sont les auteurs de l’assassinat du Ministre d’Etat Désiré TAGRO et par ricochet de bien d’autres personnalités proches du Président Laurent GBAGBO.

Le FPI note que Monsieur Guillaume SORO, son camp, son parti politique le RDR et leurs alliés Burkinabè, n’ont pour seul mode d’accession au pouvoir d’Etat que les coups de force, ayant ainsi introduit depuis des décennies la violence sur la scène politique ivoirienne et burkinabè.

Parmi ces actes de violence, l’on peut retenir :

➢ la présence des loubards sur les campus universitaires de Côte d’Ivoire dans les années 1990 et l’assassinat subséquent de l’étudiant Thiery ZEBIE le lundi 17 Juin 1991 ;

➢ L’introduction des machettes en 1998 sur les campus et cités universitaires de Côte d’Ivoire par Guillaume SORO et son camp, dans les débats d’idées pour imposer leurs points de vue minoritaires ;

➢ Le 1er coup d’Etat que la Côte d’Ivoire a connu dans son histoire, le 24 Décembre1999 ;

➢ Après la victoire du candidat Laurent GBAGBO à l’élection présidentielle du 26 octobre 2000, Monsieur Alassane DRAMANE OUATTARA et son clan ont, dans l’unique but de délégitimer cette écrasante victoire, appelé leurs militants à une insurrection qui a occasionné plus de 300 morts, 65 disparus et 1546 blessés ;

➢ La tentative avortée du coup d’ETAT des 18 et 19 Septembre 2002 muée en rébellion ;

➢ Le 2ème coup d’Etat à leur actif a été perpétré le 11 avril 2011 avec l’appui de la communauté internationale sous la houlette de la France de Nicolas SARKHOZY, après la cuisante défaite de leur chef Alassane DRAMANE OUATTARA au second tour de l’élection présidentielle le 28 novembre 2010 ;

➢ Le 3ème coup de force de Guillaume SORO et son camp a été accompli à travers le Conseil Constitutionnel qui a déclaré l’inéligible Alassane DRAMANE OUATTARA selon l’article 35 de la Loi fondamentale de la République de Côte d’Ivoire, candidat éligible « par dérivation » ;

➢ Le dernier coup de force en date de SORO et son camp est celui du coup d’Etat foireux du 16 Septembre 2015 au Burkina Faso, contre la transition installée par le peuple.

Le F.P.I note avec indignation et appréhension que SORO s’engage à assassiner Messieurs Ousmane DIALLO et Chérif SY.

Le FPI constate que, plus de 5 années après la crise électorale de 2010, la CPI et la justice ivoirienne n’ont engagé aucune poursuite contre les pro-Ouattara, malgré l’accumulation de preuves irréfutables.

III / NOTRE POSITION

Le FPI dénonce et condamne l’usage des coups de force, pratique courante d’Alassane OUATTARA et ses proches comme mode d’accession au pouvoir d’ETAT ;

Le FPI condamne l’élimination physique des adversaires politiques par armes blanches, empoisonnement et armes de guerre par Guillaume SORO et ses amis, comme technique d’expression de leurs ambitions politiques;

Le FPI, contrairement à Alassane DRAMANE OUATTARA, son parti et son camp, reste attaché à la transition pacifique par la voie des urnes comme mode d’accession au pouvoir d’Etat ;

Le FPI invite le procureur de la République, au regard de l’aveu de Guillaume SORO sur l’assassinat de notre camarade, le Ministre d’Etat Désiré TAGRO, à s’auto saisir courageusement comme l’exigent ses obligations;

Le FPI demande au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), en s’appuyant sur l’aveu de Guillaume SORO, d’ouvrir maintenant une enquête sur Alassane OUATTARA et ses proches en ce qui concerne le dossier de la crise électorale ;

Le FPI invite également les ONG de défense des droits de l’homme, à faire en sorte que les auteurs des crimes du camp OUATTARA, depuis 2002 jusqu’à ce jour, fassent enfin l’objet de poursuites judiciaires.

Pour le Front Populaire Ivoirien

Le 1er Secrétaire Général Adjoint et Porte parole par Intérim

Koné Boubacar

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